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“Réfection des pistes des aéroports de Ziguinchor et Cap Skirring“

Rédigé le Dimanche 2 Décembre 2012 à 17:59 | | 0 commentaire(s)

C’est avec beaucoup d’intérêts que j’ai lu l’article publié dans « l’Enquête » le mardi 27/11/2012 sur les aéroports du Sénégal concernant le marché de Cap Skirring et de Ziguinchor.
A la lecture de ce document, il y’a de quoi se poser des questions sur la réactivité des services de contrôle de l’Etat par rapport à cette situation, notamment la DCMP et l’ARMP.
Car, d’après les réponses apportées par le Directeur Général, il s’agit d’un marché lancé par appel d’offres restreint. En effet, ce mode de passation suppose que les entreprises choisies pour y participer présentent plus ou moins l’expérience requise pour réaliser les travaux ; on verrait mal qu’on choisisse une entreprise de bâtiment participer à un tel appel d’offres.
En plus, les arguments développés par le Directeur Général des ADS, en réponse aux interpellations de l’entreprise C 19, sont plus ou moins légers.



“Réfection des pistes des aéroports de Ziguinchor et Cap Skirring“
Concernant l’argument expérience, C 19 a présenté des références de travaux similaires comme citées dans ledit article, et apparemment conformes à la nature des travaux demandés.
S’agissant de la capacité financière, il est reproché à C 19 de présenter une attestation de la BIMAO. Alors, la question qui se pose est : est-ce que cette banque fait partie des banques agrées par l’Etat du Sénégal ? Si la réponse est oui, je ne vois pas ce qu’on peut reprocher à cette entreprise sur le plan financier, puisque qu’elle a respecté les références financières demandées.
L'entreprise SOTRACOM a été attributaire pour un montant total évalué à 4,6 milliards avec une différence de près de 1,5 milliards, par rapport à C 19.
Est-ce qu’un état comme le Sénégal peut se permettre une telle gabegie au vu des arguments développés pour écarter l’entreprise la moins-disant, lesquels arguments ne tiennent pas la route, puisque les deux critères essentiels, à savoir l’expérience et la capacité financière sont respectés par l’entreprise écartée. Ceci est un premier paradoxe qui est relevé dans ce dossier.
Le deuxième paradoxe, plus grave encore, c’est avant que les résultats portant sur l'entreprise choisie ne soient publiés, les aéroports du Sénégal ont ordonné le démarrage des travaux sur les sites, et avant même que la DCMP ne donne son avis, comme indiqué dans l’article.
Si cela s’avère vrai, ne serait-ce que pour cela, la DCMP aurait du casser le marché et ordonner l’arrêt des travaux, ne serait-ce que pour cette entorse à la règlementation, et pour restaurer son autorité. A défaut également, l’ARMP aurait du également réagir, au lieu de se réfugier derrière l’argument consistant à dire que le recours est irrecevable pour non respect de je ne sais quel délai de publication de l’attribution provisoire, car il y’a un enjeu de 1,5 milliards d’économie que l’Etat pouvait faire dans cette affaire, sans que la qualité des travaux ne soit affectée pour les raisons avancées plus haut.
En tout cas, ce dossier n’a pas fini de révéler tous ses secrets, et le Ministre des Transports, et surtout le tout nouveau Ministre de la Bonne Gouvernance ont intérêt et devrait demander des éclaircissements sur cette affaire qui risque de nuire, si ce n’est déjà fait, à la gouvernance vertueuse prônée par le Président de la République, Monsieur Macky SALL. D’autant que certains parlent déjà de pots de vin qui s’élèverait à des centaines de millions.
L'ARMP également, devrait se saisir de cette affaire pour voir de plus près et éclairer l'opinion sur cette nébuleuse.


Signé Mbaye LAM
Quartier Sahm Notaire
B.P 260, Dakar




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