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Régime de Macky Sall : Le piège du mensonge ou « SABAR BOU TASS »


Rédigé par leral.net le Mercredi 30 Juillet 2014 à 23:12 | | 0 commentaire(s)|

Régime de Macky Sall : Le piège du mensonge ou « SABAR BOU TASS »
Depuis plus de 2 ans, le Vice-Président de l’Assemblée nationale Moustapha Cissé Lô, de « pseudo honorables » députés chargés de l’élaboration des lois, des hommes politiques de premier plan proches de la mouvance présidentielle ont été à l’origine de la propagation d’un énorme mensonge d’Etat qui voulait faire croire que l’Assemblée nationale était qualifiée pour la réduction du mandat présidentiel.

Les sénégalais découvrent l’ampleur de la supercherie puisque tous les constitutionnalistes sérieux ont mis fin au débat, reconnaissant que seule la voie référendaire est prévue par la Constitution (article 27). Il y avait donc bel et bien « une propagande, une volonté de tromperie du peuple, une tentative de contournement, de détournement et de violation flagrante de la Constitution sénégalaise à des fins politiques partisanes». Une démarche qui résume à elle seule la gouvernance de Macky Sall, qui a érigé le mensonge en véritable système de gouvernement.

Pour le MSU France, l’élection de Macky Sall le 25 mars 2012 est bâtie sur le mensonge du « YONNU YOKKUTE », devenu au fil des années « YONNU SOUROUKHE » pour l’immense majorité des sénégalais. Sonné par la cinglante déroute de l’APR lors des élections locales, fortement affaibli dans son propre camp (avec la mise à l’écart d’Alioune Badara Cissé et de Aminata Touré), Macky Sall est totalement dépassé par les évènements, au point de déléguer une partie des attributs qui lui conférés par le peuple à son épouse, Marième Faye Sall, devenue par la force des choses, Présidente Bis du Sénégal. Partout, la dynastie Faye Sall règne en maître, la première dame dictant le plus souvent sa volonté. Pour le MSU France, la sortie du Ministre MBAGNICK N’DIAYE, dans une passation de service aux allures de « TANN BEER » prouve que nous avons affaire à un régime de jouisseurs et de farceurs plus prompts à organiser des « SABAR ou XAWARE», et à dépenser des milliards de FCFA pour des futilités (anniversaire de l’APR au KING FAHD PALACE). Une bamboula qui consacre la danse des médiocres.

Alors qu’on est au XXIème siècle, la persistance de la pénurie d’eau et des délestages dans plusieurs quartiers de Dakar et de sa périphérie a fini de démontrer qu’une bande d’incompétents est aux commandes du Sénégal. Avec Macky Sall, « Président des pénuries », l’émergence rime avec souffrance, outrance, violence et vengeance.

Pour le MSU France, le rapport récent de l’IGE (Inspection Générale d’Etat) est la preuve du niveau de dysfonctionnement et de dégradation de l’administration sénégalaise, traduisant une méconnaissance des us, coutumes et usages en vigueur dans un Etat (nominations doublons au niveau du gouvernement, en violation de toutes les règles, absence d’enquête administrative, népotisme, pratiques clientélistes, etc…), alors même que le Président a eu à occuper de hautes fonctions dans ce pays : Ministre, Premier Ministre, Président de l’Assemblée nationale. Une situation qui a conduit Mr Bruno Diatta, Chef du protocole du Président à devoir dispenser des séminaires sur des normes élémentaires de bonne tenue dans une République. Un fait inédit. Une honte pour le Sénégal, jadis, respecté dans l’Afrique et le monde pour sa culture administrative.

Le MSU France fait également remarquer la succession des scandales d’Etat, avec les dernières révélations du Colonel NDAW, d’une extrême gravité, contenues dans 2 ouvrages dénonçant un « système de vol de deniers publics, de racket, de corruption, de prévarication » ainsi qu’une chaîne de complicités à un niveau insoupçonné. Ces révélations rappellent celles du commissaire Cheikhna KEITA et jettent le trouble sur des institutions censées faire respecter la loi et assurer la protection des citoyens. Le MSU France exige l’ouverture d’une enquête pour situer toutes les responsabilités et faire éclater toute la vérité. Le MSU France rejette les menaces de sanctions à l’encontre du Colonel, réaffirme son attachement à la présomption d’innocence et exige que toutes les mesures idoines soient prises pour garantir sa sécurité. Un colonel dont le parcours mérite respect, et qui, tout au long de sa carrière, s’est dévoué corps et âme pour son pays.

Le MSU France soutient que le cas du Colonel NDAW est loin d’être isolé car de nombreux agents de l’Etat méritants et honnêtes (magistrats, enseignants, professionnels de la santé, etc..) sont écartés des hautes fonctions de management et d’encadrement au profit de parvenus et de « THIOUNEE » aux profils douteux.

Parce que le mensonge est la marque principale de ce régime, le MSU France demande aux citoyens d’adopter la plus grande vigilance face à la propagande d’Etat dans cette affaire. D’autant plus que depuis quelques mois, le pouvoir utilise l’argument fallacieux de la fraude qui est mêlée à toutes les sauces pour masquer la faillite financière de l’Etat qui ne parvient plus à faire face à ses obligations : « pseudo fraudes pour les bourses des étudiants, pseudo fraudes concernant l’audit biométrique des agents de la fonction publique, pseudo fraudes au niveau du concours des enseignants ». Le MSU France estime que derrière toutes ces fraudes, il y a 2 logiques : une logique d’économie financière et une logique de compression des personnels (la mise en œuvre d’un programme d’ajustement structurel « politique d’austérité » qui est caché aux sénégalais).

Parce que le discours officiel est teinté de mensonge, parce que les violations policières et les arrestations arbitraires de simples citoyens ou d’opposants sont monnaie courante, parce que la liberté d’expression est bafouée, au Sénégal et parce que la fonction présidentielle est décrédibilisée sous le magistère de Macky Sall (un Président sans charisme, le MSU France considère que Macky Sall est à la tête d’un régime de transition.
Le MSU France demande désormais au pouvoir de ne remplir qu’une seule mission d’ici les élections présidentielles de 2017 : expédier les affaires courantes, en attendant la prochaine équipe qui va lui succéder.

Sidy Fall, Coordonnateur Général du MSU France






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