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Registre de langue : Alpha Condé cesse de tutoyer François Hollande

le 18 Mai 2012 à 17:44 | Lu 840 fois

Le président guinéen Alpha Condé a déclaré, vendredi, sur l’antenne de radio France internationale (IS) que, jusqu’à un passé récent, il tutoyait François Hollande en tant que membres de l’Internationale socialiste. Mais désormais, les deux chefs d’Etat devront se mettre réciproquement au vouvoiement. C’est une tradition de l’IS.


Registre de langue : Alpha Condé cesse de tutoyer François Hollande
Habituellement, dans l’Internationale socialiste (IS), tous les membres s’appellent «camarade» et se tutoient. Jusqu’à un passé très récent, c’était encore le cas entre le président guinéen Alpha Condé et François Hollande. Mais ce dernier, élu président de la république française, les rapports entre les deux hommes devront, de fait, évoluer. L’appellation de «camarade» disparait au profit de «monsieur le président» ou bien «le président X ou Y». Alpha Condé ne veut pas déroger à cette règle. Nous sommes membres de l’Internationale socialiste et nous avons des rapports de camarades. Tous les membres de l’Internationale socialiste se tutoient, mais maintenant qu’on est chef d’Etat, on se vouvoie. C’est ce qui est de tradition», a expliqué le président Alpha Condé. Le chef de l’Etat guinéen était interrogé par RFI.

La dernière fois qu’Alpha Condé a appelé le nouveau président français camarade, remonte au 11 mai. C’était dans un communiqué de félicitations adressé au président français dans lequel Alpha Condé a choisi comme formule d’appellation «Cher camarade,». Tout compte fait, il n’y a rien de stupéfiant pour M. Condé. C’est normal, selon lui, d’appeler Hollande camarade parce que, dit-il, «je le connais avant qu’il ne soit président et nous sommes des camarades». Dans une certaine mesure, si l’on se fie à cette tradition de l’IS, c’est François Hollande qui va désormais avoir l’honneur d’être appelé « M. Le président» puisque depuis deux ans, théoriquement, François Hollande pour appeler son homologue guinéen, utilisait déjà cette formule ; quand bien même, le chef d’Etat guinéen préciserait qu’il connait le nouveau président français depuis des années pour avoir longtemps vécu en France.