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Régulation de la presse en ligne : entre autres décisions majeures de l’Atelier de Saly

Un pas géant vient d’être franchi dans le secteur de la presse en ligne au Sénégal. Les proffessionnels du secteur, regroupés autour de l’Association du professionnelle de la Presse en ligne (Appel), ont décidé, lors d’un atelier régional de trois jours tenus à Saly, d’aller vers la co-régulation et l’inter-régulation du secteur.


Rédigé par leral.net le Lundi 17 Novembre 2014 à 16:49 | | 0 commentaire(s)|

Régulation de la presse en ligne : entre autres décisions majeures de l’Atelier de Saly
Le Secteur de la presse a connu un boom, ces dernières années. Selon les statistiques de l’Autorité de régulation des télécommunications et postes (Artp), plus de 150 sites d’informations ont été répertoriés au Sénégal. Le plus bizarre, c’est que plus la moitié sont tenus par des gens sans connaissance aucune du métier du journalisme. Suffisant pour que les Professionnels montent au créneau.

A travers un atelier organisé à Saly, ils ont déterminé la meilleure démarche pour atteindre l’objectif qui consiste à proposer le dispositif de régulation adéquat à la presse en ligne.

Ainsi, ils proposent le renforcement des prérogatives des instances de régulation existantes notamment le CNRA qui régule déjà la presse en ligne en période électorale et qui devrait même la réguler tout le temps à partir du moment où cette presse produit du contenu audiovisuel.

En plus du CNRA, l’ARTP, la CDP, et la CNC auront un rôle à jouer. De même, ce dispositif institutionnel de régulation devrait être complété par l’autorégulation. A ce niveau, il est préconisé l’autorégulation au sein de l’Association des professionnels de la presse en ligne (Appel) sous la supervision du CORED.

Les professionnels de la presse en ligne se disent convaincus qu’il n’y a pas besoin de créer un nouvel organe de régulation ou d’autorégulation spécifique à la presse en ligne, à partir du moment où l’APPEL se considère comme membre à part entière des médias.

Le Président de l'Appel, Ibrahima Lissa Faye préconise la création d’un label pour avoir plus de crédibilité aux yeux l’opinion

Lors de l’atelier sur la régulation et la charte, les professionnels de la presse ont convenu de partir de l’existant, (projet de code de la presse, les lois de 2008 sur la société de l’information (LOSI) et la loi portant création du CNRA), (pour l’améliorer éventuellement) pour réguler le secteur de la presse en ligne.

Ils ont, à cet effet, retenu de se pencher particulièrement sur le Titre IV du Code de la presse, qui est consacré aux dispositions relatives à la presse en ligne, «en ayant conscience qu’il y a d’autres dispositions applicables à cette presse qui sont ailleurs dans le texte».

Les professionnels de la presse en ligne ont, en effet, constaté qu’il y avait des améliorations à apporter sur le contenu de certains articles, et également proposé de supprimer certaines dispositions et de réécrire les articles 158, 159, 160 et 167.

A ce titre, « le tiret 3 de l’article 158 devient : « pour les services de presse en ligne présentant un caractère d’information générale, l’éditeur emploie, à titre régulier, au moins trois journalistes professionnels conformément aux dispositions du présent code ».


Le tiret 1 de l’article 159 devient : « le service de presse en ligne offre un contenu multimédia (textes, sons, images), faisant l’objet d’un renouvellement régulier et non pas seulement de mises à jour ponctuelles et partielles. Tout renouvellement doit être daté ».

A l’article 160, il a été proposé de mettre clairement l’accent sur l’obligation de modération aussi bien à priori qu’à postériori. Ce qui a entraîné la nécessité d’une nouvelle rédaction. Cet article devient : « L’éditeur a la maîtrise éditoriale du contenu publié dans son site ».

S’agissant des espaces de contribution personnelle des internautes, les professionnels de la presse en lignes ont fait des propositions notamment la mise en œuvre des dispositifs appropriés de modération pour des « contenus illicites.

Ce que l’Atelier de Saly préconise sur les contenus illicites dans les sites

«Celles-ci doivent permettre, à toute personne, de signaler la présence de tels contenus illicites et à l’éditeur de les retirer promptement ou d’en rendre l’accès impossible ». Dans le même ordre d’idées, le journaliste de la presse en ligne doit rectifier, sans délai, toute information publiée qui se révèle inexacte et respecter le droit de réponse.

Il doit «s’interdire la diffamation, la calomnie, le plagiat, les accusations sans fondement, l’injure, l’incitation à la violence et à la haine entre les groupes sociaux ». Et, « publier seulement les informations dont l’origine et/ou la source (lui) sont connues ».

Concernant la protection des données à caractère personnel, les professionnels de la presse en ligne, ont retenu de ne pas faire de renvois parce que, selon l’article 28 du projet de code de la presse, toutes les dispositions en vigueur qui ne sont pas contraires à celles prévues dans le projet de code sont applicables.

Convaincue de l’engagement des professionnels de la presse en ligne à assainir leur milieu, la députée Aïda Mbodj, qui présidait la cérémonie de clôture , a promis de déposer une proposition de loi en sens.






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