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Rentrée scolaire en milieu rural : Dans le Djolof, on bazarde récoltes et troupeaux pour satisfaire les enfants


Rédigé par leral.net le Vendredi 6 Octobre 2017 à 10:19 | | 0 commentaire(s)|

Rentrée scolaire en milieu rural : Dans le Djolof, on bazarde récoltes et troupeaux pour satisfaire  les enfants
Même si la plupart des écoles sont nettoyées pour accueillir les potaches, les parents ne sont pas encore dans les dispositions de faire face aux nombreuses dépenses liées aux fournitures scolaires et  effets vestimentaires pour leurs enfants. A Linguère, c’est la croix et la bannière pour joindre les deux bouts. Chacun y va de ses propres subterfuges.

« Je suis obligé de vendre une ou deux têtes »
Mme Diaw née Aminata Diop, habitant à Ngaraf,  village distant de 15 km de Linguère sur la route nationale, trouvée au marché hebdomadaire de Linguère livre ses inquiétudes. « A cause de la conjoncture actuelle, nous sommes obligés de vendre une partie de nos récoltes pour acheter des habits et des fournitures scolaires pour nos enfants. Nous demandons à l’Etat d’aider le monde rural, car cette année les oiseaux granivores ont dévasté tous nos champs de mil. Vous me voyez vendre du niébé et du bissap pour payer des habits à mes deux enfants », a déploré la dame.

En milieu rural, les parents tirent généralement leurs ressources de l’agriculture et l’élevage. Et cette année, la rentrée des classes coïncide juste avec le démarrage des récoltes. Mor Dièye habitant à Thiamène-pass, livre sa recette : « pour faire face aux dépenses je suis obligé de précipiter les récoltes pour avoir de quoi payer des fournitures et des habits pour mes enfants. Donc, nous qui sommes du monde rural, nous traversons une période très difficile ».

Dans le cycle moyen les élèves se prennent en charge

Amadou Ka, ce père de famille domicilié à Warkhokh, est éleveur. Trois de ses enfants fréquentent l’école élémentaire. Pour subvenir à leurs besoins pour la rentrée, il explique : « je suis obligé de vendre une ou deux têtes. Il faut que l’Etat nous aide à doter les élèves du milieu rural des fournitures scolaires ».
Dans les cycles moyens, ce sont les élèves eux-mêmes qui se prennent e charge. C'est le cas de Modou Ndiaye, élève en classe de 4e au collège de Sagatta. Le jeune élève de la volaille locale et à chaque rentrée, il l’écoule pour acheter ses effets vestimentaires et payer son inscription.

En cette veille de rentrée scolaire, les parents d’élèves en milieu rural éprouvent d’énormes difficultés pour satisfaire leurs enfants. Certains d’entre eux bazardent leurs récoltes ou leurs troupeaux dans les marchés hebdomadaires pour acheter des fournitures scolaires ou effets vestimentaires à leurs enfants.


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