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Réponse de Jean-Marie François BIAGUI aux généraux Seck et Dieng

Des propos des généraux Amadou Abdoulaye Dieng et Mamadou Mansour Seck… Sur les ondes de la radio RFM, les généraux A. A. Dieng et M. M. Seck auraient prôné récemment le langage exclusif des armes en Casamance, comme option unique pour régler la crise sénégalaise en Casamance, qui y prévaut depuis 1982. Au secours, les faucons sont de retour ! Suis-je tenté de m’écrier.


Rédigé par leral.net le Jeudi 18 Février 2010 à 18:07 | | 8 commentaire(s)|

Réponse de  Jean-Marie François BIAGUI  aux généraux Seck et Dieng


Pour avoir rencontré en juillet 2009, pour la première fois, le général Seck, dans le cadre des Assistes Nationales mises en place par l’opposition et la société civile sénégalaises, la haute idée que j’avais de l’homme m’interdisait de le soupçonner un temps soit peu de receler, au plus profond de lui-même, quelque faucon. Je voudrais donc suggérer que les propos qu’on lui prête, avec son camarade d’armes, soient mis sur le compte l’émotion, de leur émotion, suite à la mort, au front, de deux des leurs.

Quoi qu’il en soit, il faut se souvenir qu’il n’est guère nécessaire d’être un ancien élève d’une prestigieuse école de guerre française, américaine ou autre, pour comprendre, banalement, qu’aucune solution militaire n’est possible en Casamance. Pour cette unique raison, elle ne doit pas être envisagée. Aussi, la mise en cause, plutôt feutrée, du professionnalisme de l’armée nationale, par les deux généraux, qui encourageraient ainsi le renforcement massif des effectifs militaires en Casamance, aux dépens des opérations extérieures, est-elle peut-être à mettre à l’actif de généraux nostalgiques du « bon » vieux temps.
Et pour cause : à la veille de l’élection présidentielle de février 1993, le président Abdou Diouf, avait fait rapatrier le contingent sénégalais de l’ECOMOG (bras armé de l’organisation sous-régionale CEDEAO), alors basé au Libéria, pour aussitôt le redéployer en Casamance. L’objectif, ici, ayant alors été de sécuriser et de valider par anticipation le scrutin au sud du pays, même si d’aucuns y voyaient naïvement quelque détermination de la part des autorités pour écraser le maquis casamançais et, par là même, solutionner la crise sénégalaise en Casamance.

1/…

Messieurs les généraux, vous qui avez servi la Nation, au niveau le plus élevé dans l’armée nationale, au nom des intérêts nationaux et pour la défense du Peuple Sénégalais, dont le Peuple Casamançais est une composante irréductible, dîtes-vous ; vous qui passez pour des républicains épris par les vertus du dialogue et de la négociation et qui, pour cette même raison, êtes des acteurs dévoués (c’est surtout vrai pour le général Seck) des Assises Nationales, c'est-à-dire de cette tribune nationale qui se veut l’antidote par excellence du refus de dialogue affiché par le pouvoir ; comment pouvez-vous, sans sourciller militairement, en tant que soldats républicains, vous laisser aller à ce point ?

La guerre, ça n’est jamais, en soi, dans l’histoire de l’humanité, qu’une résultante des faiblesses conjuguées des hommes et des peuples. Mais guère un honneur, même si y recourir, en tant qu’ultime recours, pour défendre les siens ou son peuple, peut être considéré comme un honneur, l’honneur de soldat.

De la sortie inconsidérée de Mamadou « Nkrumah » Sané…
Comme pour emboîter le pas aux généraux Dieng et Seck, Mamadou « Nkrumah » Sané revendiquerait, pour sa part, la reprise des hostilités en Casamance en tant que prémisse de « sa » guerre, sa guerre à lui, par opposition à celle qu’il attribuerait volontiers à feu l’Abbé Augustin Diamacoune Senghor.

La mémoire de l’Abbé Diamacoune n’eût été engagée par la déclaration présumée de « Nkrumah », seuls le silence et le mépris lui seraient opposés.

Car, en effet, et je le soutiens avec autorité, l’Abbé Diamacoune n’avait jamais été favorable à quelque guerre que ce fût, encore moins à l’initiative de je ne sais quelle guerre. Le conflit qui oppose l’Etat sénégalais au MFDC depuis 1982, n’en déplaise à « Nkrumah » et consorts, avait été, est et demeure le seul fait des autorités sénégalaises. Oui, hélas ! les premiers coups de feu (et Dieu sait qu’ils étaient nombreux !) avaient été, en décembre 1982, le seul fait des autorités sénégalaises.
Alors, de « Nkrumah » et de « sa » guerre ? Nous n’en avons cure. Car la voudrait-il, y songerait-il seulement, qu’il n’en aurait ni les moyens ni même l’intelligence.
Des actes de sagesse ou de bon sens signés Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng…

L’espoir de paix est encore permis, je le crois. Profondément. Heureusement.
…2/…

En effet, la voie vers la paix en Casamance, telle qu’elle est balisée par Monsieur Moustapha Niasse, ancien Premier ministre du Sénégal et actuel secrétaire général de l’AFP (Alliance des Forces de Progrès), autorise l’espoir et l’espérance dans une paix prochaine et durable en Casamance.
Mais elle laisse surtout filtrer la lumière, qui nous rappelle opportunément que, avec le pouvoir actuel du Sénégal, consécutif à quarante ans de règne socialiste, le Sénégal est dans une transition, nécessairement, tandis que le second mandat en cours du président Wade n’en est que la phase finale, au terme de laquelle, justement, s’ouvrira une ère nouvelle pour un Sénégal nouveau, en particulier pour une Casamance nouvelle, plus que jamais inscrite dans le pansement de ses maux, de tous ses maux, au nom de la paix définitive chez nous.

La voie vers la paix en Casamance, selon Monstapha Niasse, doit passer par le Conseil de Sécurité de l’ONU (Organisation des Nations Unies), inévitablement. Car le problème est de dimension ou d’ordre international. C’est aussi notre conviction depuis toujours.

En revanche, pour Monsieur Ousmane Tanor Dieng, ancien bras droit du président Abdou Diouf et actuel secrétaire général du PS (Parti Socialiste), la voie vers la paix en Casamance doit passer par les Assises Nationales.
Ce sont là, à l’évidence, deux options qui ne sont aucunement exclusives l’une de l’autre. Et pour cause ! L’ancien président du Conseil, feu Mamadou Dia, suggérait jadis, je cite : « La tenue d’assises nationales comprenant, outre le MFDC dans toutes ses composantes, le gouvernement, les partis politiques et les organisations et personnalités de la société civile. L’objet de ces assises serait, en plus d’un cessez-le-feu contrôlé par les pays africains voisins et la démilitarisation de la Casamance, la définition d’un statut spécifique, s’inspirant de l’histoire et des réalités d’aujourd’hui. »

Et de la transition au Sénégal…

S’agissant de la transition telle que nous l’évoquions précédemment, c’est à dire celle-là même que le régime actuel incarne, si elle n’était pas appréciée comme telle par l’opposition, au point d’envisager une autre forme de transition à l’issue de la prochaine élection présidentielle, il y aurait de quoi se faire du mouron.
Les Sénégalais en général, et les Casamançais en particulier, faut-il le rappeler, ne veulent plus de transition. Ils ne veulent plus de temps à perdre.


…3/…
Les citoyens, à l’unanimité, ne veulent plus céder la moindre mesure de leur destin, et le pays tout entier la moindre parcelle de sa destinée, à la merci de parenthèses inconsidérément entretenues par des hommes ou des femmes peu soucieux de leurs intérêts respectifs.
Par conséquent, sauf à démissionner par avance, sinon à avouer qu’elle ne serait pas prête pour prendre le pouvoir et pour manager d’une manière autrement plus réaliste et plus efficace le pays, et surtout pour solutionner définitivement la crise sénégalaise en Casamance, l’opposition serait plutôt bien avisée de s’inventer, immédiatement, un programme de gouvernement commun ou conjoint, autour d’un homme ou d’une femme, et sur la base naturellement de leurs projets de société respectifs qui, d’ailleurs, s’ont plus qu’apparentés. Du moins par certains égards, comme deux gouttes d’eau.

Le but, ici, bien évidemment, devant être de gouverner le pays, rigoureusement, efficacement, mais durablement ; mais guère jamais dans le cadre de je sais quelle autre forme de transition.

Villeurbanne, le 18 février 2010

Jean-Marie François BIAGUI

Secrétaire Général du MFDC



1.Posté par Aïssatou Badiane le 18/02/2010 20:56 | Alerter
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Ni Biagui, ni Tanor ou Niasse n 'avancent sur la voie des solutions durables. Le problème de la Casamance est trop sérieux pour qu'on le confie à des médiocres. La paix reste possible voire proche, mais il faut plus de persévérance. Le Ps a allumé le feu, ne lui permettons pas de l'attiser...
Aïssatou

2.Posté par Moussa Diom le 18/02/2010 21:00 | Alerter
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Que Niasse et Tanor se taisent. Ils ont allumé le feu en 1982 et l'ont géré pendant plus de 20 ans avant de le céder à Me Wade. Ils ont épuisé leur capacité d'intervention dans cette crise. Abdou Diouf et le P°s ont aggravé le problème par une gestion calamiteuse. De grâce, gardez le silence, on vous a souvent écouté.
Moïse

3.Posté par ZIg le 19/02/2010 00:54 | Alerter
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Zig, ta lutte de leadership avec Sané Nkruma ne regarde que vous! Vienez vivre de cuiellette de "SIBOUR" à Direrh ou dans le maquis avec Nkurma et l'on verra qui est qui???

4.Posté par laye le 19/02/2010 06:25 | Alerter
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Ses asshole doivent etre fusilles. L'etat du Senegal a trop laisse faire ses abrutits de mother fucker bandits. pourquoi ne pas les assasines first a l'exterieure du pays? On ne negocie pas la souverainete du SENEGAL. Acommencer par RO-BEER SAGNA, il faudrait mettre hors d'etat de nuire tous leurs complices au sein du gouvernement, de la police, de la gendarmerie.

5.Posté par CORREA le 19/02/2010 10:05 | Alerter
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Il faut finir avec ses salopards de merde je conseille l'état du sénégal d'utiliser les armes lourdes pour masacrer ses chauvages qui sont là qu'à détruire la belle région il faut que l'armée sénégalaise envahisse la foret de la casamance et occupe leur camp de base il ne faut plus négocier avec eux svp ils tardent le developpement de cette région

6.Posté par nicola le 19/02/2010 10:38 | Alerter
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il faut faire comme le gouvernement du srilanka avec les rebelles tamouls il faur=t les netoyer a la carchere des tous des bandits et des assasins

7.Posté par bapoulo le 19/02/2010 11:19 | Alerter
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LES GENERAUX ONT RAISON. FINISSONS EN AVEC CES MOINS QUE RIEN QUI NE SONT QUE DES BANDITS DE GRAND CHEMIN . L ETAT DOIT CESSER D ENTRETENIR CES SOIT DISANT DIRIGENTS DU MFDC. CE MOUVEMENT N EXISTE QUE DANS LES ESPRITS . LES SERVICES DE RENSEIGNEMENT DOIVENT DIRE LA VERITE A WADE. SEULS LES BANDITS ET LES NARCO TRAFIQUANTS SEMENT LA TERREUR EN CASAMANCE IL FAUT LES ELIMINER PAR LES ARMES ET UNIQUEMENT PAR LES ARMES . LES FORCES DE SECURITE DOIVENT FAIRE LE BOULOT ET CESSER DE PARADER DEVANT LES CIVILS . ON A BESOIN D EUX POUR NOTRE SECURITE .

8.Posté par LAMINE le 19/02/2010 12:03 | Alerter
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La gestion de cette crise est très délicate car nous assistons à une situation ou il n'y a ni guerre ni paix.Et tant que les deux camps ne trouvent pas lequel de ces deux mots choisir nous serons toujours sur place.On nous dit souvent que la paix est revenue en casamance mais on oublie que la paix réelle est celle des cœurs.Les discours politiques et les compromis ne nous feront jamais avancé parce que le changement d'un mot du discours et le non respect du moindre compromis hatissent un feu endormi.Je demande aux trois camps(État,Mfdc,Partie civile) de se dire la vérité et la réalité pour sortir la région de son mal.Qu'on cesse de verser de donner de l'argent à de personnes alors qu'il y a d'autres qui pleurent.Il n'y a pas de paix dans cette région qui peut être le grenier de notre cher pays le SÉNÉGAL.

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