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Reprise en main de Transrail : Les syndicats remettent Macky Sall sur... les rails

Traduite dans 50 langues et représentée dans 127 pays à travers le monde, la pièce «les monologues du vagin» attire toujours des foules de toutes générations. Véritable légende vivante du théâtre qui touche à l'essence même de la femme, cette pièce connaît en effet un franc succès international depuis sa création en 1996 par la New-yorkaise Eve Ensler.


Rédigé par leral.net le Jeudi 5 Juillet 2012 à 18:35 | | 0 commentaire(s)|

Reprise en main de Transrail : Les syndicats remettent Macky Sall sur... les rails
Après six années consécutives consacrées à cette pièce au Théâtre de la Toison d'or (TTO) à Bruxelles (Belgique), Nathalie Uffner, directrice du TTO et metteur en scène, propose, pour la première fois au public une version originale interprétée par trois comédiennes d'origine africaine. Cette adaptation du texte initial répond à un combat de son auteur: sensibiliser l'opinion publique africaine et internationale sur les violences subies par les femmes, les jeunes filles, les adolescentes dans l'est de la République démocratique du Congo (ROC) car, martèle Eve Ensler, après une visite dans la région en 2011, «c'est la pire des atrocités, le viol, subi par la femme au 21e siècle au vu et su de tout le mal/de».

Bwanga Pili Pili, Babeida Sadjo et Awa Sène Sarr font vibrer, par leur interprétation expressive, sensuelle, envoûtante et avec humour, du piquant, de la franchise, mais aussi tragique et émotion, un public interactif, tantôt dans l'euphorie, tantôt dans la tristesse... Douées, les trois actrices passeront au crible, sans tabou, les récits d'histoires et de vécus de femmes autour de la sexualité féminine, les joies, les peines et les douleurs du vagin (Cf. "Notre Afrik" n°24, juillet-août 2012, Pages 88-89). Elles ont su à leur tour imprimer à cette pièce sa quintessence faisant d'elle le phénomène par excellence de l'émancipation de la femme de ces temps modernes.

Lesenegalais.net a lu le journal pour vous et vous propose la réaction d’Awa Sène Sarr, la diva du théâtre sénégalais, qui a disparu de la scène depuis quelques années.



AWA SENA SARR (SÉNÉGAL) : «Quand on affaiblit la femme, on affaiblit tout le pays»

"Si le public est là, c'est parce qu'il a quelque chose à découvrir et à voir. L'ori­ginalité de la version actuelle est due au fait que c'est la première fois que trois comédiennes, originaires d'Afrique noire, interprètent ce texte. Il faut saluer la vision artistique du metteur en scène Nathalie Uffner, qui a voulu donner cette orientation à la pièce, qui se définit à plusieurs niveaux: sexuelle, poli tique, sociale et même économique.

Au niveau de la vision politique, c'est le combat actuel d'Eve Ensler sur la situation de la femme en ROC. On a vu des violences, mais en ROC c'est la pire des violences, qui n'est cependant pas propre à ce pays. Dans tous les pays du monde, là où il y a la guerre, il y a la violence et le sexe devient une arme de guerre. Le combat d'Eve Ensler aujourd'hui, c'est de dénoncer et de dire: «Plus jamais ça!». Quand on affaiblit la femme, quand on l'affaiblit à travers ce lieu qui est un lieu de vie, un lieu magnifique, on affaiblit tout le pays.

Quand on va en Afrique, l'aspect économique repose sur les femmes, toutes les petites entreprises, la micro finance, toutes ces économies parallèles à l'économie formelle en Afrique, ce sont les femmes qui la portent et la supportent. Et quand les femmes sont affaiblies, cette économie-là est affaiblie aussi. C'est cet aspect qui m'interpelle pour dire «plus jamais ça». La femme africaine est forte, elle est présente et il ne faut pas essayer de la brimer".



Source : Notre Afrik






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