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Res Publica:La Chronique politique du mardi / Prudence : Farba est encore loin de la prison

Le décret présidentiel autorisant l’audition de l’ex-ministre par le Procureur général a été analysée comme une manière pour le président Wade de lâcher son ministre Farba Senghor. L’acte II d’une série de mesures après que le même président a pris la mesure conservatoire de le démettre de ses fonctions ministérielles. On n’attend pas moins d’une telle situation que la justice joue pleinement sa partition, sollicitée, pour la seconde fois depuis le début de l’alternance dans une affaire où un ex-ministre de la République se trouve impliqué.


Rédigé par leral.net le Mardi 2 Septembre 2008 à 02:24 | | 3 commentaire(s)|

C’est dire que le président de la République, aux yeux de nombre de nos compatriotes, aurait lâché M. Senghor. Du moins en apparence. Car, il s’agit bien ici, d’une vision au premier degré. Tout indique en effet que Me Wade hésite dans le fond, à lâcher son serviteur fidèle. Pour s’en convaincre, il suffit simplement de s’en référer à deux signes essentiels. Le premier, c’est que la procédure devant aboutir à l’inculpation d’un ex-ministre est longue et chaotique. La preuve, l’affaire Idrissa Seck, n’a pas, malgré les longs mois de procédure, abouti à une décision judiciaire sans ambages qui aurait permis à tous de s’y reconnaître. La justice a fait planer des zones d’ombre créant le doute sur son indépendance du simple fait de la libération nébuleuse de M. Seck à partir d’un protocole dit de Rebeuss.
Et comme qui peut le plus peut le moins, M. Senghor, au contraire de M. Seck, n’entretenant aucun contentieux politique avec son mentor le très politique Wade, il ne fait pas de doute que sa famille politique sera là au temps opportun pour l’assister à tous les niveaux. Donc, compte tenu de sa fidélité au Chef de l’Etat et de la présomption d’innocence, Farba nous semble encore loin de Rebeuss. D’ailleurs, il aurait été entendu que comme simple témoin.
A cette situation, s’ajoute le fait que ce dernier n’a pas encore été démis de ses fonctions hautement stratégiques au sein du parti au pouvoir. En sa qualité de Chargé de la propagande, il peut encore se bomber le torse, conscient qu’il est qu’il bénéficie encore de la confiance du Chef de l’Etat. M. Senghor qui l’a annoncé au lendemain de son limogeage à la tête du ministère des Transports sait pertinemment que chez nous, la frontière entre le judiciaire et le politique est encore indéterminée et que tout dépend, en substance, de la volonté du prince. Procédure judiciaire longue, justice encore inféodée au pouvoir politique et confiance indéfectible du Chef de l’Etat militent en faveur d’un Farba Senghor encore loin de la prison…Même s’il était coupable.

Assane SAMB



1.Posté par capsi le 02/09/2008 05:34 | Alerter
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tout a fait mr samb. des son retour de suisse s'il avait crie sous les toits que wade l'a trahi le procureur l'aurait inculpe car des directives emanant du roi auraient change la donne.

2.Posté par ALI le 02/09/2008 12:56 | Alerter
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tout ceci est une farce
farba ne risque rien ; passez à autre chose et oubliez

3.Posté par Intox le 02/09/2008 14:56 | Alerter
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Il ne sera nullement inquieté, il en sait trop sur le systeme Wade (tout comme PS Mboup et Samuel Sarr).

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