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Retrait des enfants des rues : Les inquiétudes de Serigne Fallou Mbacké


Rédigé par leral.net le Mardi 12 Juillet 2016 à 11:28 | | 2 commentaire(s)|

Serigne Fallou Mbacké, jeune chef religieux, se pose des questions sur l’opportunité d’interdire aux talibés la possibilité de pratiquer l’aumône au niveau de notre espace public. Pour le marabout, l’apprentissage du Coran dans les écoles coraniques s’accompagne d’une autre formation dans la vie. "La formation dans les daaras augmente la force morale et psychique de l’enfant. C’est une forme d’initiation. L’Etat ne peut pas remplacer les besoins des daraas qui ne sont pas seulement matériel ou financiers. Amadou Ham Pathé Bâ disait que « l’Education a pour but de donner à la personne physique une puissance mentale et morale qui aide et conditionne la réalisation totale et parfaite de l’individu ». L’Etat pouvait interdire certaines catégories de personnes comme les déficients mentaux, les supposés Baay Fall qui passent tout le temps à quémander dans les rues et même certaines femmes qui ne souffrent d’aucune invalidité et pourtant qui passent les journées dehors pour quémander".

Serigne Fallou Mbacké précise dans son argumentaire "qu’il y a des enfants dont les parents sont milliardaires et pourtant qui sont dans les daaras et qui cherchent l’aumône à l’instar de leurs camarades de daaras.

Il est vrai que l’Etat a fait des gestes concrets en termes d’appui et d’accompagnement mais j’ai peur pour l’avenir des daaras car ce ne sont pas des soutiens ponctuels qui vont régler les difficultés dans les écoles coraniques. C’est un problème très complexe et je demande au gouvernement de bien réfléchir sur les conséquences d’une telle mesure. Il est vrai que l’espace public sera assaini et que l’Etat cherche à moderniser nos villes conformément aux vœux de certaines institutions qui encouragent l’Etat à aller dans ce sens et mettre fin à ce qu’elles appellent abusivement la traite des enfants. Cependant, n’oublions jamais que le Sénégal est un pays très pauvre et que la solidarité doit être agissante. Je ne suis pas contre ce que le gouvernement a fait mais j’attire simplement l’attention des autorités sur les multiples conséquences d’une mesure qui vient brusquement anéantir une pratique séculaire des daraas qui font partie de notre vie et de notre décor quotidien".






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