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Révocation de ministres par le Parlement : le président Karzaï tente-t-il un tour de passe-passe?

le 5 Août 2012 à 13:44 | Lu 472 fois

Hamid Karzaï, le président afghan prend note du vote du Parlement. Le 4 août, les parlementaires ont voté la défiance envers deux ministres importants du gouvernement, le ministre de la Défense et le ministre de l'Intérieur. Les deux hommes sont accusés de ne pas s'engager suffisamment sur le terrain de la corruption. Ils paient aussi leur timide réaction suite au bombardement des régions frontalières afghanes avec le Pakistan ; une attaque attribuée à l'armée pakistanaise. Hamid Karzaï s'engage donc à les remplacer mais il ne donne pas de date. Les ministres restent donc en place pour l'instant.


Révocation de ministres par le Parlement : le président Karzaï tente-t-il un tour de passe-passe?
Hamid Karzaï tente-t-il encore un tour de passe-passe ? C'est ce que redoute une partie des parlementaires afghans. En votant hier, samedi 4 août, à une large majorité contre le ministre de l'Intérieur Bismillah Mohammadi et le ministre de la défense, le général Abdul Rahim Wardak, ils adressaient pourtant un message très clair au président. Les deux hommes doivent donc quitter leur poste.

Ce dimanche 5 août au matin, lors d'une réunion du gouvernement, le président afghan a pris note de cette volonté. Il a affirmé « accepter ce vote » mais, a, dans le même temps confirmé à leur poste les deux responsables de la sécurité. Le temps, officiellement, de leur trouver un successeur. Il se pourrait bien que le chef de l'Etat afghan joue la montre. Rien ne l'empêche de conserver les deux hommes plusieurs mois, comme cela avait déjà été le cas, il y a deux ans de cela, avec le ministre des Affaires étrangères.

Si Hamid Karzaï préfère cette option, il risque de se mettre à dos le Parlement qui lui est déjà de moins en moins favorable. Les parlementaires ont déjà prévenu : ils veulent continuer à faire tomber les têtes. Prochaine cible, le puissant ministre des Finances, accusé d'enrichissement personnel, pourrait lui aussi être visé par un vote de défiance.

RFI