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Rewmi se dépeuple et devient Seck sans Idrissa – Par Moustapha Mbaye

C’est un truisme de dire qu’un parti politique a les mêmes marques que la mer : agitée, peu agitée, marée haute ou basse, mais c’est la capacité du leader à faire face aux catastrophes politiques et aux coups électoraux qui fait la différence. Rewmi est un parti qui est en train de traverser un tournoi décisif, comme sur invitation les militants quittent « le pays » d’Idrissa Seck l’un après l’autre.


Rédigé par leral.net le Lundi 14 Avril 2014 à 09:15 | | 6 commentaire(s)|

Rewmi se dépeuple et devient Seck sans Idrissa – Par Moustapha Mbaye
Depuis sa création, ce parti n’a cessé de faire parler de lui, après l’appellation de REWMI très controversée à l’époque, son résultat sur les élections présidentielles de 2007 (14,9% derrière Abdoulaye Wade) lui a conféré une place parmi les principaux partis de l’opposition. Pour un parti à peine porté sur les fonts baptismaux, un tel résultat fait naître de l’espoir.

Apres la débâcle de 2012 (7,8% des suffrages valablement exprimés) où le parti a perdu la moitié de ses électeurs, la courbe des pertes va évoluer de manière régressive. En politique, seule l’addition est l’opération qui permet d’obtenir un résultat. Ces derniers temps, les départs notés dans cette formation politique nous fait penser à un navire sans capitaine qui traverse une tempête au milieu de l’océan, même les plus proches s’en vont : c’est le sauve qui peut.

Le coup d’envoi a été donné par ses deux ministres du gouvernement de Abdoul Mbaye puis de Aminata Touré ensuite s’en suivront Me Nafissatou Diop, Youssou Diagne, Wally Fall et récemment Lena Sène. Ils étaient tous des cadres de REWMI et certains sont représentatifs politiquement. Même si le chargé de la communication de ce parti minimise les départs, force est de constater qu’ils dépeuplent REWMI. Alors poser un garrot pour arrêter l’hémorragie qui est en train d’aliter le parti est une nécessité pressante pour espérer renouer avec son aura d’antan.

La situation actuelle interpelle directement le leader de ce parti. Il doit mettre fin à sa politique du mutisme et échafauder des stratégies pour la massification et la réanimation du parti avant qu’il ne soit trop tard. Qui n’avance pas, recule et cette pente empruntée par cette formation politique n’est pas la voie qui mène au palais présidentiel. Un problème n’a pas besoin d’explication mais d’une solution.

tafart@hotmail.fr






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