leral.net | S'informer en temps réel

Richard Attias, organisateur du XVe sommet de la Francophonie: "Tous les chiffres que j’ai lus dans la presse sont complètement astronomiques"


Rédigé par leral.net le Mardi 2 Décembre 2014 à 19:19 | | 3 commentaire(s)|

Richard Attias, organisateur du XVe sommet de la Francophonie: "Tous les chiffres que j’ai lus dans la presse sont complètement astronomiques"
L’OBS – Etiez-vous surpris de recevoir publiquement les félicitations de Macky Sall ?

C’était une très belle surprise pour moi et le personnel de recevoir publiquement les félicitations du chef de l’Etat. C’est pour moi un grand honneur. On a essayé, avec tous mes collaborateurs et collaboratrices, d’être à la hauteur de l’événement, on y a mis notre cœur, on y a mis notre passion pour l’Afrique, ce continent où je suis né. Il fallait montrer qu’il y a de la créativité, de l’innovation, de la technologie, de la générosité, de l’émotion et j’espère que toutes ces valeurs plus beaucoup d’autres se sont reflétées dans cette cérémonie d’ouverture. Mais surtout, je pense que cette cérémonie d’ouverture a donné le ton à tout le reste du sommet qui, comme l’a dit le Président Hollande, était «parfait du début à la fin». Il y a eu à Dakar une page d’histoire qui s’est écrite, puisque c’est de là qu’est partie la Francophonie avec feu Léopold Sédar Senghor. C’est aux manettes de la Francophonie que, pendant douze ans, le Président Abdou Diouf a transformée cette organisation. Puis c’est à Dakar, une fois encore, qu’une femme a été élue à la tête de l’Oif, dans le prolongement du thème. C’est la première fois aussi que s’organise à Dakar quelque chose de concret, c’est-à-dire ce premier Forum économique de la Francophonie qui est l’illustration parfaite de la vision du chef de l’Etat, mais aussi, de ce que maintenant, de façon unanime, un très grand nombre de chefs d’Etat ont souligné à la tribune en disant qu’il faut s’appuyer maintenant sur une Francophonie économique. C’est la matérialisation aujourd’hui. Maintenant, il appartient aux chefs d’entreprise et aux décideurs politiques de s’en servir, de la saisir et de saisir toutes ces opportunités pour vraiment transformer les choses.

A-t-il été facile de canaliser autant de monde ?

Ce n’est jamais facile de couvrir un événement parce que vous êtes en direct, vous n’avez jamais une seconde chance. Vous devez toujours être sur tous les fronts et le diable est dans les détails, comme on dit. Il faut gérer les imprévus de tout ordre, y compris les lampes qui grillent à la dernière minute, faire en sorte que les gens ne s’en rendent pas compte.

Il a été dit que le spectacle inaugural a coûté 1 milliard de FCfa ?

C’était un grand spectacle multimédia avec de grands artistes internationaux qui nous ont permis de voyager à travers la Francophonie et dans laquelle on a essayé d’exprimer toutes les dimensions artistiques. Maintenant, je ne sais pas ce que représente un milliard de francs Cfa. La seule chose que je peux vous dire, c’est que tous les chiffres que j’ai lus dans la presse, sont complètement astronomiques comme d’habitude. Encore une fois, c’est dommage de finir avec cette note. Je pense que les journalistes doivent toujours vérifier leurs sources. Quand on parle de budget, il faut essayer de vérifier auprès des autorités sénégalaises.

AICHA FALL THIAM obs






Hebergeur d'image





Hebergeur d'image