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SAMBA BANE, 34 ANS, HABITANT A BAKEL «...J’ai été sabré par des bergers »

Au village de Séno Diaral, un membre du Comité de vigilance contre la désertification et la déforestation a échappé de justesse à la mort. Son seul tort est de vouloir protéger la forêt contre les coupeurs d'arbres. Deux bergers l’ont roué de coups de hache. Un an après les faits, les «malfaiteurs vaquent tranquillement à leurs occupations sans être inquiétés». Samba Bane continue toujours de réclamer justice. Récit.


Rédigé par leral.net le Samedi 15 Octobre 2011 à 02:28 | | 2 commentaire(s)|

SAMBA BANE, 34 ANS, HABITANT A BAKEL «...J’ai été sabré par des bergers »
«Je m'appelle Samba Bouya Bane, originaire du village de Séno Diaral dans le département de Bakel. Je suis âgé de 34 ans. Je suis marié et père de 3 enfants. Le 14 avril 2010, j'ai échappé de justesse à la mort. Mes bourreaux qui n'ont jamais été inquiétés par la justice courent toujours, malgré les plaintes que j'ai déposées.
Ce jour-là, aux environs de 18 heures, comme à mon habitude en tant que membre actif du Comité de vigilance contre la désertification et la déforestation de la brousse de Séno Diaral, je me suis rendu en brousse pour veiller. Apercevant deux bergers en train de couper des arbres dans la zone interdite par le comité, j'ai interpellé l'un d'entre eux pour qu'il arrête de couper les arbres ! Mais son jeune frère lui a demandé de m'éliminer physiquement pour éviter toute dénonciation auprès des forces de sécurité. Ils m'ont roué de coups de hache. Je me suis affalé, gisant dans une mare de sang. J'ai reçu des coups de hache sur la tête, au niveau de la main droite et sur ma jambe droite. Pensant que j'étais mort, les deux bergers prennent leur jambe à leur cou me laissant seul dans un piteux état. Plus tard, j'ai repris quelques forces et suis retourné difficilement au village de Séno Diaral, sans mon bidon d'eau, mon chapelet et mon téléphone portable. Ma famille manque de s'évanouir face au spectacle auquel elle venait d'assister. J'ai été vite secouru par ma famille qui m'a transporté à Koussan, un village situé à une dizaine de kilomètres de Séno Diaral. Sur place, j'ai reçu les premiers soins. Comme ma santé commençait à se détériorer, j'ai été conduit le lendemain à Kidira où j'ai subi de nouveaux soins. Mais en l'absence du médecin, je n'ai pas pu obtenir un certificat médical. C'est ainsi que mon oncle Hamidou Bane et moi feront cap sur Bakel le 16 avril 2011 vers 8 heures 20 pour obtenir un certificat médical. Sur place, le diagnostic du médecin-chef du district sanitaire de Bakel révèle deux plaies ouvertes au niveau de mon cuir chevelure, à la partie temporale gauche et droite ayant nécessité chacune quatre points de sutures. Le médecin a également constaté une plaie ouverte au niveau de ma jambe droite, une plaie ouverte au niveau de ma main droite et de multiples éraflures. Je me plaignais de céphalées et de contusions multiples. J'ai reçu un certificat médical attestant une Incapacité temporaire de travail (Itt), J'ai déposé une plainte à la gendarmerie de Kidira. Jusqu'à présent, mes bourreaux courent toujours.
Je souffre terriblement. Quand le soleil se lève, je ne vois rien jusqu'au coucher. A moins que je reste cloîtré dans ma chambre. Un jour, en allant au champ, il faisait tellement chaud que je titubais. Je suis tombé en pleine brousse. Je me suis débattu seul durant deux heures avant de pouvoir me relever et retrouver le chemin de la maison. Je n'arrivais pas à voir quoi que ce soit devant moi, tellement je souffrais à la tête. Je demande que justice me soit rendue.»

Un comité de soutien élève la voix

Réunis en assemblée générale aux Muraux, dans les Yvelines en France, le 5 juin dernier, les 127 membres du comité de soutien de Samba Bouya Bane, sauvagement agressé le 14 avril dernier par deux bergers, sont inquiets des lenteurs judiciaires. Ils font appel à la Justice pour lui demander de diligenter l'affaire. Samba Bouya Bane jouit ainsi de l'assistance du Comité de défense de protection et de suivi du respect des droits de la victime en France. « Le comité de soutien des Muraux exige que la lumière soit faite sur l'agression de Samba Bouya Bane. Le comité ne comprend toujours pas que depuis l'éclatement de cette affaire, les coupables ne sont pas inquiétés et vaquent tranquillement à leurs occupations comme si de rien n'était.
Nous sommes dans une République, nul n'a le droit de se faire justice soi-même», lit-on dans le document qui nous a été envoyé depuis les Muraux dans les Yvelines en France. Son frère Alassane Bane, qui nous a joints au téléphone, évoque avec énormément de peine, les problèmes moraux, matériels et surtout financiers qui continuent de leur faire obstacle pour le suivi médical de leur frangin.
Le comité exhorte l’Etat, gardien des libertés et protecteur des citoyens, de se saisir de cette affaire. Il n'exclut pas, dans un avenir proche, de mener des actions beaucoup plus énergiques pour permettre à Samba Bouya Bane d'être rétablie dans ses droits.

SOURCE : L’OBS PAPE OUSSEYNOU DIALLO



1.Posté par afrique wad le 15/10/2011 20:28 | Alerter
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menteur pour le journaliste n a consuste les autres partie impartuale

2.Posté par afrique wad le 15/10/2011 20:28 | Alerter
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