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SCOOP PEOPLE : Jacques Attali construit une villa au Sénégal

D'après Gala, le haut fonctionnaire Français vient de se faire construire une magnifique villa au cap Skirring (Sénégal).


Rédigé par leral.net le Samedi 7 Février 2009 à 02:22 | | 1 commentaire(s)|

SCOOP PEOPLE : Jacques Attali construit une villa au Sénégal
Sa maison est située à un kilomètre de celle de Didier Barbelivien, le célèbre auteur-compositeur à succès qui a écrit pour Johnny Hallyday, Patricia Kaas ou encore Garou.


L’occasion pour le président Sarkozy de faire d’une pierre deux coups et de passer des vacances avec ses deux "amis" en même temps.

Qui est Jacques Attali



Jacques Attali, né le 1er novembre 1943 à Alger, est un économiste, écrivain et haut fonctionnaire français. Ancien conseiller de François Mitterrand puis président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, il dirige actuellement PlaNet Finance et a présidé la commission pour la libération de la croissance française. Il a publié de nombreux essais et romans.
Sommaire
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* 1 Origines et études
* 2 Carrière politique
* 3 Carrière financière
* 4 Commission pour la libération de la croissance française ou Commission Attali
* 5 Le rapport destiné à « libérer la croissance française »
* 6 Critiques
* 7 Bibliographie
* 8 Théâtre
* 9 Résumé de La Voie humaine
* 10 Articles connexes
* 11 Liens externes
* 12 Notes et références

Origines et études [modifier]

En 1943, le 1er novembre il naît avec son frère jumeau Bernard Attali à Alger en Algérie dans une famille juive[1]. Son père, Simon Attali[2], est un autodidacte qui réussit dans le commerce de parfumerie bijouterie (enseigne « Bib et Bab ») à Alger. En 1956, deux ans après le début de la Guerre d'Algérie (1954 à 1962), son père décide de venir s'installer rue de la Pompe à Paris, avec sa famille (Jacques a 13 ans).

Les deux frères jumeaux Jacques et Bernard suivent des études brillantes au lycée Janson-de-Sailly, à Paris XVI, où ils rencontrent Jean-Louis Bianco et Laurent Fabius. En 1966, Jacques sort major de promotion de Polytechnique (X63). Docteur d'État en sciences économiques, Ingénieur de l'École des mines de Paris, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'École nationale d'administration dont il sort troisième de sa promotion en 1970 (promotion Robespierre avec Philippe Séguin et Louis Schweitzer).

En 1968, il effectue son stage de l'École nationale d'administration dans la Nièvre, sous la férule du futur préfet de police de Paris Pierre Verbrugghe. Il rencontre à cette occasion pour la troisième fois François Mitterrand.

Jacques Attali est aussi un passionné de musique. Il pratique le piano (on l'a entendu jouer pour les restos du cœur) et s'intéresse à la musique sous toutes ses formes. Il a écrit « Bruits », essai sur l'économie musicale et sur l'importance de la musique dans l'évolution des sociétés. Il a écrit des paroles de chansons pour Barbara. Il se passionne aussi pour la direction d'orchestre et a eu l'occasion de se produire en concert avec l'Orchestre Universitaire de Grenoble, dans des pièces aussi diverses qu'une symphonie de Benda, des concertos pour violon de Bach, une messe de Mozart, l'Adagio de Barber, le double concerto pour violon et piano de Mendelssohn… Il a récemment dirigé l'orchestre Lamoureux lors d'une soirée de gala à Paris pour le Technion, partageant le pupitre avec son ami, le généticien Daniel Cohen.

Carrière politique [modifier]

En 1970, âgé de 27 ans, il devient auditeur au Conseil d’État. En 1972, il publie ses deux premiers livres en : Analyse économique de la vie politique et Modèles politiques pour lequel il obtient un prix de l'Académie des sciences.

Professeur d'économie à l'Université Paris-Dauphine, à l'École polytechnique et à l'École des Ponts et Chaussées, il réunit autour de lui quelques jeunes chercheurs : Yves Stourdzé (inventeur du programme européen de recherche Eurêka) ou Érik Orsenna (prix Goncourt en 1988 et conseiller spécial de Roland Dumas au ministère des Affaires étrangères). Il développe un réseau de personnalités dans des domaines très divers (journalisme, mathématiques, show business, analyse financière…).

En 1979, il participe à la fondation de l'ONG internationale Action internationale contre la faim, aujourd'hui connue sous le nom d'Action contre la faim (ACF) [3].

Son étroite collaboration avec François Mitterrand commence en décembre 1973. En 1981, François Mitterrand, qui vient d'être élu président de la République, le nomme « conseiller spécial » lors de son arrivée au palais de l'Élysée, après seulement trois entrevues et l'installe dans l'ancien bureau des aides de camp qui jouxte le bureau présidentiel. Dès lors, Jacques Attali rédige, chaque soir, des notes à l'attention du président sur l'économie, la culture, la politique ou le dernier livre qu'il a lu ou parcouru. Le président lui confie également le rôle de « sherpa » (représentant personnel d'un Chef d'État) pour les sommets du G7.

Jacques Attali élargit ses relations, à Raymond Barre, Jacques Delors, Philippe Séguin, Jean-Luc Lagardère, Antoine Riboud, Michel Serres, Coluche. Il conseille au président de faire venir à l'Élysée Jean-Louis Bianco, Alain Boublil et quelques jeunes énarques prometteurs, comme le couple François Hollande/Ségolène Royal. Selon l'émission Complément d'enquête du 10 mars 2008 sur France 2, il aurait aussi fait visiter le Palais de l'Élysée à Nicolas Sarkozy après avoir reçu une lettre dans laquelle ce dernier aurait expliqué qu'il voulait devenir Président de la République.

En 1982, il plaide pour la « rigueur économique ». Il organise le sommet du G7 de Paris en 1982. En 1984, il met en place le programme européen Eurêka de « développement de nouvelles technologies ». Il organise le bicentenaire de la Révolution française du 14 juillet 1789. En 1989, il fonde un programme international d’action contre les inondations catastrophiques au Bangladesh.

Apôtre de la constitution de l'établissement d'un gouvernement mondial, il a un discours tentant à démontrer comme incontournable le maintien de la démocratie par la constitution d’un nouvel ordre mondial. Il pense que l'économie régulée par une institution financière mondiale peut être une solution à la crise financière émergeant en 2008. Cette institution financière est une première étape vers l'instauration d'un gouvernement mondial dont l'Union Européenne est une illustration.

Carrière financière [modifier]

En 1990, lors du second septennat de François Mitterrand, Jacques Attali abandonne la politique et quitte l'Élysée. Il crée la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) à Londres et en devient le premier président. Il avait lancé l'idée de cette institution en 1989, peu avant la chute du mur de Berlin, pour soutenir la reconstruction des pays de l'Europe de l'Est. Jacques Attali a ainsi fondé la première institution s'occupant de l'Europe de l'Est. Sous l'impulsion de son président, la BERD a en premier lieu lancé des investissements destinés à la protection des centrales nucléaires, à la protection de l'environnement et, plus généralement, au développement des infrastructures et de la privatisation.

En 1991, Jacques Attali invite Mikhail Gorbatchev au siège de la BERD à Londres, contre l'avis du premier ministre britannique John Major. Il oblige ainsi les chefs d'états d'un G7 se déroulant dans la ville au même moment, à recevoir le chef d'État soviétique[4]. Au lendemain d'un entretien téléphonique houleux entre Jacques Attali et John Major, la presse britannique multiplie les critiques à l'encontre du président de la BERD, diffusant notamment des soupçons sur la gestion de l'institution - soupçons qui seront ensuite relayés par certains journalistes de la presse française[5]. Jacques Attali explique sa position dans le chapitre « verbatim et la BERD » du livre C'était François Mitterrand[6] : « les travaux en question avaient été réalisés sous la responsabilité d'un groupe de travail international dont je ne faisais pas partie ». De fait, à son départ, volontaire, de la BERD, Jacques Attali a reçu pour sa gestion le quitus du conseil des gouverneurs[7].

En 1993, Jacques Attali gagne un procès en diffamation alors qu'on l'accuse d'avoir reproduit dans son livre « Verbatim », sans l'autorisation de François Mitterrand, des archives secrètes et quelques phrases du chef d'État français destinées à un autre livre[8]. Le journal Herald Tribune publia même, sur quatre colonnes à la une, un article affirmant à tort que le président Mitterrand avait demandé le retrait du livre des librairies. François Mitterrand confirma au cours d'une longue interview avoir demandé à Jacques Attali d'écrire ce livre et reconnut l'avoir relu lui-même la plume à la main[9].

En 1994, Jacques Attali crée Attali & Associés (A&A)[10], cabinet de conseil international spécialisé dans le conseil stratégique, l'ingénierie financière et les fusions-acquisitions.

En 1998, il fonde PlaNet Finance à Paris, une association à but non lucratif présente dans 60 pays qui finance, conseille et forme 10 000 institutions de microfinance.

Puis en 2001, les ramifications de l'Angolagate ont atteint Jacques Attali, qui a été mis en examen pour « recel d'abus de biens sociaux et trafic d'influence »[11]. Il n'a dû qu'au paiement d'une caution d'un million de francs d'échapper à l'incarcération.

Commission pour la libération de la croissance française ou Commission Attali [modifier]
Icône de détail Article détaillé : Commission pour la libération de la croissance française.

Le 24 juillet 2007, Jacques Attali est chargé par Nicolas Sarkozy de présider une commission chargée d'étudier « les freins à la croissance »[12] après le renoncement de Philippe Seguin. Cette commission a rendu son rapport le 24 janvier 2008.

Le rapport destiné à « libérer la croissance française » [modifier]

Commandé par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, ce rapport[13] a été établi par une commission composée de quarante-deux membres, essentiellement issus du courant libéral et social-libéral, présidée par Jacques Attali. Le texte a été remis à la Présidence le 23 janvier 2008. Il émet des recommandations pour transformer en profondeur l’économie et la société françaises afin de « libérer la croissance » et relever différents défis macro-économiques.

Critiques [modifier]

Le livre Verbatim a été très vivement critiqué par les historiens Tilo Schabert[14] et Frédéric Bozo[15], par le politiste Pierre Hassner[16], par les journalistes Pierre Favier et Michel Martin-Roland[17], ainsi par que Françoise Carle[18], ancienne collaboratrice de François Mitterrand, et Pierre Joxe, ancien ministre[19]. Ils reprochent à M. Attali la reproduction de propos apocryphes, l'utilisation de documents « invérifiables », un manque de sérieux, et même l'utilisation de notes prises par d'autres.

Elie Wiesel et son éditeur Odile Jacob ont accusé M. Attali d'avoir utilisé des notes prises pour le livre d'entretiens entre MM. Wiesel et Mitterrand (Mémoire à deux voix) ; de leur côté, Jack Lang, Robert Badinter, Pierre Mauroy et Laurent Fabius ont affirmé, dès la sortie du premier volume, que Jacques Attali avait déformé leurs propos[20]. François Mitterrand lui-même a déclaré que son ancien conseiller a « le guillemet facile » et qu'« il est peut-être devenu plus soucieux du nombre de ses lecteurs que de vérité historique »[21].

Jacques Attali avait déjà été accusé de plagiat et condamné lors de la publication de Histoires du temps (cf. le Canard enchaîné du 12 janvier 1983)[22].

Bibliographie [modifier]

* 1973 : Analyse économique de la vie politique - PUF
* 1974 : Modèles politiques - PUF. Prix de l'Académie des sciences.
* 1975 : L'anti-économique (Avec Marc Guillaume) - PUF
* 1976 : La parole et l'outil - PUF
* 1977 : Bruits - Essai - PUF
* 1978 : La nouvelle économie française - Flammarion
* 1979 : L'ordre cannibale - Grasset
* 1981 : Les trois mondes - Fayard
* 1982 : Histoires du temps - Fayard
* 1984 : La figure de Frazer - Fayard
* 1986 : Sigmund Warburg, un homme d'influence - Biographie - Éditions Fayard.
* 1986 : Verbatim I - Mémoire à l’Élysée en 3 Tomes - Éditions Lgf (3 tomes : 1986, 1997 & 1998)
* 1988 : Au propre et au figuré - Éditions Fayard
* 1989 : La vie éternelle - Roman - Éditions Fayard
* 1990 : Le premier jour après moi - Roman - Éditions Fayard
* 1990 : Lignes d'horizon - Éditions Fayard
* 1991 : 1492 - Historique - Éditions Fayard
* 1994 : Europe (s) - Éditions Fayard
* 1994 : Il viendra - Roman - Éditions Fayard
* 1994 : Économie de l'apocalypse - Trafic et prolifération nucléaire - Éditions Fayard
* 1995 : Verbatim II - Mémoire à l’Élysée en 3 Tomes - Éditions Fayard
* 1995 : Verbatim III - Mémoire à l’Élysée en 3 Tomes - Éditions Fayard
* 1995 : Manuel l’enfant-rêve - Conte pour enfants (ill. par Philippe Druillet) - Éditions Stock
* 1996 : Chemins de sagesse - Éditions Fayard
* 1997 : Au-delà de nulle part - Roman - Éditions Fayard
* 1997 : Mémoires de sabliers - Éditions de l'Amateur
* 1998 : Le citoyen, les pouvoirs et dieu - Éditions Fayard
* 1998 : Pour un modèle européen d'enseignement supérieur - Éditions Stock
* 1998 : Dictionnaire du XXIe siècle - Éditions Fayard
* 1999 : Les portes du ciel - Théâtre - Éditions Fayard
* 1999 : La femme du menteur - Roman - Éditions Lgf
* 1999 : Fraternités : Une nouvelle utopie - Éditions Fayard (ISBN 2253152781)
* 2000 : Blaise Pascal ou le génie français - Biographie - Éditions Fayard (ISBN 2253153486)
* 2002 : Les sept secrets de la bibliothèque d'Alexandrie - Éditions du Rocher
* 2002 : Les Juifs, le monde et l'argent - Essai - Éditions Fayard (ISBN 2253155802)
* 2002 : Nouv'Elles " - Roman
* 2003 : L'Homme nomade - Essai (ISBN 2253108944)
* 2004 : La Voie humaine : Pour une nouvelle social-démocratie - Essai - Éditions Fayard
* 2004 : La Confrérie des Éveillés - Roman Historique (ISBN 2213619018)
* 2004 : Raison et Foi - Essai - Éditions BNF
* 2005 : C'était François Mitterrand - Éditions Fayard
* 2005 : Karl Marx ou l'esprit du Monde - Éditions Fayard
* 2006 : Portraits de micro entrepreneurs avec Muhammad Yunus - (ISBN 2749106699)
* 2006 : Une brève histoire de l'avenir - Éditions Fayard (ISBN 2213631301)
* 2007 : Dictionnaire amoureux du judaïsme - Éditions Plon
* 2007 : L'Avenir du travail - Éditions Fayard (ISBN 2213632858)
* 2007 : Gandhi ou l'éveil des humiliés - Éditions Fayard (ISBN 2213631980)
* 2007 : Amours - Éditions Fayard (ISBN 2213630106)
* 2008 : 300 décisions pour changer la France - XO Éditions (ISBN 2845633734)
* 2008 : La crise, et après ? - Éditions Fayard (ISBN 2213643075)

Théâtre [modifier]

* 1999 : Les Portes du ciel créée au Théâtre de Paris avec Gérard Depardieu, Jean-Michel Dupuis, Barbara Schulz, mise en scène Stéphane Hillel. Le thème est la fin de l'empereur germanique Charles Quint, au XVIe siècle.
* 2008 : Du cristal à la fumée créée au Théâtre du Rond-Point avec Féodor Atkine, Bernard-Pierre Donnadieu, mise en scène Daniel Mesguich. Le thème est le rôle déterminant joué en 1938 par la compagnie d'assurances Allianz dans l'élaboration de la Solution finale

Résumé de La Voie humaine [modifier]

Jacques Attali expose un projet d'évolutions de société civile visant à donner au plus grand nombre une meilleure maîtrise du temps. Ce projet, qui pourrait être celui d'une nouvelle social-démocratie, permettrait de « conserver le meilleur du marché et de la démocratie tout en protégeant de leurs dérives »[1].

Le déséquilibre des forces entre marché et démocratie, en faveur du marché, conduirait à une précarité croissante des choses, des idées et des gens. Ce projet propose comme moyens d'action pour lutter contre la précarité généralisée :

* La gratuité des biens essentiels : (nourriture, logement, connaissance, santé) : « Il faut que des choses et des services échappent aux marchés, cessent d'être échangés contre de la monnaie, il faut que du travail ne soit plus vendu, mais devienne libre et volontaire, créateur à la fois de richesse et de plaisir pour celui qui l'accomplit comme pour celui qui en bénéficie »[1].
* La responsabilité : « Pour renforcer la démocratie face au marché et inviter les citoyens à exercer leurs droits, il faudrait pouvoir remettre en cause le principe de la délégation de pouvoir, la représentation, et aller vers une démocratie directe, permanente, sur mesure, en tous lieux, dans toutes les organisations publiques ou privées où des décisions collectives doivent se prendre ; en y associant tous ceux qui y sont concernés, soit parce qu'ils y habitent, soit parce qu'ils y travaillent, soit parce qu'ils en sont les usagers, soient parce qu'ils seront d'une façon ou d'une autre affectés par leur devenir. » [1]
* Le savoir : « Chacun doit avoir les moyens […] de l'apprentissage, de la curiosité, du savoir en soi […] »[1]




1.Posté par Le Piment le 05/10/2009 14:56 | Alerter
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Puisqu'il s'installe au Sénagal, voici ce qu'il doit savoir sur son chef

Chers lecteurs de cette rubrique de l'excelllent site Leral.net.

Faut-il s'appitoyer plus qu'il n'en faut,sur le sort de plus en plus tragique qui attend cet homme prétendument omniscient et omnipotent comme le bon Dieu, qui finit ainsi en catastrophe, une carrière politique qui aurait pu être l'une des plus belles, à cause de l'enthousiasme délirant des élcteurs, l'ayant unanimement porté au pouvoir ? Il faut ajouter pour être juste, que la fin quasiment catastrophique du Parti Socialiste (PS) dont l'usure constatée et les luttes de positionnement avaient finalement assassiné les quelques bons points de son long règne jonché de réalisations certes mais aussi de manquements, y aura été pour quelque chose.

Faut-il s'attarder plus qu'il n'est permis, sur le sort de cet homme qui a sciemment et volontairement confonu les connaissances livresques à l'humble sagesse d'écouter plus souvent et beaucoup plus attentivement qu'il ne l'a fait, l'opinion des autres, ne serait-ce que pour sauver la face et pouvoir un jour dire pour se dédouaner des aléas parfois inattendus de la vie: " je les ai pourtant suivis" , pour dire qu'à un certain niveau, les responsabilités peuvent et doivent être partagées ?

Faut-il avoir forcément pitié d'un homme singulièrement nombriliste et férocement égoïste, qui malgré sa propension à partager gracieusement l'argent du peuple entre lui, sa famille et ses amis, n'a pas su trouver la moindre parcelle de différence, entre sa "sainte" famille et la chose gouvernementale, plus que jamais singularisée par son mépris de l'autre, des règles et des convenences, pour avoir géré le Sénégal comme un roi sa cour et un chef sa sa propre famille ou son arrière-cour, tout le long de ses deux mandats à la tête de ce pays ?

Faut-il ne pas se souvenir de celui-là qui, dès le tout premier jour de son investiture, pardon, de son couronnement au méidien Présient, osa humilier comme cela n'avait jamais été vu avant lui dans les annales diplomatiques, ses roitelets pairs chefs d'Etat africains venus assister aux cérémonies de son sacre, en ces termes : ''c'est fini, l'Afrique des dictateurs, des règnes interminables et des présidents à vie, des républiques bananières qui sont au juste des royaumes déguisés" ? Comme témoins de l'histoire, nous étions heureusement présents ce jour-là et avons vu honteux, feu Omar Bongo du Gabon entrer dans ses petits souliers, feu Robert Gueye de Côte d'Ivoire se retourner nerveusement pour regarder autour de lui, tout come Blaise Campaoré l'assassin de Thomas Sankara, balayer la salle de son regard de sanguinaire, pour savoir si ne n'était pas à lui personnellement, que s'adressait le nouveau Président sénégalais, etc..etc.

Faut-il enfin ne pas se souvenir de cet homme providentiel qui souleva tellement d'espoir partout en Afrique et plus singulèrement ici au Sénégal après le long règne du PS, qu'il ne trouva rien de mieux tout au début de son mandat, que de descendre personnellement dans les rues comme jamais personne ne l'aurait cru, pour se faire photographier par la presse nationale et internationale, entouré des fameux enfants de la rue objets à tant de controverses, à qui il promit: "plus jamais ça", en parlant de leurs inqualifiables conditions de vie ?

(....)

Naturellement, ma réponse à tous ces "faut-il " est NON.

Non, parce que cet homme a entre temps, fait exactement ce qu'il n'a pas dit et dit ce qu'il n'a pas fait. Il n'a pas tenu compte des nombreux talents que son pays regorge, pour prendre des décisions idoines ou pour agir chaque jour, ne serait-ce qu'en pensant à cette majoritté silencieuse qui l'a élue. Roi comme Nebucanesor ou tout autre, il n'a pensé qu'à ses douze travaux d'Hercules et à ses réalisations pharaoniques, dans le seul but d'asseoir une prétendue postérité historique de bonne facture, tout en oubliant que pendant ce temps, le peuple qui l'avait élu souffrait de tous les maux du monde.

Magicien du verbe, des formules incendiaires et des mots à l'emporte-pièce, il n'y a eu aucune tribune officielle ou officieuse nulle part dans monde tout le long de son règne, où le faiseur de miracles ne se soit présenté, pour exiber ses vrais et faux diplômes aux yeux ébahis ou admiratifs des autres, afin d'avoir le plaisir sadique d'exposer ses points de vues irréalistes et/ou alors, pour montrer qu'au Sénégal, après lui c'est son fils ou le déluge, sa famille étant la seule variable sûre qui a existé, existe et existera pour la postérité.

Et comment pourrait-on avoir pitié, même en rêve, de la fin aussi triste et funèbre d'un type aussi à la fois arrogant et imprévisible, qui sait tout dire et se croit le nombrile du monde? Ce matin le voici au nord de son pays, pour éteindre un prétendu feu dans un désert et dont l'empleur n'aurait enflammer que du sable déjà chaud ,à brûles ses mains mégalomanes. Ce midi, il est au sud pour embrasser "paternellement" un fou que tout le monde évite, à qui il tend les bras pour encourager ses fantasmes et ses crimes planifiés. Ce soir, il viendra sans doute éteindre un autre drôle d'incendie, pour la première fois dans son propre pays, mais au juste, c'est pour orchestrer quelque chose de plus que louche, qui pourrait avoir de liens avec les sales draps dans lesquels son fils chéri se serait empestré, avec les affaires de détournements des déniers publics relatifs à l'Anoci... Autant on ne l'a vu se précipiter ainsi dans son propre pays pour éteindre aucun des feux comme celui plus que catastrohique des innondations, autant son hardiesse pour éteindre celui-là sucite des soupçons parfois fondés....Et dire qu'il avait promis de règler le conflit casamançais en 100 jours et que, pas plus tard qu'avant hier, 6 de nos braves soldats sont encore tombés au champ d'honneur !

On passerait volontiers des jours et des jours, des semaines voire des années, rien qu'à dire que personne ne versera une seule petite larme, le jour où l'histoire et le temps l'emporteront comme ils ont emmporté plus d'un terrible avant lui.

Personne, peut-être même son propre fils chéri, tellement il l'aura préparé à lui succéder, que la longivité légendaire du père finira par poser d'énormes problèmes au fils, si tout fils de son père qu'il est, il n'avait point de limite à ses ambitions ni de bornes morales à construire pour encadrer le possible en ce qui les concerne, lui ,sa mère, son père et sa soeur, qui règnent en maîtres sur le pays de la téranga en ce moment précis de son histoire.

Wassalam


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