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SERIGNE DIA BOMBARDIER, ÉCURIE DE MBOUR : ” Il me reste encore 10 à 15 ans dans l’arène »

Rédigé le Mardi 22 Juillet 2008 à 05:33 | Lu 1541 fois | 0 commentaire(s)

Serigne Dia Bombardier, 33 ans 135 kilos, vainqueur de Tyson et de Tapha Guèye entre autres, défait par Yékini à deux reprises, Balla Bèye 2, Gris Bordeaux et Tyson Junior a eu à son actif 19 combats dont 14 se sont soldés par une victoire et 5 par une défaite. Le champion Mbourois a organisé une séance d'exposition photos retraçant son parcours devant ses encadreurs et supporters. Nous nous sommes entretenus avec lui.



SERIGNE DIA BOMBARDIER, ÉCURIE DE MBOUR : ” Il me reste encore 10 à 15 ans dans l’arène »
Le Matin : Vous avez fait 19 combats dont 14 victoires et 5 défaites. Pouvez-nous nous dire le combat qui vous a plu le plus et celui qui au contraire a le plus marqué négativement ?

Bombardier : Le combat qui m'a le plus plu, contrairement à ce que les gens peuvent penser, ce n'est pas le combat contre Tyson, c'est plutôt celui qui m'a opposé à Tapha Guèye. Et ce pour deux raisons. D'abord, il y a qu'il avait battu le champion mbourois Robert 2 et je tenais à prendre une revanche pour ce grand champion de lutte dont la défaite m'avait beaucoup marqué. Il y a ensuite que Tapha Guèye était mon idole et le battre était un rêve que je tenais à réaliser.

On vous reproche souvent de ne pas respecter les consignes de votre entraîneur et d'avoir beaucoup d'assurance en vous. Que répondez-vous à cette critique ?

Un combat de lutte c'est la victoire, c'est aussi la défaite. Je dois dire que je respecte à la lettre toutes les consignes. La seule fois où je me suis senti coupable de n'avoir prêté oreille à mes encadreurs c'est le combat contre Balla Bèye 2. On m'avait demandé de ne pas priviligier la frappe, ce que je n'ai pas fait et je l'assume. Contre Tyson, il fallait un combat rapproché et je l'ai fait et contre Gris également, j'ai respecté les consignes qui m'ont été données.

On note à Mbour qu'il y a plusieurs écuries, qu'il y a une division entre les lutteurs. Qu'en pensez-vous ?

Si cela ne dépendait que de moi, les jeunes lutteurs de Mbour seraient unis. Mais le problème ce n'est pas les lutteurs mais les encadreurs. Je connais les qualités de Assurance et de Pacala et je sais qu'il n'ont pas de problèmes, ils s'entendent bien. Aucun des lutteurs qui ont quitté mon écurie n'ont eu des problèmes personnels avec moi. Cette transhumance ce n'est pas seulement à Mbour, c'est partout, dans la lutte et même avec vous, dans la presse. On voit toujours quelqu'un quitter un organe pour un autre.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que vous n'êtes entouré que de votre famille ?

Parmi mes encradreurs, il n'y a que Pape Dia qui soit de ma famille. En tant que champion de lutte, je ne peux pas empêcher les critiques. Moi, je n'ai pas d'ennemis à Mbour. Tous ceux que je connais, ce n'est pas à cause de la lutte que je les connais. C'est bien avant et la carrière de lutteur est si courte qu'il y a lieu de tenir compte de ses relations. En décidant de rester à Mbour et de ne pas aller à Dakar, j'ai voulu faire croire à tous qu'on pouvait réussir quelque chose chez soi. Maintenant le développement de la lutte et de la ville est telle qu'on doit pouvoir accepter qu'il y ait plusieurs écuries.

Où en est votre revendication par rapport à la construction d'une arène nationale ?

Une arène nationale, c'est une exigence parce que les stades, ce n'est pas les lieux indiqués pour abriter les combats de lutte. On perd très souvent des combats du fait du gazon synthétique. Vous avez même vu un journaliste y glisser et tomber. Quand il nous a reçu, le chef de l'Etat nous a même dit que c'est un droit. Seulement, depuis lors, rien n'avance. On attend topujours.

Est-ce que Bomabrdier est prêt à faire de la politique ?

J'ai de bonnes relations avec les autorités politiques mais je ne suis pas sur le terrain politique, je ne suis pas politicien. J'ai été élevé au grade de citoyen d'honneur de ma ville mais je ne suis pas un homme politique qui va se dresser contre tel ou tel parti.

Comment voyez-vous votre avenir dans la lutte ? Et que comptez-vous faire après ?


J'ai à peine dépassé la trentaine. J'ai encore devant moi 10 à 15 ans de lutte. Mais mon voeu c'est de voir les jeunes émerger et réussir, qu'ils soient de mon écurie ou non car ils représentent tous la ville de Mbour.

Auteur: Aboubakry KANE (Mbour)






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