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SOKHNA AICHA MAMA KANE, DEUXIEME EPOUSE DU GUIDE DES THIANTACOUNES : «Ma rencontre avec Cheikh Béthio...»

Vous l'apercevez souvent parmi les 5 épouses du Cheikh lors des manifestations des Thiantacounes. Sokhna Aïcha Kane fait partie des plus belles femmes du guide. En plus de sa beauté, cette Hal Pulaar originaire de la Mauritanie a des idées à revendre. Ce n'est pas pour rien que son époux l'a choisie pour siéger à l'hémicycle. Élue député depuis 2007, celle qui a partagé 30 années de vie de couple avec son patron qu'il rencontra en 1971, alors qu'elle était infirmière d'Etat dans un district de Kaolack, a fini par devenir sa disciple...


Rédigé par leral.net le Lundi 12 Avril 2010 à 05:40 | | 8 commentaire(s)|

SOKHNA AICHA MAMA KANE, DEUXIEME EPOUSE DU GUIDE DES THIANTACOUNES : «Ma rencontre avec Cheikh Béthio...»
La faire parler n'est pas facile. Cela fait plus d'un an que nous courons derrière cette coquette dame aux lunettes blanches qui ne porte point ses 6 maternités. En marge d'une conférence de presse organisée en prélude à la manifestation du 17 avril prochain, Mme Thioune s'est arrangée pour répondre à nos questions. Dans un Français châtié, l'honorable député revient sur sa rencontre avec Cheikh Béthio, sur leur mariage. Mais elle ne manque pas de nous faire part des qualités de son guide qu'elle dit «très bon polygame». Dans l'intimité de la sokhna aux 30 homonymes.

Walf Grand-Place : On vous sait deuxième épouse du Cheikh et député à l'Assemblée. Peut-on en savoir plus sur l'identité de Sokhna Aïda Kane ?

Sokhna Aïcha Kâne : Je suis une Hal Pulaar d'origine mauritanienne. Je suis effectivement née en Mauritanie. Mais, j'ai fait toutes mes humanités au Sénégal. Parce que mon père était garde républicain et il a été affecté dans plusieurs régions. Durant ma jeunesse, j'ai fait beaucoup de villes dont Kaolack, Kolda, Tamba, Bignona, Bakel, Thiès et Diourbel. J'ai grandi dans diverses localités suivant les affectations de mon papa. Avant de rencontrer le Cheikh avec qui je vis depuis 30 ans. On a des enfants et même de petits-enfants.

Vous êtes infirmière d'Etat de profession. Comment avez-vous intégré le secteur de la santé ?

J'ai fait mes études dans plusieurs établissements, dont le lycée John Fitzgerald Kennedy où j'ai arrêté en classe de première. J'ai intégré l'école des infirmières d'Etat d'où je suis sortie en 1964. J'ai commencé à exercer à la Polyclinique de Médina. Je suis ensuite allée rejoindre mon père malade à Kaolack. Et, c'est durant cette période que j'ai fait la rencontre du Cheikh qui m'a épousée en 1980, plus exactement le 28 février.

Racontez-nous les circonstances de votre rencontre avec votre époux. Vous étiez Thiantacoune ou bien ?

Le phénomène des Thiantacounes est né bien après les années 80. Quand je l'ai connu, il était administrateur civil à la commune de Kaolaok. Et, j'étais affectée dans un dispensaire municipal qui était sous ses ordres. En ce moment là, il n'était pas Cheikh. Et il ne m'était jamais venu à l'esprit qu'il serait un jour guide spirituel.

C'était juste la rencontre de deux intellectuels ?

Effectivement c'était une rencontre entre deux intellectuels.

Comment avez-vous donc vécu le fait qu'il soit élevé au rang de cheikh ?

Je l'ai vécu avec étonnement. Et cela, je le dis franchement. De même que lui. Mais j'ai toujours connu le cheikh avec son marabout. D'ailleurs, 48h après notre mariage, il m'a conduit auprès de lui pour que je fasse mon acte d'allégeance.

Comment s'est déroulé votre première rencontre avec Serigne Saliou ?

Le cheikh a toujours voué une foi inébranlable à Serigne Saliou. C'est au mois de mars qu'il m'a amenée cher lui. Depuis que je le connais, tout ce qui est beau ou ce qui est bien, c'est pour Serigne Saliou. Et, il ne s'attendait pas à être payé de la sorte. Tout ce qu'il a fait pour lui, c'est parce qu'il l'aime et il croit en lui. Pendant les fêtes de Tabaski, alors qu'on était à Kaolack, il affrétait les plus gros moutons au marabout. Et, en le faisant, il n'attendait rien en retour. Le fait de tuer des moutons, des bœufs, il l'a commencé avant d'être Cheikh. Dans les daa ras, il dépensait beaucoup pour donner du cebbu jën aux disciples au moins 2 fois par semaine. Pourtant, le marabout ne lui demandait rien. Il cherchait juste à lui faire plaisir. Maintenant, je me rends compte que les Thiantacounes lui rendent l'ascenseur. C'est comme si l'histoire se répète. Ce qu'il faisait pour son marabout, c'est ce qu'on est en train de faire pour lui.

Racontez-nous une anecdote qui vous a vraiment marquée ?

Des actes du Cheikh à l'égard de Serigne Saliou qui m'ont marquée, je peux vous en raconter des centaines. Mais, un jour, on était parti voir Serigne Saliou. Le cheikh avait prévu de lui remettre 1 million en guise de adiya. Je me souviens de son caftan rempli de billets. En rentrant après avoir remis l'argent, il m'a demandé de rebrousser chemin se disant qu'il n'était pas assez fidèle. Parce qu'il me disait : «Aïcha, je suis un traitre. Je n'ai pas le droit de venir voir le marabout et de lui donner moins que tout ce que j'ai apporté. Il est reparti vider ses poches et Serigne Saliou en a souri.»

Si l'on vous comprend bien, le cheikh gagnait bien sa vie ?

Effectivement, il a toujours bien gagné sa vie. Au début, il n'avait pas reçu l'ordre d'encaisser des adiya. Parce qu'il n'était pas encore élevé au rang de cheikh. Le peu que les talibés lui remettaient, il l'épargnait pour le marabout. J'habitais à la cité Lobath Fall et il y avait des Chian tes tous les samedis. Il attachait l'argent dans un mouchoir, à tour de rôle, il nous le confiait à la première et à moi. Tous les dimanches, il se rendait chez le marabout à Touba pour tout lui remettre. Jusqu'au jour où ce dernier lui a dit : «Maintenant, je t'ordonne de prendre le adiya. Am nga ndigël jël adiya.» C'est à partir de ce moment qu'il a commencé à l'accepter. Et j'avoue qu'après sa retraite, il gagne encore plus.

Qu'avez-vous retenu de cette rencontre ?

Ce jour-là, je ne l'oublierai jamais. Je ne pouvais pas imaginer que je deviendrais mouride un jour. Et j'en profite pour rendre grâce à Serigne Saliou d'avoir fait de moi une mouride. À notre arrivée, ce jour-là, le cheikh s'est prosterné de manière spontanée lorsqu'il a aperçu le marabout à 100m. Il s'est mis à ramper pour aller le rejoindre. Ce qui m'a étonné et m'a fait marrer. Je me rappelle même que ma petite sœur me disait de faire comme mon époux au lieu d'en rigoler. Je retiens de Serigne Saliou son humilité et son détachement des plaisirs de la vie.

Que vous a-t-il dit ce jour-là en tant qu'épouse de son talibé ?

Rien de particulier. Serigne Saliou a accepté mon acte d'allégeance et m'a offert comme cadeau de mariage du parfum et du thiouraye après avoir prié pour moi.

Vous dites que c'est le premier cadeau, donc il vous en a offert d'autres ?

Non je pense que c'est le seul et le meilleur. Parce qu'il me l'avait donné comme cadeau de mariage et Dieu merci, mon mariage se passe très bien.

Est-ce que ça a été facile pour vous qui êtes issue d'une famille tidiane en tant que Hal Pulaar de faire acte d'allégeance à un marabout mouride ?

J'avoue que cela n'a pas été difficile dans mon cas. Le cheikh, bien qu'il n'ait pas connu mon père décédé avant notre mariage, entretenait de très bons rapports avec ma mère. En tant qu'aînée de toute ma famille, je n'ai pas eu de difficultés à devenir mouride. D'ailleurs, beaucoup de mes frères et sœurs m'ont suivie sur cette voie et l'on a même des Serigne Saliou dans notre famille. Pour vous dire que je n'ai pas eu de problèmes.

Avez-vous des enfants qui portent le nom de Serigne Saliou ?

Oui. J'ai eu deux garçons et quatre filles avec mon marabout. Les deux garçons-portent le nom de Serigne Saliou et les filles sont toutes homonymes aux membres de la famille du marabout. Malheureusement, l'une d'entre elles, Sokhna Mame Faty Diakhaté, mère de Serigne Saliou est décédée.

Est-ce que vos enfants ont fait des études comme vous ?

Ma fille aînée Sokhna Mame Diarra est titulaire d'un Bac+3 et elle travaille. Pour les garçons, ils ne sont pas allés loin, parce qu'à l'âge de 10 ans, leur père les a envoyés au daara. Avec la bénédiction de Serigne Saliou, ils maîtrisent le Coran qu'ils écrivent même. Présentement, ils vivent à l'étranger. Les deux autres filles sont toujours à l'école. L’une à Seydou Nourou Tall, l'autre dans une école privée catholique.

Pourquoi vos deux enfants n'ont pas suivi l'exemple de leur père et même de leur mère qui ont fait des études ?

Réussir ne signifie pas seulement aller à l'école. Beaucoup de personnes ont réussi dans d'autres secteurs, alors qu'ils n'ont pas eu besoin de faire les bancs. Pour en revenir au cas de mes enfants, en 1993, Serigne Saliou avait fait une déclaration à la radio pour demander aux parents de lui amener les enfants afin qu'il puisse imprégner en eux les connaissances qu'il a imprégnées aux adultes. Quand mon époux l'a entendu, il n'était plus lui-même, pour vous expliquer sa foi en Serigne Saliou. Il me disait que si son fils aîné n'était pas marié, il l'aurait amené. C'était au mois de juillet, mon fils n'avait pas 10 ans. C'est au mois de janvier, lorsqu'il a soufflé ses 10 berges qu'il l'a amené auprès de Serigne Saliou, rejoindre ses demi-frères

Venons-en à la rencontre entre le cheikh et Serigne Saliou...

Cette rencontre relève du domaine divin. Rien que le lieu est évocateur. Ils se sont rencontrés dans un champ. Le cheikh n'avait que 8 ans et Serigne Saliou était sur une calèche. Pour vous dire que c'est lui qui est allé chercher le cheikh qui était avec son frère. Très jeune, il n'était même pas conscient de ce qui venait de se passer. En s'agrippant à la calèche, ce n'était pas un hasard. Donc, vous comprenez que la date du 17 avril est symbolique pour nous Thiantacounes. Tout ce que le cheikh a, il le doit à sa fidélité à l'égard de Serigne Saliou. Cheikh Béthio n'était pas prédestiné à devenir guide spirituel, du fait de sa descendance. Il n'est pas issu d'une famille maraboutique, il n’a ni appris le Coran, ni le maitriser. Le fait que Serigne Saliou l'ait choisi suffit pour qu'il lui rende grâce tous les ans. Je ne dis pas que Serigne Salien est Dieu, mais il est le représentant de Dieu sur terre. Parce que c'est lui qui nous a orientés vers l'au-delà. Pour en revenir à cet événement, j'invite tout le Sénégal, toutes confréries et religions confondues. Il y aura des chameaux, des moutons, des bœufs en passant par les poulets, tout. On va procéder à un récital de Coran, la lecture des Khassaïdes, on chantera Serigne Saliou. Ce sera la fête.

L’année dernière, les talibés avaient remis 1 milliard au cheikh. Qu'est-ce qui est prévu pour cette fois-ci ?

Le milliard que les talibés ont remis au cheikh n'a pas encore fait un an. C'était au mois de juillet dernier. Tant que Serigne Saliou était encore en vie, on ne célébrait pas le ziar du milliard. C'est après la disparition de Serigne Saliou que le cheikh a accepté le ziar des talibés. Parce qu'il leur suggérait d'aller tous ensemble faire le ziar auprès de Serigne Saliou. Et même après la disparition de celui-ci, il a été voir son fils aîné, Serigne Cheikh, auprès de qui il a fait son acte d'allégeance.

Quand il est devenu cheikh, est-ce qu'il a abandonné son travail ? Comment cela s'est-il passé ?

Je veux juste faire une précision, le cheikh n'a pas abandonné son travail. Il a exercé jusqu'en 1991, date de sa retraite. Avant sa retraite, il réussissait à bien allier les deux.

Et vous qui étiez infirmière d'état, avez-vous arrêté ?

J'ai continué à exercer jusqu'en 2007 au dispensaire municipal de Bourguiba.

Dans votre cas, n'était-il pas difficile d'être Sokhna et infirmière ?

J'avoue que je dois rendre grâce à Dieu, mais aussi à mon cheikh. Parce que rien que pour mon statut de sokhna, on me traite avec beaucoup d'égards. Les talibés se prosternent devant moi, ils me donnent des adiya. Tout cela grâce au cheikh. Si ce n'était que ma personne, je n'allais pas jouir de tous ces privilèges.

Depuis tout à l'heure, vous dites mon marabout en parlant de votre époux. Comment l'appelez-vous ?

(Rires). Je l'appelle cheikh bi. Avant, je l'appelais par son prénom.

Et si on vous demandait de nous parler de lui ?

(Elle sourit et hésite). Je ne sais même pas par où commencer. C'est un homme hors du commun et je le jure sur la tête de mes enfants. Ce n'est pas parce qu'il est mon mari que je le dis, mais le cheikh est un homme exceptionnel. Cela me sera difficile de vous parler de lui, parce qu'il y a tant à dire ! Mais, je vais essayer de synthétiser. Le cheikh m'a toujours impressionnée par sa générosité, sa fidélité et son humilité. Et, si je dis qu'il est fidèle, prenez l'exemple de ses relations avec Serigne Saliou qu'il continue d'adorer même après sa disparition.

Justement, comment a-t-il vécu la disparition de Serigne Saliou ?

Ce n'était pas facile. Bien que son marabout l'ait doté d'une force, il l'a senti partir.

Heureusement que sa conviction que Serigne Saliou est toujours parmi nous l'a beaucoup aidé. On s'attendait à une catastrophe. Le cheikh est convaincu que notre marabout est toujours avec nous.

Parlez-nous de l'époux Cheikh Béthio avec qui vous vivez depuis 30 ans ?

C'est un bon père de famille, mais aussi un époux modèle. Je vis avec lui depuis 30 ans, mais il n'a pas changé. Cheikh Béthio est resté le même, il est resté constant. La preuve, il a fait de moi un député alors qu'il pouvait dire que celle-là est devenue vieille après 30 ans de mariage. Nous sommes 5, mais il nous met au même pied d'égalité, pour vous dire que c'est un mari juste, un bon polygame.

Quels sont vos rapports avec vos coépouses ?

Nous sommes bien ensemble, on s'entend à merveille. Tout à l'heure, vous m'avez vue discuter avec Sokhna Aida, sa troisième épouse. Celle qui vient juste après moi. Et, que ce soit avec la première, la quatrième ou la cinquième, nous constituons l'unité. Il n'y a aucun problème entre nous. Le point fort du cheikh, c'est qu'il n'accepte pas que ses épouses soient divisées. C'est un très bon polygame.

Parlez-nous de votre casquette de député ? On vous traite comme une sokhna à l'Assemblée ou bien ?

On me considère comme tous les autres députés. Mais, on me donne quand même des égards, certains me donnent des adiya et d'autres me demandent de transmettre leur ziar au cheikh.

Pourquoi n'êtes-vous pas très présente sur la scène médiatique en tant que député ? Est-ce une option ?

À l'Assemblée, j'interviens s'il y a des problèmes dans le domaine de la santé. En tant que rapporteur de la commission santé, je prends souvent la parole. J'ai eu à voyager pour suivre des séminaires. Je remplis pleinement mon rôle de député en tant que voix du peuple. Je ne parle pas beaucoup, mais si j'ai des choses à dire, je le fais.

Comment se passe vos déplacements à l'intérieur du pays avec la présence des Thiantacounes, qui vous verront plus comme une sokhna que comme un député ?

J'en suis fière. Je remplis mon rôle de député. Mais, les talibés me considèrent comme une sokhna. J'ai été à Genève pour un séminaire dans le cadre de la migration. Mon mari les a avertis de ma venue et ils m'ont réservé un accueil particulier avec leur ndjeel au cou. Ce jour-là, j'étais tellement émue... Quand je leur ai dit que l'on m'a réservé une chambre d'hôtel, ils ont dit niet. Ils m'ont conduite chez la mère d'un talibé qui m'a traitée comme une reine. Figurez-vous qu'un véhicule m'attendait chaque jour pour me transporter, à l'aller comme au retour. Mes camarades députés en étaient tellement séduits qu'ils me disaient que les Thiantacounes étaient bien organisés. J'étais tellement gênée que je ne savais plus où me mettre. Quand j'étais à Praia, les talibés me tenaient ma valise, ils m'ont donné beaucoup de adiyu que j'ai partagés avec les sénateurs et les députés. Et, l'un des députés m'a dit : «Maintenant, je suis Thiantacoune.»

Mais, il y a un revers parce que ça ne doit pas être facile d'être sokhna ?

Bon, je vais dans les cérémonies familiales. Mon mari n'a pas de problèmes, il est souple là-dessus. Il comprend que cela ne peut pas manquer. Nous n'avons que nos thiantes et ma famille y assiste. Donc, je me dois de me rendre aux cérémonies familiales.

Vous avez tout de même des contraintes ?

Effectivement. Parce que même étant député, je ne peux pas me rendre dans les grandes soirées à Sorano, ou les soirées mondaines où ce sont des orchestres qui sont alignés. Ça ne va pas de pair avec mon statut de sokhna.

Que dites-vous à ceux qui ont des clichés par rapport aux Thiantacounes ?

J'estime que les gens ne savent pas ce qu'ils disent. Ils ne sont pas imprégnés du phénomène Thiantacoune. Ceux qui critiquent le cheikh ne l'ont pas approché. Il suffit de le côtoyer pour changer d'avis. Récemment, une personne m'a interpellée pour me dire qu'il regrette la mauvaise image qu'il avait de lui. Ce nombre impressionnant de personnes ne peuvent pas tous être des illuminés. Nous comptons de grands intellectuels parmi les Thiantacounes, des cadres, des élèves, des étudiants... Bref, des gens de valeur qui ne sont pas fous. C'est vrai que les brebis galleuses se retrouvent partout. Mais la majorité sait ce qu'elle veut. Et, je rends vraiment un vibrant hommage à ces Thiantacounes, qui nous vouent à nous famille du cheikh un grand respect, une grande considération.

Mais certains vous critiquent par rapport à la manière dont vous célébrez les mariages ?

Mais, le mariage, c'est avoir des témoins. C'est l'essentiel. Et, qu'il se fasse devant les concernés. Dans notre culture, on nous dit que le mari ne doit pas être là, mais je pense que ça ne tient pas la route. Ceux qui font ces critiques aux Thiantacounes ne les ont pas approchés, ils ne savent pas ce qui se passe vraiment. Le cheikh, c'est vraiment l'incarnation de la fidélité, c'est l'humilité, la générosité. Et, son histoire avec Serigne Saliou suffit largement pour témoigner de sa fidélité. Et, personne ne peut contredire cela.

En plus de votre beauté, vous êtes toujours coquette. Comment choisissez-vous vos habits, on vous les offre ou bien ?

(Rires) Merci du compliment. J'ai toujours été coquette grâce au cheikh qui, bien que je sois député, continue de m'entretenir avec ma famille. C'est un mari modèle qui ne tient pas compte de ce que je gagne à l'Assemblée. Ce bracelet en or que je porte, je l'ai acheté lors de mon dernier pèlerinage à La Mecque (elle a été 3 fois à la Mecque) et c'est lui qui m'y avait amenée. Aussi, j'ai le temps de faire des achats et choisir mes habits. Je prends ma voiture et je fais les boutiques.

C'est vous qui conduisez ?

Non, j'ai eu mon permis depuis 81. Mais, je ne conduis plus. Comme toutes les autres, d'ailleurs.

Vous habitez toutes ensemble ?

Non, j'habite avec Sokhna Mbossé, la première qui a comptabilisé 40 ans de vie commune avec le cheikh. Nous vivons ensemble à Mermoz-Sotrac. Les autres sont dans leurs maisons, mais nous sommes toutes unies.

Nous ne pouvons pas vous quitter sans vous demander l'état de santé du cheikh ?

Il se porte très bien. Et, je prie Dieu pour que cela perdure, qu'il le laisse en vie et en bonne santé. Mu sax fi dak !

Réalisé par Ndèye Awa LO & Aïssatou THIOYE
Source Walf Grand Place



1.Posté par RONALDO le 12/04/2010 12:44 | Alerter
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QUE MENTIROSA ERES, TU MARIDO NO ES QUE UN LADRON Y LOS THIANTACOUNES SON CABRONES.


2.Posté par elculoderonaldo le 12/04/2010 14:48 | Alerter
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ronaldo ;primero vete a estudiar castellano.
y sabes lo que te digo ;vete a tomar por culo;
eres un sinverguenza,un gilipollas,hijo de la gran puta,
ladron es tu padre ;mentirosa es tu puta madre,
si tienes huevos deja tu telofono y ya veras

3.Posté par Etrange le 12/04/2010 15:33 | Alerter
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5 épouses? il n'est donc pas musulman?

4.Posté par RONALDO le 12/04/2010 16:38 | Alerter
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elculoderonaldo, tu madre es una puta de una hija de puta , los sinverguenzas son tu y tu puta madre....y tu puuuuttttaaaa familia , hijo de perro.

5.Posté par babacar le 12/04/2010 16:48 | Alerter
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j'ai une kestion comment un musulman peut avoir 5 épouses

6.Posté par Babacar le 12/04/2010 17:59 | Alerter
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vous êtes seulement des jaloux yaw babacar va te faire foutre

7.Posté par Mauritanien le 13/04/2010 09:41 | Alerter
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CEYDI KANE, IL N'Y A PAS DE TÉMOIGNAGE PLUS HONORABLE POUR UNE FEMME ENVERS SON ÉPOUX ET SON SERIGNE.
TA FAMILLE DEPUIS LA MAURITANIE TES COUZ EN PARTICULIER TE SALUT.
CHEIKH BI YALL NA FI YAK TE WER AMINE.
LES JALOUX VONT MOURIR REK.

M B Sy

8.Posté par machalla le 22/04/2010 12:08 | Alerter
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DES JALOUX ONT EN TROUVENT PARTOUT, MAIS UN JOUR VIENDRA ILS VONT TOUS SE REPANTIRqt[

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