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SUITE FACE AUX LECTEURS AVEC GASTON MBENGUE : “Blanchiment d’argent, je connais pas !”

Faute d’espace disponible, l’intégralité du face-à-face entre les lecteurs et le promoteur Gaston Mbengue n’a pu être publiée dans notre édition d’hier. Nous vous proposons dans ce dernier jet, la partie qui manquait à l’appel. Elle concerne le rapport entre le blanchiment d’argent et les cachets faramineux en lutte avec frappe. Sur cette question de notre lecteur Pape Gorgui Ndoye, Gaston Mbengue se dit…blanc comme neige.


Rédigé par leral.net le Mercredi 10 Mars 2010 à 11:20 | | 0 commentaire(s)|

SUITE FACE AUX LECTEURS AVEC GASTON MBENGUE : “Blanchiment d’argent, je connais pas !”
Pape Gorgui Ndoye, Hlm Grand-Yoff

“Beaucoup de gens indexent la lutte comme étant un moyen de blanchissement d'argent, avec les cachets faramineux que vous payez aux lutteurs, quel est votre avis sur la question ? Concrètement, comment les promoteurs font-ils pour regrouper autant d’argent pour monter des combats ?”

«Honnêtement, je ne sais pas ce que veut dire blanchiment d’argent. Les gens en parlent, mais moi, je ne connais pas. Aujourd’hui, si quelqu’un veut me confier 100 milliards FCfa, je peux les garder sans que personne ne soit au courant. Pourquoi blanchir de l’argent ? Moi, je peux garder 100 milliards FCfa ! Peut-être qu’il y en a qui le font, mais moi, je ne le ferai pas. Je ne confierai mon argent à personne. S’il s’enfuit avec, je suis foutu (sic) ! Je préfère garder ça dans mes caves.

Pour organiser de grands combats, il faut, soit passer par un montage financier, soit savoir prendre des risques avec les professionnels. Les montages financiers, tout le monde sait comment cela se passe. Moi, avant de monter un combat, je demande l’avis de mes partenaires, pour voir si cela les intéresse d’abord. S’ils me disent OK, je ne demande aucun sou. Je prends des risques en mettant mon argent. Ceci, pour ne pas subir de diktat. Car, aujourd’hui, si tu comptes sur des sponsors pour organiser un combat, ils vont t’imposer leur rythme. Il y a des promoteurs qui agissent ainsi en comptant sur des sponsors pour tenir leurs combats et dans ces cas, le sponsor va attendre 15 jours avant le combat pour te donner l’argent. Pis, dans ces conditions, ils vont t’imposer ce qu’ils vont te donner. Cela déteint sur la qualité de l’organisation. Mais si tu montes un combat intéressant comme Tyson-Yékini et comptes sur ton argent pour organiser en n’attendant les sponsors que comme appoint, ce sont eux qui vont se bousculer à ta porte. Les promoteurs qui ont souvent des problèmes, c’est qu’ils mettent leur argent sans savoir où aller. Le jour de leur combat, tu verras une vingtaine de banderoles sans que la moitié ne passe à la caisse. Ce qui est surtout dangereux, c’est de monter un combat à partir du stade Demba Diop. Comme cela a été le cas pour le combat Gris Bordeaux – Baboye. Quand un des lutteurs descend, l’autre le rejoint pour le défier et le public acclame à tout rompre. Il ne faut pas se laisser emporter par les acclamations du stade, car même si le stade est plein, cela ne fait pas 20 millions de recettes.»

Namory Barry
Source L'observateur






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