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Sacré Sénégal un pays qui refuse le Développemen,un peuple qui passe son temps à faire des commérages politiques


Rédigé par leral.net le Vendredi 8 Juillet 2016 à 22:29 | | 0 commentaire(s)|

Voilà, bientôt une décennie et demie que le pays est tenu en haleine non pas par des préoccupations et des objectifs de Développement , mais plutôt par des feuilletons de détournements, d’aliénation de deniers publics, d’enrichissements illicites, un mélodrame national avec des entre actes agrémentés quotidiennement de faits divers les plus rocambolesques d’arnaques, de pédophilie, de vols , de viols et d’agressions qui ne dérangent plus ni prêtres, ni cadis, ni patriarches, ni devins communautaires.
Hier après la première alternance grosse d’espoir le feuilleton Idy –Wade autour des chantiers de Thies, a provoqué le désenchantement, empêchant le pouvoir et le peuple de se pencher sur des Programmes et stratégies pouvant sortir notre pays du marasme économique. La deuxième alternance est en passe de connaître le même scénario entre Macky et Karim car depuis que ce dernier a été inculpé, jugé, incarcéré beaucoup de Sénégalais n’ont plus d’oreilles et d’yeux que pour lui, certains compatissant, d’autres soupirants enfin pour la fin de l’impunité. C’est pour cela que sa libération continue également de faire la une des organes de presse, d’alimenter les conversations dans les bureaux, les salons de thé et même les chancelleries au risque de détourner la conscience nationale des défis et enjeux de l’heure. Comble de malheur, sacré Sénégal, le pays est non seulement agressé, spolié par des déprédateurs sans foi ni loi mais son peuple encore diverti par ces derniers. IL suffit de jeter un regard le matin autour des kiosques de journaux pour voir tout ce beau monde, enfants, jeunes, Adultes et vieilles personnes, à qui il devait manquer du temps pour s’occuper utilement, trouver d’autres stratégies de survie que de se mettre à dévorer du regard les images et titres de presse aux fins de pouvoir alimenter leurs commérages ou donner plus de vent aux rumeurs de la journée ou de la semaine. Le même scénario peut se noter aux abords des Marchés, autour de crieurs publics, de marchands d’illusions, fétichistes ou religieux, dans les espaces publics au tour de jeux ludiques, dans nos rues et avenues paradoxalement bondées de monde à des heures de Travail C’est là le meilleur baromètre de la perversion politique de nos responsables politiques qui au lieu de mettre le doigt sur les maux de la société ou de proposer des programmes à même de changer le cours des choses, soulèvent des peccadilles sinon des préoccupations crypto personnelles.
Hélas au Sénégal la politique politicienne a pris le pas sur la politike du poète Président, sur l’intérêt de la cité, sur le culte du travail qui la fonde. La virulence du propos, l’art de la manipulation, pour nuire à l’autre, sont devenus les armes conventionnelles à la place de la pertinence et de la noblesse des idées et de la générosité et de la solidarité dans l’action. Ceci dénote une certaine carence dans la possibilité de formuler un projet de société novateur à même de pouvoir enjamber les marches du progrès
. Sinon comment comprendre que tout un peuple soit accroché depuis des semaines à un non- évènement, celui de l’élargissement d’un prisonnier et pire toute cette spéculation autour d’un concept « deal » dont la connotation originelle n’a rien de négatif.
Le mot « deal » du verbe anglais « to deal » qui veut dire traiter une affaire avec quelqu’un ou par extension, négocier, est naturellement l’expression qui convient dans le cas de Karim qui s’était considéré comme prisonnier politique. Alors quoi d’extraordinaire, quand chaque partie prenante pose ses conditions particulièrement et ici, le Pouvoir plus que Karim d’ailleurs. Evidemment comme les Sénégalais ont l’art d’acclimater et d’altérer les concepts, le mot « deal » dans un contexte Sénégalais où intrigues et magouilles font légion, peut renvoyer à un sens péjoratif qui ne peut et ne doit prospérer et pour cause que dans l’imaginaire de celui qui l’a sorti. En réalité Idy, l’auteur de l’expression dans le cadre de l’implication du Qatar dans l’élargissement de son frère jumeau avec qui il dispute la paternité du PDS et qui sait le pouvoir après Macky, a des raisons de se faire des soucis sinon des angoisses, existentielles politiques.
Ce pendant Deal ou pas ceci ne doit pas empêcher les Sénégalais de travailler et de dormir à poings fermés, tout en gardant l’œil sur les ennemis intérieurs et extérieurs du Sénégal ; Idy n’a qu’à s’en prendre à lui même, c’est trop facile de se mettre en bretelles ou en quatre épingles et se dire actionnaire majoritaire d’un parti d’autrui surtout quand celui-ci a pour surnom Jomboor.
wanddiaye@gmail.com






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