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« Samuel Sarr refuse de déférer à la convocation de la DIC et défie le juge du 3ème cabinet ! » (Mandiaye Gaye)

Mais pour qui se prend-il en agissant de la sorte, comme s’il était au-dessus des lois de la République ? Voici encore une preuve accablante qui justifie la faiblesse de l’Etat du Sénégal et donne toutes les raisons de décrier une justice à deux vitesses dans notre pays ! Sous le prétexte d’avoir été un ancien ministre, il ne relève plus alors que de la Haute Cour de justice ! Autrement dit, il n’est plus maintenant, un citoyen justiciable par les lois ordinaires du pays.


Rédigé par leral.net le Vendredi 14 Février 2014 à 20:10 | | 0 commentaire(s)|

« Samuel Sarr refuse de déférer à la convocation de la DIC et défie le juge du 3ème cabinet ! » (Mandiaye Gaye)
 Mais au nom de quoi ? Voilà qui prouve justement, l’absurdité du législateur à créer inconsciemment des lois qui ne sont plus  impersonnelles comme cela se doit, mais uniquement, dans le but de protéger ultérieurement des gouvernants, dont certains ne sont rien d’autre que des malfaiteurs, qui sont accidentellement aux affaires, en leur permettant de commettre toutes sortes de forfaitures, sans courir aucun risque demain. Cette loi, disant que les anciens ministres ne doivent être jugés que par la Haute Cour de Justice, ainsi que l’article 101 de la Constitution, qui  stipule que: « le président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison… » – donc qui fait de lui, un irresponsable majeur, capable de commettre les fautes les plus inadmissibles au cours de son magistère, sans être traduit en justices après- font partie des lois insensées, qui ne tiennent nullement compte des réalités de la personne humaine et de ses instincts de dictateur possible, à pouvoir commettre par folie des grandeurs, des actes contre nature criminels, ignobles et abjectes.
Voilà pourquoi, à cause de ces raisons et d’autres, mais également sur la base de l’expérience vécue chez-nous comme ailleurs, ces lois, comme d’autres qui leur sont semblables, doivent être abrogées et révisées fondamentalement en fonction de la réalité et du possible, qu’un dictateur patenté peut bien accéder un jour au pouvoir –suivez mon regard-, de l’évolution des meurs et de la nature sociologique complexe de notre société, marquée fortement par la féodalité et l’aristocratie maraboutique, dont les survivances s’arcboutent encore et étale même plus largement ses tentacules, nous empêchant ainsi d’asseoir une République égalitaire au sens plein du terme, démocratique et débarrassée de ces tares et autres archaïsmes.  
Comment dans les règles de l’art, un corps d’élite, spécialisé en matière d’enquêtes policières comme la DIC, peut-il accepter docilement de se faire ridiculiser par un individu, non seulement en refusant de répondre à la convocation du Juge, mais de surcroit se faire éconduire comme des malpropres et de « déchirer » la convocation, sans aucune réaction énergique qui va de soi de leur part ? C’est incroyable ! Est-ce-que réellement, la DIC aurait eu la même attitude, si en lieu et place, il s’agissait d’un citoyen lambda ? Bien sûr que non ! Les cas de refus des anciens dignitaires du régime libéral, qui ont absolument l’obligation de répondre à la requête de la Justice, mais aussi de rendre compte de leur gestion en cas de besoin, sont inacceptables et franchement effrontés de leur part. De leur époque, ceci était impensable, pourquoi alors se liguent-ils ainsi aujourd’hui, pour adopter cette attitude inacceptable pour des républicains? Pour rappel, voici des gens qui ont géré notre pays de façon irresponsable et délibérée, qui l’ont mis en banqueroute par un pillage systématique comme le justifie l’état de la nation, qui refusent non seulement de répondre de leur gestion catastrophique devant la justice, mais en plus, se permettent de nous narguer avec du culot à présent.
Et ils commencent à faire des émules maintenant en leur sein et dans le pays, ce qui est inadmissible. Comme si c’était un mot d’ordre qu’ils se sont donné à leur bureau politique,  pour démontrer au vu de tous, la faiblesse notoire ou l’impuissance de l’Etat sous Macky Sall. Et par ailleurs, tourner en dérision les forces de police de  leur insuffisance de rigueur militaire pour les contraindre à répondre de force à la justice, dans le respect des droits de la défense bien entendu. Dans le cas présent comme dans celui de certains « marabouts » ou mollah, qui adoptent la même attitude de refus de se soumettre aux lois en vigueur, l’on constate parfaitement, que le principe sacro-saint, qui veut que force reste toujours à la loi, est en train de battre en retraite. C’est un précédent grave et dangereux pour la République et tous les citoyens qui ne bénéficient d’aucune protection particulière, autre que celle de l’application stricte à tous et sur le même pied, des lois de la République. Ceci atteste manifestement et à suffisance par ailleurs, de la nature de classe incontestable de l’Etat du Sénégal, ainsi que le caractère de justice à deux vitesses appliquées à des citoyens injustement catégorisés en « Cumba am ndey ak cumba amul ndey ».
Il est dès lors urgent, que le Président de la République sache bien, qu’il lui incombe et qu’il relève de ses responsabilités propres et prérogatives régaliennes de considérer tous les Sénégalais sans exception, comme des citoyens à part entière et égaux devant la loi. Et à ce titre, il doit les traiter absolument tous, sur un pied d’égalité sans discrimination ni préférence aucune. Faute de quoi, ce sera bientôt dans notre pays, la porte ouverte à l’anarchie et à la désobéissance civile, dont lui seul, serait l’unique et le principal responsable, en tant que président de la République pour tous les Sénégalais. A bon entendeur salut !


Mandiaye Gaye
Gaye_mandiaye@hotmail.com
 







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