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Santé: Plus de 1.500 femmes meurent chaque année lors de l’accouchement

C’est ce qu’a révélé une étude faite par l’Association Sénégalaise pour le Bien-Etre Familial (ASBEF), rendu public, Vendredi, à Dakar.


Rédigé par leral.net le Vendredi 16 Décembre 2011 à 17:16 | | 0 commentaire(s)|

Santé: Plus de 1.500 femmes meurent chaque année lors de l’accouchement
Selon l’étude lue par Leral.net sur le site de l’APS, près de 1.720 femmes meurent chaque année au Sénégal au moment de l’accouchement. Soit cinq décès par jour, du fait essentiellement de la pauvreté, des conditions d’accouchement dans les formations sanitaires et de l’inaccessibilité aux services de santé. « Ce sont les jeunes filles et jeunes femmes de moins de 20 ans qui meurent le plus des suites d’accouchement, du fait de l’immaturité et de leur trop forte fécondité précoce’’, a expliqué M. Birahim Diongue, le directeur d’étude.

Le problème ne s’arrête pas seulement aux mères. Les bébés sont eux aussi victimes de ce mal. Ainsi, ce serait quelques 15.000 nouveau-nés qui meurent chaque année, soit 41 décès par jour, du fait d’une mauvaise santé de leur mère et des problèmes d’accessibilité des services de santé.

Un réel manque de communication

« En matière de plaidoyer, il n’y a pas eu assez de mobilisation pour lutter contre la mortalité maternelle et néonatale’’, a souligné le responsable de l’Information et de la Communication de l’ASBEF, M. Abdoul Aziz Mandiang. Toutefois des initiatives ont été entreprises par l’ASBEF pour appeler à plus de sensibilité, et une plus grande prise de conscience sur le problème. « Des messages ont été produits après un processus de concertation avec les acteurs de la santé pour pousser les cibles clés : gouvernement, partenaires au développement, société civile et leaders d’opinion à être plus sensibles à la question de financement », a indiqué M. Mandiang.

La solution, augmenter le financement pour le secteur de la santé de la reproduction

En réalité, l’Etat a alloué moins de 7% de son budget au secteur de la santé, alors que l’OMS et l’Union Africaine recommandent respectivement 9% et 15%. « C’est important d’augmenter ce financement pour une réduction assez significative de la mortalité maternelle et néonatale très préoccupante, et cette étude va dans ce sens. Elle vient contribuer à l’augmentation du financement de la santé de la reproduction pour l’amélioration de la santé de la femme et des enfants au Sénégal », a déclaré M. Diongue.






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