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Scandalisé par l’agression contre le Président de la République à l’UCAD, le Conseil national du laïcat condamne


Selon le Conseil National du Laïcat (CNL), « les pierres jetées sur la Première Institution de notre cher Sénégal, même si elles ont manqué d’atteindre la personne du Président, ont honteusement porté atteinte à l’autorité suprême et ont profondément blessé le cœur de tous les Citoyens épris de justice et de paix, de civisme et de patriotisme ».


Rédigé par leral.net le Vendredi 7 Août 2015 à 20:21 | | 2 commentaire(s)|

Le laïcat catholique sénégalais condamne « fermement » l’agression subie par le Président de la République, vendredi dernier, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et « appelle tous les citoyens à plus de responsabilité, de respect et de conscience du bien commun pour un Sénégal humainement debout, socialement uni et économiquement prospère ».

Voici l’intégralité du communiqué parvenu à l’Oficom :

Le Conseil national du Laïcat du Sénégal, Structure qui regroupe l’ensemble des mouvements et associations catholiques, condamne fermement l’agression qui a visé le Président de la République, son Excellence Macky Sall, au campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), le vendredi 31 juillet 2015. Les pierres jetées sur la Première Institution de notre cher Sénégal, même si elles ont manqué d’atteindre la personne du Président, ont honteusement porté atteinte à l’autorité suprême et ont profondément blessé le cœur de tous les Citoyens épris de justice et de paix, de civisme et de patriotisme. Le seul mérite de ces actes inqualifiables est, sans conteste, d’avoir enfin réussi à mettre à nu la grave méconnaissance des règles les plus élémentaires du jeu républicain et l’inconscience scandaleuse des conséquences qui peuvent en découler.

Le scandale est d’autant plus bouleversant que ces événements ont eu pour théâtre la prestigieuse Université Cheikh Anta Diop dont la mission est de faire jaillir la lumière (lux) pour éclairer l’observance de loi (lex) et chasser les ténèbres de l’anarchie et de l’ignorance.

Un tel constat est, malheureusement, un élément probant de l’agenda et du terminus désolant qu’envisagent ces propos de Socrate repris par Platon : « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie. » (Platon, République, VIII, 562b-563e.)

Le Conseil national du Laïcat, en communion avec les Catholiques du Sénégal et les hommes de bonne volonté, tout en réaffirmant son engagement à repousser, le plus loin possible, les barrières de la tyrannie, à la lumière de l’Evangile, appelle tous les citoyens à plus de responsabilité, de respect et de conscience du bien commun pour un Sénégal humainement debout, socialement uni et économiquement prospère.
Le CNL appelle plus particulièrement les autorités qui dirigent le Sénégal à promouvoir sans réserve la culture du droit et de la justice véritables afin de garantir des Institutions fortes et respectées.






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