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Sécurité: un Dakar qui rêve d'un sans faute

DAKAR - Après les dangers des villages africains, les écueils de la passion latine...

A la recherche de son second souffle, le Dakar made in Amérique du Sud ne peut se permettre le moindre faux-pas. En particulier au niveau de la sécurité des concurrents mais aussi de celles des spectateurs. Depuis sa création en 1979, 56 victimes ont été recensées par l'AFP. Parmi elles 17 spectateurs (huit enfants), 26 concurrents (en 2007, on se souvient du motard Fabrizio Meoni) ou encore celle symbolique du directeur de la course, Thierry Sabine en 1986 sans compter celles d'autres suiveurs et organisateurs.


Rédigé par leral.net le Mercredi 31 Décembre 2008 à 21:45 | | 0 commentaire(s)|

Sécurité: un Dakar qui rêve d'un sans faute
Sécurité: un Dakar qui rêve d'un sans faute

Le Dakar est une course dangereuse. En Argentine et au Chili, l'organisation devra gérer un grand nombre de spectateurs./Reuters
DAKAR - Après les dangers des villages africains, les écueils de la passion latine...

A la recherche de son second souffle, le Dakar made in Amérique du Sud ne peut se permettre le moindre faux-pas. En particulier au niveau de la sécurité des concurrents mais aussi de celles des spectateurs. Depuis sa création en 1979, 56 victimes ont été recensées par l'AFP. Parmi elles 17 spectateurs (huit enfants), 26 concurrents (en 2007, on se souvient du motard Fabrizio Meoni) ou encore celle symbolique du directeur de la course, Thierry Sabine en 1986 sans compter celles d'autres suiveurs et organisateurs.

Toute l'édition spéciale Dakar est ici

Principal attrait du Dakar 2009 mais aussi principal danger: la passion des Argentins pour le sport automobile. «C'est difficile de l'appréhender mais ils risquent d'être très nombreux. On sait par exemple que les hôtels des régions traversées comme Catamarca et La Rioja qui ne sont pas des destinations touristiques de saison sont déjà complets», explique le directeur de la sécurité d'ASO, Grégory Murac. «Quand j'ai été cherché ma voiture au port de Buenos Aires, c'était dingue. Il y avait plein de gens à photographier les pilotes, confirme le journaliste d'Auto-Hebdo, Philippe Carles, plus de 20 Dakar au compteur. Je pense qu'il va y avoir énormément de monde.»

Seule solution pour éviter les incidents: canaliser les spectateurs. Une initiative qui va a l'encontre de l'esprit «aventure» de la course, mais la sécurtié est à ce prix. L'organisation va donc plaçer des zones aménagées au milieu des spéciales où les spectateurs pourront regarder passer la course. «Nous avons dit aux autorités que nous préférerions qu'il n'y ait pas de spectateurs en dehors de ces zones mais ils resteront libres», nuance le directeur sécurité d'ASO. Facteur rassurant, l'Argentine et le Chili sont des pays où il y a moins de villages qu'en Afrique. On sait à quel point la traversée de ces endroits est toujours problématique. «Je pense que les Argentins qui sont des passionnés de sport automobiles sont également plus habitués à ces courses», nous avait également confié à Paris, le directeur de la course Etienne Lavigne.

Possibilité d'exclusion...

Dans le rayon des mesures plus classiques, le road book précise comme chaque année à tous les pilotes les endroits où ralentir et où faire attention. «Chaque étape a été reconnue par l'un de nos responsables de la sécurité accompagné par la gendarmerie argentine et les Carabinieros chiliens, explique Grégory Murac qui a effectué 10 voyages en Argentine et au Chili pour préparer ce Dakar. Ils nous ont brieffés sur les zones à déplacer, les endroits où il y avait des risques d'incendie. C'était un échange permanent.» Sur les portions où leur vitesse est limitée, les pilotes seront contrôlés grâce à leur GPS embarqué (qui indique leur vitesse en temps réel) par 12 contrôleurs de la direction de la course. Les contrevenants s'exposent à des sanctions pouvant aller de l'amende financière à l'exclusion du rallye.

Sur les routes ouvertes, les contrôles de vitesse seront également effectués par les représentants de la police argentine ou chilienne. Des routes qui risquent d'être surchargées en cette période de vacances d'été en Amérique du Sud. Des véhicules de la course indiqueront aux pilotes les dangers et un hélico ouvrira la route le matin. La direction croise les doigts.
A Buenos Aires, Matthieu Goar






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