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Sénégal: La déontologie du journalisme va-t-elle à la dérive ?

“Il n’est rien de plus difficile à prendre en main, de plus périlleux à diriger, ou de plus aléatoire, que de s’engager dans la mise en place d’un nouvel ordre des choses, car l’innovation a pour ennemis tous ceux qui ont prospéré dans les conditions passées et a pour tièdes défenseurs tous ceux qui peuvent prospérer dans le nouvel ordre des choses” dixit Machiavel.


Rédigé par leral.net le Vendredi 5 Juin 2015 à 11:56 | | 0 commentaire(s)|

Sénégal: La déontologie du journalisme va-t-elle à la dérive ?
Quand dans un pays des mots valeureux comme la discipline, le respect des institutions, la pudeur et tant d’autres vertus sont absents dans toutes les sphères, c’est le début du naufrage social.

Le droit du public à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste, rappelé dans la Déclaration universelle des droits de l’homme doit guider le journaliste dans l’exercice de sa mission. Cette responsabilité vis-à-vis du citoyen prime sur toute autre si je me référe sur la Charte d´éthique professionnelle des journalistes SNJ, 1918/38/2011.

Malheureusement le journaliste n’a plus de mission au sens noble du terme. Il exerce un métier qui consiste à vendre de l’information sur un marché de plus en plus compétitif.

Face à une tendance dominante qui privilégie les analyses superficielles et un traitement «people» des questions politiques, le journaliste doit défendre un journalisme de contenu qui s’intéresse avant tout aux débats de fond et aux idées.

Rappel de quelques principes pour une bonne déontologie du journalisme

1. Le journaliste doit défendre, en tout temps, le double principe de la liberté de rechercher et de publier honnêtement l’information, du commentaire et de la critique et le droit au commentaire équitable et à la critique loyale. Il ne doit cependant pas rapporter des faits dont il ne connait pas l’origine, ne doit pas supprimer des informations essentielles et falsifier des documents.

2. Il doit aussi s’efforcer par tous les moyens de rectifier toute information publiée et révélée inexacte et nuisible.

3. Le journaliste prendra garde aux risques d’une discrimination propagée par les médias et fera son possible pour éviter de faciliter une telle discrimination, fondée notamment sur la race, le sexe, les moeurs sexuelles, la langue, la religion, les opinions politiques et autres et l’origine nationale ou sociale.

4. Fautes professionnelles graves: la calomnie, la médisance, la diffamation, les accusations sans fondement; l’acceptation d’une quelconque gratification en raison de la publication d’une information ou de sa suppression.

5. Reconnaissant le droit connu de chaque pays, le journaliste ne doit accepter que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute intrusion gouvernementale ou autre.

Nous invitons le président de la République Macky SALL à agir contre ces dérives car c’est l’intellect du pays qui est insulté et offensé.

Sarré Aboubacry






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