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Sénégal - Technologie : L’avenir du Sénégal dépend de sa capacité à exploiter les TIC - Par Abdoulaye Lahad Diouf


Rédigé par leral.net le Vendredi 1 Avril 2016 à 12:34 | | 0 commentaire(s)|

Monsieur le Président de la République

La modernisation institutionnelle, sociale et économique pour la croissance économique forte, soutenue et équitable est un engagement important du gouvernement. Il s’agit d’une autre bataille que la nation sénégalaise doit gagner : UN DEVOIR NATIONAL. Les nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) nous offrent l’opportunité d’accélérer la marche vers cet idéal de progrès pour tous.

L’histoire et le destin du Sénégal se jouent donc maintenant, à travers notre capacité d’exploiter à fond les Technologies de l’Information et de la Communication. En tant que citoyen croyant dans le pouvoir de la science et de la technologie, j’en suis conscient. La nouvelle culture de travail instaurée par le Gouvernement est axée sur l’Action et le Résultat.
Face à quatre problèmes majeurs :
(1) l’inefficacité de l’appareil administratif ;
(2) le retard technologique du Sénégal par rapport aux autres pays de la région;
(3) l’inadéquation du cadre juridico-réglementaire des télécommunications ;
(4) la mauvaise articulation du mariage des TIC et du développement socio économique.
1- Le retard technologies du Sénégal
Tout est aujourd'hui disponible et accessible sur la toile de l’Internet, partout, chez soi, au bureau, dans les usines, dans les écoles, dans les hôpitaux, dans les rues. C'est une chance pour la modernisation socio économique, pour la croissance forte et soutenue de l’économie, pour la diffusion du savoir et du savoir-faire, et pour l’intégration sociale de tous les citoyens. C’est-à-dire pour une nation plus solidaire, plus productive, plus et mieux intégrée à ce monde en pleine mutation technologique.

Dans ce contexte, rattraper, voire devancer, les autres pays de la région au niveau des infrastructures et de la pénétration technologiques est un défi collectif que nous devons relever. Mesurons-le :
Il est anormal que le Sénégal se trouve au dernier rang mondial au niveau de l’indice du développement technologique ;
Il est anormal que le coût de l’Internet soit plus élevé au Sénégal alors que son revenu par habitant est le plus faible dans le monde ;
Il est anormal qu’il y ait 22 centres de télémédecine au Nigeria et 1 dans notre pays ;
Il est anormal qu’il existe 65 centres d’appel (call centers) générateurs de 25,000 emplois au Nigeria, au Ghana et zéro au Sénégal.
Face à ce tableau, nous ne pouvons plus rester les bras ballant. Telles sont les raisons fondamentales pour lesquelles le Gouvernement et le peuple ont la rage de réussir, de vaincre, de gagner cette bataille des Technologies de l’Information et de la Communication en initiant un projet national de création et de renforcement des infrastructures technologiques capables de répondre aux besoins des investisseurs nationaux et étrangers en matière de TIC.
Face à la mutation économique et technologique du monde, il y a comme un consensus politique et intellectuel autour de la question du rôle du cadre réglementaire dans le développement des Technologies de l’Information et de la Communication et de l’économie en général. C’est pourquoi l’état doit ouvrir les quatre grands chantiers qui suivent :

La poursuite de la réforme du cadre juridico-réglementaire :
Le maillage numérique du territoire :
Le respect des normes et des standards :
Le développement d’une plateforme VOIP :
2- Le mariage des TIC et du développement socioéconomique :
Les TIC doivent profiter aux opérateurs, aux consommateurs et à l’ensemble de l’économie nationale. Ne pas voir la corrélation entre la technologie et le développement socioéconomique, c’est ne pas comprendre le drame de l’accumulation du capital au Sénégal. La croissance économique se réalise à travers l’accumulation du capital, au niveau individuel et collectif. Un pays crée des richesses avec et dans l’intérêt de tous ses citoyens si et seulement si ses forces productives sont libérées. Derrière tout progrès possible au Sénégal, il doit y avoir un sénégalais. Alors, avec les TIC, le progrès n’a jamais été aussi possible dans le pays.

Je dis que ce progrès est possible parce que si le Sénégal s’embarque dans ce train des Technologies de l’Information et de la Communication, la nation Sénégalaise y arrivera.

Je dis que ce progrès est possible parce que les TIC encouragent l’initiative individuelle, accélèrent la libre circulation des idées, de l’argent, du savoir et des marchandises.

Je dis que ce progrès est possible parce que les TIC peuvent nous aider à lancer une vaste campagne d’éducation pour tous, telle que voulue par le Gouvernement.

Oui, vous redirai-je, tout est possible si, et seulement si nous nous engageons ensemble et solidairement dans cette bataille pour la conquête des Technologies de l’Information et de la Communication.

Abdoulaye lahad diouf
Responsable Apr Oregon / usa
Sr IT CONSULTANT A NIKE INC
twcom@mail.com







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