leral.net | S'informer en temps réel

Sénégal : aux frontières du désert

Des nuages de poussière rouge comme en apesanteur au-dessus des eaux calmes et grises du fleuve Sénégal. Un étrange climat règne dans la cité de Rosso. Un je-ne-sais-quoi de mystérieux propre aux villes frontières d’Afrique. Des petites et grandes contrebandes prospèrent d’un bord à l’autre du fleuve. La traversée se fait en pirogue. Quelques coups de pagaie à peine séparent les deux pays, les deux civilisations. D’un côté l’Afrique noire, de l’autre déjà un début de monde arabe. Rosso Sénégal fait face à Rosso Mauritanie.


Rédigé par leral.net le Dimanche 2 Mai 2010 à 16:52 | | 3 commentaire(s)|

Sénégal : aux frontières du désert
Côté Sénégal, une petite cité de bric et de broc, tumultueuse. Des portefaix qui se bousculent à l’entrée de l’embarcadère en bois rongé par les eaux boueuses. Une multitude de sacs bigarrés qui passent de mains en mains à la vitesse de l’éclair dans de grands éclats de voix. Les candidats au voyage embarquent sur les pirogues avec leurs valises.

Sur l’autre rive, l’ambiance est bien différente. Plus austère. Il faut apprendre à attendre. Sur des dalles en ciment. Attendre que les douaniers reviennent. Ils sont partis prendre le thé. Des Français se couchent à l’ombre de leur camion. Comme tant d’autres, ils font Paris-Dakar, Rennes-Dakar ou Bordeaux-Dakar.

Ils ont acheté un camion en France et comptent le revendre arrivés à destination. Ils espèrent ainsi financer leur périple. Des voyages à l’économie. Beaucoup d’improvisation. De belles aventures à partager.

L’officier de douane est absent depuis plusieurs heures. L’un de mes amis mauritaniens part en ville. Cherche son domicile. Et lui fait signer les papiers qui vont nous permettre d’entrer dans le pays. Dès que l’on s’éloigne du fleuve, la végétation change du tout au tout. En quelques centaines de mètres. Les eucalyptus et les herbes hautes cèdent le pas au désert.

Plus d’ânes, ni de chevaux. Des dromadaires qui vagabondent au bord d’un long ruban de bitume qui file entre Rosso, Nouakchott et Nouadhibou. Un filet noir et luisant, perdu entre le bleu de l’océan atlantique et le doré du désert.

La marche dans le sable est délicieuse. Elle se savoure. Isselmouh, un Mauritanien habitant à Nouakchott, ne résiste pas la tentation : se pencher sur les grains dorés et en ramasser de pleines poignées. Il m’offre son sable. Il veut le partager. Il en est si fier. « Tu vois comme il est pur, comme il est propre, comme il est fin. Rien à voir avec le sable de Dakar ».

Et c’est vrai que le sable de Dakar était souvent grisâtre, gorgé d’hydrocarbures. Là, les dunes à perte de vue, les côtes désertes et le vent chaud venu du Sahara semblent gages de pureté de l’air. Ils offrent la paix à Isselmouh « La nuit je viens dormir dans le désert, au creux d’une dune » explique-t-il en inspirant de pleines bouffées d’air.

Sur cette route, l’on ne croise presque personne. Il peut s’écouler une demi-heure avant qu’une voiture ne passe. Quelques maisons perdues en bord de route. Des troupeaux de dromadaires qui attendent le bon vouloir des citadins : les habitants de Nouakchott, qui le soir venu, à la fraîche, viendront acheter du lait de « chamelle ». Tout semble si calme. Seul le vent fait entendre sa chaude respiration.

« Ici personne n’a envie de s’enfermer dans les villes. J’ai besoin du désert, des oasis et du contact avec mes troupeaux » lâche un citadin. Tout semble si paisible. Et pourtant sur cette même route, malgré la multitude de barrages militaires, l’improbable est arrivé : des humanitaires espagnols ont été enlevés par Al Qaïda Maghreb.

blog le monde



1.Posté par mad le 02/05/2010 18:45 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

regardez le nouveau site que viens de lancer le journaliste el malick seck

www.politicosn.com

2.Posté par idy le 02/05/2010 21:40 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

cheres senegalaises et senegalais faites circuler cette information,idrissa seck vient d etre nomme president directeur general de la radio futur media...Le siege de cette radion est transfere au Mali pour plus de lisibilite....Celui qui n a pas hesite un ainstant a escroquer un aveulge ne reculera devant rien,demandez au chanteu Ablaye mbaye son duo avec youssou ndour le plus malhonne des senegalais....Noulier surtout pas de demander a chieckh lo,omar pene...Depuis 1988 a nous jours ou etait youssou ndour le plus grand souteneur du regime socialiste....Mais que voules vous les imbeciles ne changeront jamais.....Il y a de cela quelques mois youssou ndour celui qui prend les senegalais comme des demeures a achete du materiel vole de la rts avec entete a 10millions ce materiel coute au moins 30millions allez savoir ,le plus nul des senegalais qui n a meme pas le c. e.p.e,triste senegal....Pays de comediens...

3.Posté par MAMADOU le 03/05/2010 05:57 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

vous n'avez qu'a aller voir le chef sécurité de la compagnie sucrière Eric Stierlen il passe chaque semaine du matériels informatiques et téléphones de Mauritanie au Sénégal pour les revendre à Dakar et bien sur en payant les gendarmes au passage bande de sales voleurs vous finirez tous en prison là d'ou vous venez d'ailleur !!

Nouveau commentaire :

Tout commentaire à caractère commercial, insultant, pornographique, raciste, homophobe, incitant à la violence ou contraire aux lois sénégalaises sera supprimé, Peut entraîner votre bannissement total du site




Hebergeur d'image





Hebergeur d'image