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Sénégal, berceau de la démocratie des paresseux - Par Ibrahima Dème

Depuis Senghor et Lamine Guèye, il y’a eu deux types d’hommes en politique au Sénégal: ceux qui restent cloîtrés dans les villes et surfent sur les vagues de ces microcosmes, les salons douillés et la presse en quête de sensations et ceux vont vers les peuples des villages, même les plus reculés.


Rédigé par leral.net le Mercredi 11 Juin 2014 à 12:09 | | 1 commentaire(s)|

Sénégal, berceau de la démocratie des paresseux - Par Ibrahima  Dème
C’est ainsi que aujourd’hui encore, on rencontre des vieux dans nos villages qui nous expliquent que le Président Senghor a eu à dormir, rompre le pain et partager leur promiscuité et surtout leur toilette.
Mis à part Senghor, l’homme politique qui a encore plus vécu et partagé le quotidien de ses populations de l’intérieur, fût Abdoulaye Wade.

Dans la nouvelle génération, celle qui a entre quarante ans et plus, le même clivage revient.

A part le Président Macky depuis 2008 et 2009, à nos jours, quel homme politique d’égale envergure avez-vous vu dans votre village ? Combien de fois en dix ans puisque ils totalisent tous plus de dix annuités de présence en politique ? Pourtant c’est la proximité par le partage de la promiscuité et de la difficulté de vie au quotidien des populations que le dirigeant politique se crée une légitimité.

Cette légitimité qui lui permet de pouvoir dire à son peuple : je vous ai compris. Je sais vos aspirations et la destination vers où vous voulez aller. Chacun de nous sait que le pouvoir par ses agréments, éloigne de son peuple, de ses conditions de vie, de son manque d’hygiène et de salubrité, de son dénuement vécu quotidiennement. Quand on s’éloigne de tout ce vécu, que reste-t-il de la légitimité du discours de l’homme en politique ?

Quand on est resté plus de cinq ans sans jamais aller à la rencontre de son peuple, au-delà des villes, que reste-il de légitimité, de patriotisme, d’amour pour son peuple à nos hommes en politique ?

A partir des centres urbains, des salons dorés et par la mise en place d’une politique de communication, ils font tout pour rester dans le champ visuel et la mémoire des populations sans jamais rien partager avec ces dernières.

Naturellement, par leur origine, ils se réclament tous d’un patelin et par leur position de fortune et de titre, reviennent y briguer un mandat, en y établissant toujours une résidence mais secondaire.

Alors, honnêtement, depuis au moins dix ans, lequel des leaders politiques a mis le pied chez vous ? Oui, bien sûr, leurs représentants locaux ne cessent de monter les rencontrer !

Tous investissent votre vie par PROCURATION, par SEQUENCES bien choisies ! Ainsi, à la prochaine élection, vous les verrez tous, repasser, sourire et rire avec vous, avec toujours une bouteille d’eau sous l’aisselle, dormir à l’hôtel le soir et passez au village suivant, comme un ballet.

Le champ politique est devenu ROME où tout se passait dans l’arène ou au théâtre ! Alors, comédien ou dramaturge ou bon communicateur ? Moi, je cherche, comme Diogène, un homme …politique.

C’est cette attitude médiocre, que je dénonce fortement et que je nomme : la démocratie des paresseux.

Ibrahima DEME Pdt ARIFA France/
Modou-modou/arifasen@hotmail.com//09-6-14






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