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Sénégal, quand l’Etat se barre

Fin des années 90. Deux amis, intellectuels et militants de la gauche sénégalaise, pendant des heures, ont férocement confronté leurs arguments pour nommer les rapports incestueux qui existaient entre l’Etat et le parti au pouvoir. L’un estimait la désignation courante à l’époque de « parti-Etat » pertinente, et donc suffisante, tandis que l’autre tentait de faire prévaloir celle d’ « Etat-Parti ». Dix ans plus tard, l’histoire semble pouvoir les réconcilier. Aujourd’hui, une caractérisation adéquate s’impose, en toute rigueur, à tous les deux : l’Etat est parti !


Rédigé par leral.net le Lundi 28 Septembre 2009 à 13:30 | | 4 commentaire(s)|

Sénégal, quand l’Etat se barre
C’est pourquoi l’on ne peut qu’en sourire, ou rire jaune, lorsqu’à chaque fois que l’impensable se produit dans notre pays, des gouvernants ressassent, avec le plus grand sérieux, l’impérissable « force restera à la Loi ! ». De quelle « loi » parlent-ils ? Celle qui s’applique au citoyen lambda ? Celle qui, comme la fameuse loi dite Ezzan, les protège ? Ou encore cette autre loi au service d’une minuscule faction maraboutique intouchable, tantôt mystique, tantôt « politique » mais toujours mercenaire du régime en place contre des espèces sonnantes et trébuchantes (mais surtout trébuchantes) ?
De l’Etat sénégalais naguère encensé ou critiqué, mais tout de même toujours respecté, il ne reste qu’un fantôme. Lorsque ce dernier ne sert pas des intérêts claniques, lorsqu’il n’est pas accaparé par les petites combines politiciennes, le voilà qui se livre à son jeu favori : faire des « apparitions » dans les rédactions. Intimidation, détérioration, humiliation, persécution sont le quotidien des journalistes sénégalais depuis une dizaine d’années. Mis sur pied pour faire face, le Comité pour la Défense et la Protection des Journalistes (CDPJ) a du pain sur la planche. Sitôt l’émotion et les indignations légitimes des populations déplacées, sitôt les condamnations des organisations parées par des promesses d’enquête qui n’aboutissent jamais, le fantôme réapparait. Les convocations intempestives, les chantages aux insertions publicitaires, à la délivrance des licences et à l’aide à la presse se font de plus belles. La question de la dépénalisation des délits de presse est l’Arlésienne de la communication présidentielle : on n’en parle toujours et beaucoup mais elle se fait désirer, encore...
Ce qui s’est passé sous le ciel de Dakar, ce vendredi, n’est donc pas tombé…du Ciel ! C’est le résultat logique et conséquent d’un contexte qui l’autorise et l’excuse, pire, qui le favorise. En effet, lorsque dans un régime outrancièrement présidentialiste, le pouvoir donne le la de l’oppression et, qu’en tout éclat, ses soutiens embouchent leurs trompettes et entrent dans la danse endiablée, peu importe le prétexte, il n’est pas de responsabilité assez éloignée de celle première du Président. C’est en cela que l’accusation gravissime de Sidy Lamine Niasse ne saurait être disqualifiée par les conditions d’une énonciation gouvernée par l’émotion. Libre à qui veut toutefois de ne voir que le doigt lorsque celui-ci désigne la lune.
Il est des moments dans la vie d’une nation où même la plus habile des communications se heurte à une crise performative : le dire devient insignifiant, seul l’agir fait sens. Et nous y sommes ! Le sort réservé aux agressions de Campbell et de Kara, de l’AS et de 24H, du convoi de Rewmi, de Pape Cheikh Fall, de Talla Sylla… renvoie les promesses de réaction que nous entendons depuis vendredi à de vaines gesticulations.
Parce que tant que l’Etat sera faible, les milices seront fortes, parce que, hélas, le pire est devant nous, les démocrates de tous les partis, de toutes les confréries, de toutes les religions et de toutes les organisations, etc. n’ont d’autre choix que d’unir leurs efforts pour restaurer un Etat de droit sur les cendres du fantôme de l’Etat ou, si l’on préfère, de l’Etat fantomatique.
Dr. Mouhamed A. LY.
lymou@voila.fr






1.Posté par badag51 le 28/09/2009 16:34 | Alerter
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Les retrouvailles entre Mara et Wade tardent à se concrétiser et les rencontres mystérieuses entre eux commencent à exaspérer les sénégalais. C’est Mara qui doit singulièrement faire attention ca Wade n’a plus rien à perdre si tant est qu’il a déjà tout perdu. En essayant malicieusement de passer le témoin à son fils, il s’est aliéné la sympathie du peuple.
C’est ce qui explique la déroute du 22 mars. Les sénégalais qui le soupçonner de profiter de ces élections pour permettre à son fils de réussir une spectaculaire entrée politique avec le titre de maire de Dakar lui ont lancé un sévère avertissement.
C’est dire que le prince n’a aucune chance d’obtenir quoi que ce soit dans ce pays. Il est éliminé d’office et le livre de Latif est venu sonner le glas de ses folles ambitions. Son père qui semble narguer les sénégalais en lui faisant une promotion contre leur volonté s’est condamné à prendre une rapide retraite pour s’éviter de désagréables surprises.
Wade n’a plus d’issue. La seule carte dont il dispose pour éviter de connaître la plus grande humiliation de sa carrière politique déjà largement compromise par un fils présomptueux est Mara. Cependant il faut qu’il fasse vite sinon, malgré sa volonté confirmée de sauver les libéraux d’une déroute cinglante, Mara ne pourra rien faire.
C’est pourquoi aussi Mara doit faire gaffe. Les sénégalais l’ont classé deuxième derrière Wade alors qu’il avait toute la latitude de rafler la mise s’il ne l’avait pas rencontré à plusieurs reprises avant la présidentielle de 2007.
Si Wade cherche donc à gagner du temps en espérant trouver une solution impossible, il faut qu’il se démarque de lui et qu’il prenne son destin en main. Ce sont les sénégalais dans leur plus grande majorité qui lui apporteront leur soutien et le porteront au pouvoir. Il ne sera alors redevable à personne de quoi que ce soit et aura les mains libres pour agir à sa guise.
En fait Wade lui fait perdre et son temps et ses chances car Le prince a perdu Wade et Wade est entrain de perdre Mara. Voila pourquoi Mara doit commencer à envisager la rupture définitive avec ceux-là qui deviennent de plus en plus peu fréquentables sinon, en 2012, les sénégalais voteront contre Wade et, quel que soit le candidat qui sera en face, il sera élu.
Les faveurs accordées au plus grand expert du Sénégal et de l’Afrique, à celui à qui on a fabriqué de chimériques relations ont fini par enlaidir la brillante carrière politique de Wade.
La politique s’accommode mal du sentimentalisme aveugle car il se conjugue bien avec le réalisme de bon aloi.
Badag51

2.Posté par Iso le 29/09/2009 04:39 | Alerter
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Le nouvel avion présidentiel livré en juillet 2009. voir le lien suivant.

http://www.airfleets.net/fr/ficheapp/plane-a340-4.htm

Pendant que le peuple vit dans la noirceur, patauge dans l'eau, le gouvernement continue à se sucrer et à se payer le luxe sur le
Opérateurs de l'appareil

Date de livraison | Opérateur | Immatriculation | Remarque


01/04/1992 Airbus Industrie F-WWBA Proto 340-200
28/02/1997 Saudi Arabian Gvmt HZ-124
30/07/2009 Senegal Government 6V-


quel gornement

3.Posté par Iso le 29/09/2009 04:40 | Alerter
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quel gornement aaaaaa

4.Posté par Iso le 29/09/2009 04:40 | Alerter
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