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Séoul lutte contre le trafic de gélules de chair humaine

le 9 Mai 2012 à 16:51 | Lu 485 fois

Les douanes sud-coréennes ont saisi ces derniers mois plus de 17.000 gélules contenant de la chair humaine séchée. Le trafic proviendrait du nord-est de la Chine.


Séoul lutte contre le trafic de gélules de chair humaine
Depuis le mois d'août 2011, les douanes sud-coréennes ont arrêté 29 personnes qui transportaient dans leurs bagages des gélules contenant de la poudre de chair humaine et provenant du nord-est de la Chine. Le gouvernement chinois a assuré qu'il enquêtait sur cet horrible trafic, mais sans résultats à ce jour.

Les gélules sont produites à partir de fœtus, de bébés mort-nés et de placenta humain, et sont censées donner une grande force physique, avoir un effet rajeunissant et aider les patients atteints de cancer en phase terminale. Les principaux centres de production semblent situés dans de grandes villes chinoises comme Yanji, Jilin, Qingdao et Tianjin. Des analyses ADN réalisées par le laboratoire des douanes d'Incheon, en Corée du Sud, ont montré que le contenu des gélules était «de 99,7 % à 99, % d'origine humaine».

Au total, plus de 17.000 gélules ont été saisies par les douanes, lors de contrôles dans les aéroports et dans des colis postaux interceptés. Les trafiquants se font passer pour des touristes et utilisent des techniques variées pour ne pas se faire prendre. «Certains mettent des herbes avec les gélules pour éviter que les douaniers ne puissent identifier l'odeur et la couleur caractéristiques des gélules contenant de la chair humaine, a expliqué un officiel des douanes sud-coréennes au quotidien Korea Times . D'autres mettent leurs produits dans des paquets contenant aussi de vrais médicaments.»

Selon le quotidien sud-coréen Chosun Ilbo, ces capsules se vendent entre 40.000 et 50.000 wons l'unité (27 à 34 euros) chez des herboristes.
Le ministre de la Santé sud-coréen a commencé à enquêter sur ce trafic après la diffusion à la télévision d'un documentaire qui présentait le phénomène. Les journalistes s'étaient notamment rendus dans un hôpital en Chine qui fournissait les matières premières à ceux qui produisaient les gélules. Au-delà des évidentes questions éthiques, le sujet inquiète le ministère de la Santé, car les pilules peuvent contenir des produits nocifs et dangereux, dont des superbactéries résistantes aux antibiotiques.