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Sept faits marquants de la soirée législative

le 18 Juin 2012 à 13:41 | Lu 538 fois

Vous avez manqué la soirée électorale? Retrouvez l'essentiel des résultats, des enseignements et des surprises du second tour des législatives.


Sept faits marquants de la soirée législative
La campagne des législatives, volontiers jugée terne et peu mobilisante, s'est pourtant soldée dimanche soir sur une série de faits marquants et quelques surprises. En voici une synthèse.

• Le PS et ses alliés obtiennent la majorité absolue. Le Parti socialiste, les radicaux de gauche, divers gauche et chevènementistes réunissent 314 sièges, selon la toute dernière estimation TNS-Sofres. L'UMP obtient 229 sièges. En 2007, le rapport de force était totalement inversé (204 sièges pour le PS, 320 pour l'UMP). En revanche, la gauche n'obtient pas la majorité des 3/5 au Congrès - 378 députés et sénateurs - requise pour faire passer des réformes constitutionnelle.

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• Le retour du FN à l'Assemblée nationale. Si Marine Le Pen échoue de peu à Hénin-Beaumont (49,89%, un recours a été déposé), Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard porteront la voix du Front national à l'Assemblée, tous deux à la faveur d'une triangulaire. Ils seront épaulés par un troisième député d'extrême droite, Jacques Bompard, le président de la Ligue du Sud. C'est la première fois depuis 1997, et l'élection de Jean-Marie Le Chevallier, que des députés d'extrême droite sont élus au Palais Bourbon. Cela n'a pas empêché Florian Philippot, le porte-parole du parti pour les législatives, de réclamer «la mise en œuvre urgente de la proportionnelle intégrale».

• Le Front de gauche devrait perdre son groupe, les Verts en décrocher un. Pour la première fois de la Ve République, les communistes ne pourront pas en principe se reposer sur un groupe à l'Assemblée, avec seulement 13 députés contre 15 requis, selon les dernières projections. Déplorant ce résultat, Jean-Luc Mélenchon a souhaité que le seuil pour disposer d'un groupe soit ramené de 15 à 10. Les écologistes font eux le chemin inverse. Europe Écologie-Les Verts disposera pour la première fois d'un groupe à l'Assemblée, avec une vingtaine de députés.

• Royal, Bayrou, Lang et les grands battus... Dès 19h45, Ségolène Royal a pris la parole pour annoncer qu'elle ne serait pas élue à La Rochelle, évoquant la «trahison» du dissident socialiste Olivier Falorni, qui a recueilli près de 63% des voix. Après elle, plusieurs personnalités politiques de premier plan ont été victimes de ce second tour des élections législatives, dont François Bayrou (MoDem), Marine Le Pen (FN), Jack Lang (PS), Nadine Morano (UMP), Claude Guéant (UMP) et Michèle Alliot-Marie (UMP).

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• Le sans faute des membres du gouvernement. Tous les membres du gouvernement candidats aux législatives ont été élus ou réélus à l'issue de ce second tour. Y compris Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées, candidate dans les Bouches-du-Rhône contre Renaud Muselier, dont la situation était la plus compliquée.

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• Une Assemblée un peu plus féminine. Au moins 108 femmes siègeront dans la nouvelle Assemblée nationale, un record. Parmi elles, 75 sont membres du Parti socialiste. La précédente Assemblée ne comptait que 18,5% de femmes. À 22 ans, Marion Maréchal-Le Pen sera la plus jeune de l'hémicycle, et la plus jeune députée de toute l'histoire de la Ve République.

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• Une abstention record. La participation au second tour des législatives a été seulement de 56% ce dimanche, selon les estimations des instituts de sondage, un taux inférieur à celui du premier tour (57,23%), et historiquement le plus bas de toute la Ve (il était 60,3% en 2007). Ce sont les électeurs du Front national et du MoDem qui ont alimenté l'abstention, selon un sondage Ipsos/Logica Business consulting.