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Ses capacités de mobilité et d’élocution amoindries : le président Bouteflika hospitalisé à Genève

le 25 Avril 2016 à 09:01 | Lu 936 fois

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a été hospitalisé dimanche à Genève, en Suisse, pour effectuer un «contrôle médical périodique». C’est la présidence algérienne, qui en a fait l’annonce hier, ce qui est très inhabituel. Agé de 79 ans, le chef de l’Etat algérien a été frappé en 2013 par un AVC qui a amoindri ses capacités de mobilité et d’élocution. Depuis, il se déplace en fauteuil roulant.


Ses capacités de mobilité et d’élocution amoindries : le président Bouteflika hospitalisé à Genève

 

La diffusion le 10 avril dernier d’une photo tweetée par le premier ministre français Manuel Valls, en visite à Alger, a relancé les spéculations sur l’état de santé de celui qui dirige l’Algérie depuis dix-sept ans. Abdelaziz Bouteflika y apparaît en effet très affaibli. Ce tweet a d’ailleurs provoqué une poussée de fièvre dans les relations entre les deux pays.

Le dernier voyage d’Abdelaziz Bouteflika pour un contrôle médical à l’étranger avant celui de Genève, remonte au 3 décembre. Il s’était alors rendu dans une clinique à Grenoble. Les rumeurs sur une dégradation de son état de santé sont récurrentes.

Des dirigeants de l’opposition n’hésitent pas à évoquer une «vacance de pouvoir» dans le pays. Des proches, dont notamment le frère et conseiller spécial du président, Saïd se seraient ainsi emparés du pouvoir. Un an après l’AVC qui l’avait conduit à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris où il avait séjourné pendant 88 jours, le président algérien avait été élu pour un quatrième mandat en 2014.

Du 26 novembre au 17 décembre 2005, quelques mois après le début de son deuxième mandat, le président algérien avait déjà été admis au même hôpital parisien à la suite d’une hémorragie gastrique. Il qualifiera plus tard sa guérison de «miracle».

Sa présence à Genève n’a suscité aucun commentaire de la part du porte-parole des HUG, Nicolas de Saussure, qui invoquait «le secret médical» en réponse aux questions de La Tribune de Genève.

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