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Session spéciale pré-rentrée : Le gouvernement jette les bases d'un dialogue social

Instaurer un dialogue social entre les différents partenaires de l’école, c’est l’ambition du ministre de l’Education nationale déclinée, hier, lors de la session spéciale pré-rentrée de deux jours qui a démarré hier. Les enseignants demandent le respect des accords signés le 06 mai dernier devant le premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.


Rédigé par leral.net le Vendredi 9 Octobre 2015 à 11:25 | | 1 commentaire(s)|

L’objectif, cette année, est d’aller vers un apaisement du climat social dans le secteur. Ainsi, la rencontre vise à amener les partenaires de l’école à créer les conditions d’une année scolaire stable apaisée, sous l’impulsion du Haut-Commissariat du Dialogue Social. Cette structure veut être, d'après EnQuête, au centre des initiatives de dialogue entre le gouvernement et les acteurs de l’éducation. Hier, la présidente de cette institution tripartite, Innocence Ntap Ndiaye, a soutenu que cette session tend à jeter les bases de mécanismes adaptés au dialogue social au niveau de l’éducation pour permettre à ce secteur de jouer pleinement son rôle dans le développement économique. « Sous ce rapport, le comité du dialogue social du secteur et de la formation a un rôle primordial à jouer », a-t-elle dit ajoutant que la restauration de la confiance entre différents acteurs passe par un climat apaisé.

Le ministre de l’Éducation Nationale, Serigne Mbaye Thiam a, pour sa part, fait cas de l’engagement de la communauté internationale à régler les difficultés résiduelles que connait le système éducatif et de la formation au niveau de tous les pays sous-développés en voie de développement. « Ce contexte est favorablement à une mobilisation de financement, à des niveaux jamais atteins, pour l’horizon 2030, de la qualité de l’enseignement, formation professionnelle et du développement intégré de la petite enfance, entre autres », a dit le ministre. Pour lui, le pays est dans les mesures de réunir les conditions propices à prendre en charge la question de l’éducation, en adéquation avec la vision de la communauté internationale.

Dans la lignée de leurs déclarations de ces derniers temps, les syndicalistes d’enseignants ont déclarés hier, leurs inquiétudes quant à une année scolaire apaisée. Ils attendent toujours de l’Etat qu’il tienne ses promesses. « Nous attendons des résultats probants à la sortie de cette rencontre de deux jours », ont-ils dit. Aussi, exhortent-ils le gouvernement à respecter ses engagements pour une amélioration des conditions d’enseignement. Selon, le Secrétaire général des Enseignants Libres du Sénégal (Sels), Oumar Wally Zoumarou, cette session ne peut pas être considérée comme une session pré-rentrée pour la simple raison que la rentrée est déjà effective, aussi bien pour le personnel enseignant que pour les élèves. « Ces retrouvailles permettront de répertorier la totalité des difficultés qui pourraient contribuer à déstabiliser le système et instaurer un climat de conflit ».

Mais, cette stabilisation du système scolaire doit passer par le respect des différents engagements que le gouvernement a pris avec les syndicats. Pour ce, le Secrétaire général du Sels soutient : « Nous sommes preneurs. Mais, faudrait-il que toutes les questions qui seront abordées durant cette session le soient dans un contexte de sérénité mais également de sincérité. Nous voulons, au moins, pour une fois, que la vérité puisse jaillir de ces joutes, mais également la sincérité puis prévaloir ».

A en croire, Abdoulaye Ndoye du Cusems, l’application des points d’accords consignés et cosignés dans le procès-verbal signé le 06 mai est leur priorité. « Nous attendons des réponses concrètes, précises. On ne peut passer notre temps à discuter et faire des leçons de patriotisme, de civisme aux enseignants », fulmine-t-il.








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