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Son Real, ses mercatos, son style, le PSG : José Mourinho se lâche

Dans une longue interview accordée à France Football, l'entraîneur du Real Madrid José Mourinho, fidèle à lui-même, a balayé l'actualité sans concession. Morceaux choisis.


Rédigé par leral.net le Vendredi 19 Octobre 2012 à 08:42 | | 0 commentaire(s)|

Son Real, ses mercatos, son style, le PSG : José Mourinho se lâche
The Special One. Si José Mourinho a glané ce surnom en Angleterre, c’est parce qu’il gagne partout où il passe, mais aussi parce qu’il est unique en son genre. Face aux médias surtout, l’entraîneur du Real Madrid est un véritable artiste. Il sait faire passer les messages. Dans les colonnes de France Football, le Portugais a encore fait des siennes pour défendre sa Casa Blanca. « Par son histoire, son incomparable histoire, il est un club particulier, un endroit spécial pour un entraîneur ou pour un joueur. (...) J’avais refusé deux offres du Real et, la troisième fois, j’ai compris qu’il ne fallait plus laisser filer le train. Dans le parcours que j’idéalisais, il me manquait une Liga. (...) J’estime que ce que nous avons est un joli résultat », a-t-il lancé avant de s’en prendre au traitement médiatique qui encense sans cesse son principal rival, le FC Barcelone.

« Je pense qu’est arrivé le moment qu’on parle moins d’eux, qu’on ne cherche plus à faire de comparaisons par rapport à eux. Pourquoi parler d’eux ? Le Real est champion d’Espagne ! Chelsea est champion d’Europe ! Barcelone, en ce moment, n’est ni l’un ni l’autre », a-t-il martelé, insistant sur les qualités de son Real. « Moi, le jeu du Real m’enchante et la personne qui me convaincra qu’il existe un style plus attractif, plus séduisant que d’autres n’est pas encore née », a-t-il confié, dressant ensuite le bilan de ses mercatos en commençant par le cas Fabio Coentrão. « Il arrive du Mondial où il a été le meilleur latéral gauche et ils le massacrent. À la limite, ils le poussent à un niveau qui n’est pas le sien. À l’Euro, il est à nouveau l’un des meilleurs latéraux de la compétition, mais ici il n’est pas encore le Fabio Coentrão que je connais parce que l’entourage de ce club est compliqué », a-t-il indiqué, faisant front.

« S’il faut analyser ce bilan, il faut le faire avec justice. Je te le dis, et le président, le directeur général te le confirmeront : Khedira, ici, personne ne le connaissait. La personne hypothétiquement chargée de ce travail (Jorge Valdano à l’époque), il ne savait pas qui c’était. On l’a fait signer. C’est ma responsabilité. Özil, ils savaient, mais ils n’étaient pas sûrs. Il est là. Khedira, ils ne savaient pas qu’il était dans sa dernière année de contrat et donc très bon marché. Ils ne savaient pas qu’Özil avait des problèmes avec le Werder... On l’a eu pour quinze millions. Altintop ? Un échec sportif. Mais un succès économique ! Tu le fais signer pour zéro, il arrive blessé, et ça, ce n’est pas moi. Je ne m’occupe pas des examens médicaux. (...) Et après, tu le vends et tu gagnes de l’argent, on ne fait pas de cadeaux. La gestion n’est pas juste sportive, elle est économique », a-t-il poursuivi, évoquant ensuite le cas Nuri Sahin.

« Il appartient au Real Madrid, prêté à Liverpool, on ne dépense pas un euro pour lui. Liverpool a tout à sa charge. Il est jeune, il évolue dans une Ligue qui va l’aider à progresser. Et si on veut le vendre demain, on le vendra très bien ! Tu vois, nous ne trompons personne », a-t-il avoué, étouffant ensuite les rumeurs de tensions avec Sergio Ramos, Iker Casillas et même Zinedine Zidane. « Toutes ces histoires, je ne sais pas qui les a entendues ! Je ne sais pas comment ça sort. (...) Zidane ? Il a choisi de devenir entraîneur et nous sommes là pour l’aider, pas pour lui compliquer la vie. On essaye qu’il soit heureux, comme il le mérite, et sûrement pas pour qu’il ne le soit pas totalement », a-t-il commenté, se penchant ensuite sur le projet du Paris SG nouveau.

« Je ne vois pas Paris comme Lisbonne, Londres, Madrid ou Milan. Presque toutes les grandes villes ont une grande équipe et, dans cette liste, je ne vois pas encore Paris. (...) Ce n’est pas encore une très grande équipe. C’est une bonne équipe avec quelques très grands joueurs. Ca peut être suffisant. Si tu me demandes :"Est-ce que Leonardo et Carlo (Ancelotti) méritent déjà de remporter la Coupe d’Europe cette saison ?", je réponds non. Laissons-leur le temps de cimenter », a-t-il réagi, mettant les choses au point au sujet de ses dernières déclarations concernant une éventuelle aventure à Paris. « La dernière fois qu’on m’a interrogé sur le Paris SG, j’ai d’abord dit qu’il y avait un grand entraîneur et que Paris n’avait pas besoin de Mourinho. Point ! On a effacé cette phrase et ça me retombe dessus. J’aime où je me trouve, je me plais ici. Voilà la vérité », a-t-il conclu. Du Mourinho dans le texte !






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