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Soupçons de corruption dans l’attribution des JO 2016: Massata Diack débusque «un acharnement indigne» et «des accusations infondées»

Massata Diack a répliqué à l’article du journal Le Monde, vendredi dernier, parlant d’un versement des plusieurs centaines de millions par une société appartenant à un homme d’affaires brésilien, à trois jours de la désignation de la ville hôte des Jo de 2016, remporté par Rio. Pour lui, tout ceci n’est que pures affabulations et une volonté manifeste de nuire à sa réputation et à celle de son père. Son père qui, dit-il, est pris en otage en France, depuis plus d’un an, dans le but de le faire craquer psychologiquement.


Rédigé par leral.net le Mardi 7 Mars 2017 à 18:46 | | 0 commentaire(s)|

L’attribution des Jeux olympiques de 2016 à la ville brésilienne de Rio serait-elle entachée de corruption ou de pot-de-vin ? En effet, selon le journal Le Monde, dans sa livraison de vendredi dernier, une société appartenant à un homme d’affaires brésilien avait versé 1,5 million de dollars (plus de 900 millions F Cfa) au fils de Lamine Diack, consultant en marketing de l’Iaaf au moment où son père présidait  encore aux destinées de l’Iaaf, détentrice des jeux.

Mais la réaction du concerné n’a pas tardé. Dans un entretien paru hier, avec l’Agence France Presse, Massata Diack, qui «rejette de la manière la plus virulente» les écrits du journal Le Monde, dénonce «un acharnement indigne» et des «accusations infondées» portés à son endroit et à l’endroit de son père.

Convaincu que «l’enquête (de la justice française) n’est pas sérieuse», Diack fils affirme que «Rio a gagné de manière nette», devant ses trois autres concurrents.

Revenant sur le versement suspecté d’un million et demi de dollars qui a été effectué à la société Matlock Capital Group, liée à l’homme d’affaires brésilien Arthur Cesar de Menezes Soares Filho, Massata de noter que «cette société (brésilienne) se trouve être un client», à lui.

Mais le chef d’entreprise étant connu pour ses bonnes relations avec Sergio Cabral, gouverneur de l’Etat de Rio entre janvier 2007 et avril 2014, aujourd’hui en prison pour corruption, Le Monde souligne que «les magistrats soupçonnent des manœuvres destinées à acheter les votes".

Du fait de cette enquête sur de présumés faits de corruption à l’Iaaf, son père est sous contrôle judiciaire en France où il est obligé de rester. Une situation dont il se désole en parlant de prise d’otage. «Lamine Diack est pris en otage (en France). On ne veut même pas lui accorder la liberté provisoire. Ils veulent le faire craquer psychologiquement», dit-il.

Lui aussi dans le viseur des juges français, Massata Diack est placé, depuis le 17 décembre 2015, sur sa liste des personnes les plus recherchées par Interpol, après un mandat d’arrêt émis par la France. Mais le Sénégal ne veut en aucune manière livrer ses fils à la justice française. Et la France n’a plus que le canal de l’entraide judiciaire pour interroger Massata, qui clame tout haut qu’il est prêt à répondre, mais dans son pays. «Qu’on vienne au Sénégal enquêter et que je puisse répondre officiellement au lieu d’organiser des fuites dans la presse», soutient-il.

Jotay.net








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