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Succession à l’Asecna - Dakar et Bamako ont leur candidat

Rédigé par leral .net le 21 Juin 2010 à 22:09 | Lu 1706 fois

La bataille pour la succession du tchadien Mahamat Youssouf directeur général de l’Asecna amorce un nouveau tournant. Dakar et Bamako ont trouvé un poulain.


Succession à l’Asecna - Dakar et Bamako ont leur candidat
Amadou Ousmane Guittèye est l’actuel directeur général de l’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI). C’est donc lui, que Ahmed Diané Séméga ministre malien des transports et le ministre d’Etat sénégalais Karim Wade des infrastructures ont décidé de soutenir la candidature. En effet, composé de 18 pays membres, l’Asecna est à la recherche d’un nouveau directeur général. Alors que l’échéance de la grande réunion des membres de l’agence prévue en juillet prochain approche, les masques tombent. Ainsi dans ce jeu de siège mis en compétition, deux poids lourds de l’échiquier gouvernemental malien et sénégalais tirent les ficelles et avancent à visage découvert. A cet égard, pour mieux tisser la toile, le ministre malien est venu en opération commando à Dakar pour vendre le joker Amadou Guittèye au chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade. Hamed Diané qui a pour mentor le fils du président Wade joue à fond la carte du malien plutôt que celle du mauritanien Mohamed Khaled Ould Sidja ou du togolais Christian Foly. Selon des sources bien autorisées, le scénario envisagé dans le dossier Mahamat Youssouf par Dakar et Bamako n’enchante pas les autres pays membres. Pour l’instant, avec trois candidatures d’Afrique francophone la situation à l’état actuel du processus risque d’être compromis. Par ailleurs, il faut souligner que le tchadien, Mahamat Youssouf dont le mandat arrive à terme en décembre 2010 aurait renoncé à se présenter pour un nouveau mandat. Aussi est-il bon de rappeler que face aux nombreuses divergences qui minent l’agence, la convention de Libreville paraphée courant avril dernier entend mettre fin à ces divergences internes qui rongent l’Asecna depuis plusieurs années afin de pouvoir adapter les textes de l’agence au nouvel environnement aéronautique international.

B.K abidjan.net