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Suisse : Bicentenaire de « Frankenstein » à Genève, la sculpture du Sénégalais Ousmane Dia retenue par la commune de Cologny

Le Tambacoundois Ousmane Dia secoue encore les cocotiers du monde suffisamment complexe des arts plastiques. Il a fait parler son imagination créatrice et son immense talent en faisant retenir, par la commune de Cologny, son œuvre sculpturale, au grand bonheur de toute la communauté artistique du Sénégal et du monde noir.


Rédigé par leral.net le Mardi 3 Mai 2016 à 10:08 | | 0 commentaire(s)|

C’est dans le cadre de la célébration du bicentenaire de « Frankenstein » à Genève que notre compatriote Ousmane Dia, artiste plasticien et enseignant d’arts visuels à Genève, a très habilement trituré ses méninges pour concocter la phénoménale sculpture dénommée « la naissance du monstre » de 5,50 mètres de hauteur. L’œuvre a été retenue par la commune de Cologny et installée ce lundi 2 mai 2016 même au Giratoire de Vandoeuvres à Cologny.

D’après une note de Maya White et datée de janvier 2016, l’œuvre montre « en premier plan une chaise gigantesque qui semble délivrer un monstre de fer, un monstre recroquevillé en position de fœtus. Derrière se dressent cinq pelles, symbole d’universalité. Le chiffre 5 représente également l’harmonie et l’équilibre, la volonté divine, la perfection, les cinq continents. La pelle évoque le travail. Le travail noble et le travail lugubre. Prométhée confectionne l’homme de boue et le Dr. Frankenstein déterre les cadavres. Au centre surplombe un globe littéralement assiégé de chaises. Le monde envahi et fissuré par la folie humaine. A l’arrière-plan, une échelle cherche à atteindre les cieux, le divin, mais elle se disloque peu à peu comme une double hélice d’ADN qui se sépare. C'est la limite de l'homme. Prométhée enseigna la métallurgie à l’homme et Ousmane Dia réalise une sculpture de titan en fer forgé, un bel hommage. Il intègre parfaitement la dimension symbolique et contemporaine du mythe Frankenstein. La fascination mêlée de peur que l’Homme a de ses propres créations. Notre vulnérabilité face à la mégalomanie démesurée de nos inventions. Le chaos par nous créé et le remord de notre humanité ».

Avec la précision de l’orfèvre, il y a lieu de noter que le beau de l’ensemble, le sublime dans le détail, c’est bien « la naissance du monstre » du pointilleux Ousmane Dia. Chapeau bas devant lui.

Boubacar Dembo Tamba.






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