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Suspicion après une audience avec Wade : Les écrivains accusent Bèye d’avoir brouté leurs 60 millions. Le président de l’Aes : «Qu’ils apportent la preuve de leurs dires !»

Alioune Badara Bèye est accusé par quelques écrivains de n’avoir pas partagé 60 millions que lui aurait remis le Président Wade, suite à l’audience qu’il leur a accordée récemment au Palais. Interpellé, le président de l’Association des écrivains nie et défit ses accusateurs à qui il demande d’apporter des preuves. La manifestation culturelle au­tour de la paix tenue il y a deux se­maines au palais de la République a créé des frustrations au sein de l’Association des écrivains du Séné­gal. Certains membres sont remontés contre leur président Alioune Badara Bèye, qu’ils accusent d’avoir fait main basse sur 60 millions de francs que le Président Wade lui aurait remis. Selon les confidences de ces membres, «après avoir reçu l’argent, Alioune B. Bèye a distribué un million à quelques privilégiés». Interpellé mardi dernier au Grand Théâtre, sur la question, après la représentation de L’Homme de Satan, le mis en cause qui a d’abord refuser de répondre, a fini par soutenir : «Ce sont des histoires.»


Rédigé par leral.net le Lundi 24 Octobre 2011 à 14:33 | | 0 commentaire(s)|

Suspicion après une audience avec Wade : Les écrivains accusent Bèye d’avoir brouté leurs 60 millions. Le président de l’Aes : «Qu’ils apportent la preuve de leurs dires !»
Alioune Badara Bèye, agacé par ces attaques répétitives, réfute ces accusations, réclamant à ses détracteurs d’apporter les preuves de leurs allégations. «Nous avons amené un texte au Palais. Texte que les membres de l’Association que j’ai eu l’honneur de conduire là-bas, ont remis au président de la République. Nous nous sommes contenté de cela. Maintenant, ceux qui avancent des choses n’ont qu’à en apporter la preuve. Nous sommes des écrivains, il y a une éthique qui s’impose à nous. Nous nous sommes contenté de remettre le texte et nous sommes sortis de là-bas sans un sou», a-t-il expliqué, sur un ton de nervosité.

Il poursuit : «En tant que leader d’opinion mais surtout de citadelles de la liberté, l’écrivain se doit de tirer la sonnette d’alarme quand il y a des difficultés dans le pays. C’est pour cette raison que notre délégation s’est rendue au Palais». «Nous nous ne sommes pas allés là-bas pour quémander quoi que ce soit. Nous ne sommes pas des quémandeurs, nous sommes des hommes d’éthique, qui ont des valeurs à préserver», insiste quelque peu amer, Alioune Badara Béye, qui finit par se demander pourquoi quand quelqu’un entre au Palais, on dit qu’il a reçu de l’argent de la part du Président. Pour couper court à ce débat, M. Bèye rappelle pour convaincre : «Nous avons lu notre texte devant tout le monde et nous sommes sortis devant tout le monde. Le Président ne nous a même pas reçus après le spectacle.» Pour rappel, les écrivains du Sénégal avaient été reçus en audience par le chef de l’Etat, a qui ils ont lu et remis un texte écrit sur deux pages qui invite le chef de l’Etat à observer et à faire observer un climat pacifique dans le pays.
Le Quotidien






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