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Syrie: Donald Trump présenté comme allié potentiel pour Bachar el-Assad ?

Rédigé par Massene Diop le 16 Novembre 2016 à 21:36 | Lu 1067 fois

Dans une interview à la télévision publique portugaise, le président syrien Bachar el-Assad a présenté Donald Trump comme un allié potentiel, à condition qu'il s'aligne sur Moscou. REUTERS
Dans une interview à la télévision publique portugaise, le président syrien Bachar el-Assad a présenté Donald Trump comme un allié potentiel, à condition qu'il s'aligne sur Moscou. REUTERS
 
Dans une interview à la télévision publique portugaise, le président syrien Bachar el-Assad a présenté Donald Trump comme un allié potentiel, à condition qu'il s'aligne sur Moscou.
 
L’élection de Donald Trump ne fait pas que des déçus. Après le président russe Vladimir Poutine qui a salué l’arrivée du candidat républicain à la Maison Blanche, c’est au tour de Damas de se réjouir. Dans un entretien accordé à la télévision publique portugaise ce mardi 15 novembre, Bachar el-Assad a fait de Donald Trump un allié naturel, sous condition.
 
Bachar el-Assad attend de voir si les paroles de Donald Trump sont suivies de faits.
 
Sur le dossier syrien comme sur bien d’autres de dossiers, le candidat républicain à la Maison Blanche et désormais 45e président américain a une vision différente, en rupture totale avec l’administration Obama.
 
Donald Trump souhaite s’aligner sur la position de Moscou, pour mettre un terme à la guerre en Syrie. Il estime que l’organisation Etat islamique est une plus grande menace que le régime de Damas.
 
Donald Trump, la meilleure chance de survie de Bachar el-Assad ?
 
C’est donc désormais tout naturellement que Bachar el-Assad saisit sa chance, jouant la carte du rapprochement avec Washington. Ennemis d'hier, les Américains pourraient remonter dans son estime. Le président syrien dit désormais placer les Etats-Unis sur le même plan que ses fidèles alliés : russes et iraniens.
 
Dans son entretien, Bachar el-Assad reste toutefois critique à l’égard des Etats-Unis : cinquante ans d’ingérence américaine dans les affaires d'autres pays. Cette attitude a eu pour résultat d’accentuer les problèmes au lieu de les résoudre, constate le président syrien. Sur ce point, il semble toutefois sur la même longueur d’ondes que Donald Trump, qui plaide pour une politique étrangère américaine moins interventionniste.
 
Source RFI.FR