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Syrie : pas de signal déplore Annan

le 10 Avril 2012 à 18:37 | Lu 385 fois

Syrie : pas de signal déplore Annan
Le médiateur international Kofi Annan a déploré que le régime syrien n'ait toujours pas donné de véritable "signal de paix" et lui demande de "changer de ligne de conduite", dans une lettre adressée aujourd'hui au Conseil de sécurité de l'ONU. Dans cette lettre dont l'AFP a obtenu copie, M. Annan indique que les forces gouvernementales se sont retirées de certaines villes avant la date limite du 10 avril mais que des "opérations militaires" ont eu lieu dans d'autres agglomérations. Il demande que Damas "change fondamentalement de ligne de conduite" et modifie de manière indiscutable son dispositif militaire.

Les jours précédant la date limite du 10 avril "auraient dû être l'occasion pour le gouvernement syrien d'envoyer un fort signal politique de paix", estime M. Annan. Mais, a-t-il ajouté, "dans les cinq derniers jours il est devenu évident qu'un tel signal n'a pas encore été donné". Le gouvernement du président Bachar Al-Assad doit "maintenant saisir l'occasion d'opérer un changement fondamental de ligne de conduite", affirme le médiateur. "Il est essentiel", écrit-il, "que les 48 heures qui viennent voient des signes d'un changement immédiat et incontestable dans le dispositif militaire des forces gouvernementales sur l'ensemble du pays", conformément à son plan en six points.

Il demande aussi à l'opposition syrienne de "respecter ses engagements (..) et de ne pas donner de prétexte au gouvernement pour ne pas respecter les siens", estimant les déclarations de l'opposition "encourageantes à cet égard".

Kofi Annan, est arrivé ce soir à Téhéran pour des consultations à propos de la Syrie, allié clé de l'Iran, a rapporté l'agence officielle Irna. Accueilli à l'aéroport par le vice-ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, M. Annan doit rencontrer mercredi matin le ministre des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi. L'Iran a affirmé à plusieurs reprises qu'il défendrait le régime du président Bachar al-Assad, malgré la répression sanglante qu'il mène contre l'opposition et les rebelles.

SOURCE:lefigaro.fr