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Syrte : Les tribulations du peintre-jihadiste Abdourahmane Mendy

"Jihadiste de salon", "Ndiago jihadiste", "Je t'envoie du bon soum-soum", etc. Tels sont les propos que celui qui se dit jihadiste, Abdourahmane Mendy, récolte sur sa page Facebook. Libération, qui s'intéresse à l'homme dans sa livraison du jour, indique que, de tout les Sénégalais présumés présents à Syrte (Lybie), il est le plus actif dans les réseaux sociaux.


Rédigé par leral.net le Vendredi 11 Décembre 2015 à 10:17 | | 3 commentaire(s)|

Syrte : Les tribulations du peintre-jihadiste Abdourahmane Mendy
Malgré les insultes et sobriquets qu'il récolte à longueur de publications, Abdourahmane Mendy n'hésite pas à passer des heures sur Facebook pour (surtout) menacer ses détracteurs qui, pour la plupart, l'accusent d'être plus présent sur les réseaux sociaux que sur le champ de bataille. Mais que sait-on de cet homme ? Selon le journal, en 2000, cet ancien du Collège Gaïndé Fatma était le chef d'équipe à l'entreprise "Le Peintre" basée alors aux Parcelles assainies, à Dakar, plus précisément à l'Unité 15. Comment et quand s'est-il radicalisé ? Des sources de Libération renseignent que Abdourahmane Mendy, dont les parents ont été cuisinés par les services spéciaux, a rallié l'Etat islamique il y a environ deux ans. Depuis, ce catholique de naissance, qui s'est converti à l'islam et qui a subi un lavage de cerveau sans précédent, fait son show sur Facebook et vante les mérites de vivre dans la Dawla islamiya où "on fout 80 coups de fouet au buveur de vin", comme il l'indique sur sa page.

Il n'avait pas hésité, il y a quelques semaines à publier une vidéo dans laquelle. son fils (il se serait marié à Syrte), âgé de moins de six ans, cagoule en tête et arme à la main, menaçait les... mécréants. Une vidéo qui avait indigné la communauté Facebook qui l'avait d'ailleurs signalée avant qu'elle ne soit supprimé.

N'empêche, l'homme n'était pas à son premier coups d'éclat. En effet, révèlent nos confrères, il s'était déjà mis à dos la famille de son ami Hassane Dène dont il avait publié les photos du cadavre criblé de balles. Il ressort des informations obtenues par le journal que Hassane Diène était un maçon et c'est dans le cadre de son travail qu'il s'est lié d'amitié avec Abdourahmane Mendy, peintre de formation. Ils se fréquentaient assidûment. Ont-ils rallié ensemble l'Etat islamique ? Difficile de le dire même si la famille de Hassane Diène, choquée par la publication des photos de son cadavre, a supplié Abdourahmane Mendy d'enlever les images, ne serait-ce que par respect à "Mère F.", maman du défunt. Un des oncles de Hassane Diène, Mouhamadou Fall, a d'ailleurs enchaîné menaces et invectives en direction de Mendy qui s'entêtait. L'oncle Diène est même allé jusqu'à l'accuser de l'avoir tué pour... prendre son épouse, une certaine Ndèye Sokhna, repabtisée Aicha, dont la famille n'a plus de nouvelle depuis qu'elle a rallié l'Etat islamique.

En fait, ce n'est pas la première fois que Abdourahmane Mendy annonçait un "décès", photo à l'appui. C'est aussi lui qui a fait part de la mort de Abdallah Sine alias Abdou Zeina et de Hassane Bâ dit Zaid Bâ, frère de Ibrahima Bâ, un autre Sénégalais établi à Syrte. "Je ne sens aucun regret après avoir quitté mon pays natal", dit Mendy autour de qui semble graviter tous ces jihadistes sénégalais identifiés à Syrte. La preuve par une récente photo qu'il a publié et sur laquelle on peut voir Abdou Diop dit Abdou Jafar ou Sadio Gassama brandir fièrement leurs armes.







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