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TITI «Ma chanteuse ? Ma Sané.»

Ce qui frappe d’abord chez Ndèye Fatou Tine, et sûrement présage d’un avenir prometteur, c’est son humilité et sa grande soif d’apprendre qui lui ont fait faire des progrès énormes, en si peu de temps. Mais aussi sa gentillesse naturelle et sa disponibilité à répondre à toute sollicitation, malgré un emploi du temps, démentiel.


Rédigé par leral.net le Samedi 8 Août 2009 à 07:37 | | 1 commentaire(s)|

TITI «Ma chanteuse ? Ma Sané.»
C’est quoi exactement Titi ?

Mon vrai nom est Ndèye Fatou Tine, mais je suis plus connue sous le nom de Titi. Je suis née aux HLM et j’ai grandi dans la banlieue. Le surnom de Titi me vient de mon oncle qui me l’avait donné parce que j’étais petite et étourdie. Mais je n’ai jamais su que ce serait mon nom d’artiste. Je me rappelle. La première fois à l’école, le maître m’avait demandé mon nom et j’ai répondu Titi. Il m’a alors dit que ce n’était pas un nom, et que je devais en avoir un autre. Ce sobriquet est tellement vieux que je l’ai souvent confondu avec mon vrai nom.

Parlez-nous de votre enfance ?

Mon père était imam, mais je n’ai pas vécu avec lui le plus souvent. Je vivais avec ma mère aux Parcelles Assainies. Par la suite ma mère m’a amenée vivre chez mon oncle et c’est là où j’ai vécu la majeure partie de mon enfance. Je ne venais voir ma mère que les week-ends. Mon oncle habitait aux HLM Guédiawaye, et ma mère aux Parcelles Assainies unité 22. C’est chez mon oncle que j’ai fait mes études. Et je suis allée jusqu’en classe de CM2.

Tes jeux préférés à l’époque ?

Je peux quand même dire qu’enfant, j’étais dégourdie. J’ai toujours été directe et intéressée par tout ce qui touchait à la culture (musique, théâtre, mode, télévision), en somme. J’étais coquette et j’aimais tout ce qui touchait à ces domaines. Mes recherches étaient toutes orientées vers ce secteur. Je me souviens même qu’à l’âge de 7ans, je rejoignais ma mère à l’unité 22 et je faisais des va et viens entre PAI et 22.

Pendant ce temps j’étais très intéressée par tout ce qui était artistique et j’imposais aussi à ma mère de m’amener en colonies de vacances. Et pendant ces colonies, je profitais de l’occasion pour chanter, faire du théâtre, imiter des artistes comme Youssou Ndour que j’aimais bien. Il fut des temps où ma mère m’avait amenée aux Parcelles à l’école 17 A, là on m’avait dit qu’il y avait le petit frère de Alla Seck ou je ne sais plus trop, son fils, avec qui j’étais dans la même classe. Quand on n’avait pas cours, on se baladait. C’est ainsi que j’ai rencontré pour la première fois Alla. Il se rendait je crois à ses répétitions avec Youssou. Je l’ai alors interpellé pour lui dire que je voulais chanter, devenir artiste. Il a ri et m’a offert une pièce de 100 frs dont je me souviens toujours.

Comment es-tu entrée en musique ?

Je suis entrée dans la musique après avoir taquiné le mannequinât et le théâtre. Quand j’ai tout laissé pour commencer à travailler en tant que vocaliste, et parfois danseuse dans certains clips avec les artistes musiciens qui étaient ici à Dakar. Un jour, j’ai décidé de laisser tomber d’autant plus que j’avais déjà lancé sans succés une maquette. Je faisais à fond du vocal sans parvenir à devenir une vraie chanteuse. C’est ainsi que j’ai décidé d’aller à Conakry pour me recycler dans la restauration ou la coiffure. Dès mon arrivée, j’ai été acceptée par un orchestre. C’était en 1999/2000. Le groupe était composé de guinéens et Sierra-léonais. Il y avait aussi un sénégalais. J’ai intégré le groupe toute seule parce que je fréquentais une boite «LES COPAINS D’ABORD» qui était comme le «JUST FOR U» et le propriétaire y faisait jouer de la variété, et d’autres genres de musiques.

Un jour, je me suis dit que ces gens doivent également pouvoir jouer du mbalakh, car auparavant, ils jouaient du reggae et du zouk. C’est là que j’ai pris un morceau de zouk, pour le mélanger avec du mbalakh et les gens ont aimé. On ne parlait plus que de moi et j’ai proposé au gars de travailler avec lui. Ce qu’il accepta. J’ai alors fait des répétitions pendant deux semaines. C’est comme ça que j’ai commencé à jouer à Conakry, avec le groupe. Dans presque toutes les boites. Je commençais à être sollicitée et pourtant, je n’avais même pas encore une cassette. Je travaillais sur des maquettes, j’avais produit une maquette que je devais présenter à Sylla-production parce que dès qu’il a eu écho de ma présence à Conakry, il a cherché à me rencontrer. Mais c’est au moment où j’étais sur le point d’aller à ce rendez-vous que Youssou Ndour est venu faire un concert et une soirée au Palais du peuple. Quand j’ai entendu la pub, j’ai pris la décision d’y assister en arrêtant du coup mes répétitions. Quand je me suis rendue à la soirée et que j’ai rencontré Youssou, il m’a dit qu’il m’a cherchée à Dakar parce qu’il voulait qu’on travaille ensemble. C’est une situation à laquelle je ne m’attendais pas.du tout. Mais j’étais restée. Sans pouvoir trouver un producteur. Sur place. C’est ce qui d’une part, m’a poussé à rentrer. Mais avant mon départ pour Conakry, on m’avait contactée pour faire le vocal pour Aby Ndour, quand elle sortait son album Cash-Cash. Je ne m’y attendais vraiment pas.

Après, vous êtes revenue pour intégrer le groupe de Youssou Ndour ?

Non. Pour voler de mes propres ailes. Quand je suis rentrée à Dakar, j’ai beaucoup travaillé. Quand je me suis sentie sûre de moi, j’ai signé un contrat avec Jololi, la boite de Youssou Ndour. Et en 2004, j’ai sorti mon premier album : Mbeuguel. Ce fut immédiatement le succès.

Le public m’a toujours soutenue. Je le remercie encore parce que je croyais qu’il ne me soutiendrait que pour le premier album. Mais je dois avouer qu’il est toujours là pour m’épauler. Et ceci est devenu pour moi une sorte de pression. Mais aussi une source de motivation supplémentaire qui me pousse à assurer. Je ferai de mon mieux pour ne pas décevoir l’attente du public et de ceux-là qui se querellent ou se battent pour moi, je n’ai plus droit à l’erreur.

Je voudrai aussi m’exprimer à l’endroit de tous ces fans qui font tout pour me faire plaisir. Et dire aux parents des jeunes qui m’aiment, de les soutenir parce que le fait d’aimer quelqu’un est naturel et que ce n’est pas un sentiment qui se commande. Dans la vie, chacun aurait aimé avoir quelqu’un qui l’aime et aujourd’hui c’est toujours un bonheur de voir quelqu’un qui t’aime.

Il faut donc que je serve de modèle à ceux qui m’aiment. Quand je vois quelqu’un éprouver quelque chose pour moi, je suis persuadée que je dois rester un modèle. Surtout pour la jeunesse. Voilà pourquoi, je ne me drogue pas, je ne mens pas, je ne vole pas, je ne suis pas vulgaire. Je suis une mère de famille qui gère ses enfants en essayant de leur donner une bonne éducation. Titi fait partie de ces stars qui, quand tu t’approches d’elle, te pousseront vers Dieu, mais aussi à respecter tes parents. En un mot, une personne qui te prodiguera de bons conseils et je peux sans risquer de me tromper, dire je suis une talibé humble. Je pratique bien ma religion et je prie. Je partage le peu que j’ai avec les nécessiteux. Quand j’ai quelque chose, je le partage d’abord avec ma mère et mes parents proches. Et quand j’ai plus, je partage avec tous ceux qui sont dans le besoin. C’est pourquoi j’exhorte les parents à ne pas décourager leurs enfants qui me prennent pour modèle. Car nul ne peut canaliser le vrai fan. Il peut même lui arriver de «chaparder» pour t’offrir un cadeau, à l’insu des parents. Tout juste pour te faire plaisir.

Je tiens à préciser que ce ne sont pas les stars qui imposent à leurs fans de leur offrir quoi que ce soit. Et surtout pas moi, car qui me connaît, sait que je ne demande pas. Encore moins, mendier. Mais quand les fans par élan de générosité, viennent promptement m’offrir des choses, cela me touche beaucoup.

Quel est votre chanteur préféré ?

La question est difficile. Le monde artistique sénégalais est une vraie jungle. Il y a du tout. Mais, j’ai beaucoup de respect pour les grands comme Youssou Ndour.

Votre chanteuse préférée, alors ?

Elles sont nombreuses. Mais sur le plan local, j’apprécie énormément ce que fait Ma Sané. C’est une très grande artiste qui sait travailler une voix superbe.

rewmi



1.Posté par Dj virus le 26/02/2010 20:40 | Alerter
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Par la pussance d'Orphée,elle degage un charisme vacal,bref!Superberbe comme elle,y a en pas trop.Dj Virus

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