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Tambacounda relit son programme de développement avant le conseil des ministres décentralisé

Des autorités administratives, élus locaux, différents services techniques et organisations non gouvernementales se sont réunis mardi, au conseil régional de Tambacounda pour discuter et amender un document qui expose les difficultés de la région et les actions à prendre pour y remédier, en perspective du conseil des ministres décentralisé devant s’y tenir.


Rédigé par leral.net le Mercredi 20 Février 2013 à 01:02 | | 0 commentaire(s)|

Tambacounda relit son programme de développement avant le conseil des ministres décentralisé
Dans un texte d'une soixantaine de pages, ont été présentées les potentialités, les contraintes et les actions à mener pour le développement de la région dans chaque secteur, hormis deux, à savoir l’assainissement et la géologie et les mines dont les contributions n’ont pas été reçues par le comité restreint chargé de rédiger le document.

‘’Depuis deux mois, on a travaillé là-dessus’’, a indiqué Gora Djité, un membre de ce comité, d'après qui, ce document ‘’ouvert’’ qui se veut ‘’consensuel’’ à l’échelle de toute la région, a été partagé à deux reprises avec les élus locaux.

Un comité restreint a été mis en place et une circulaire de gouverneur avait demandé depuis octobre, à tous les acteurs de développement d'envoyer leurs contributions à cette instance, a dit l’adjoint au gouverneur qui présidait la rencontre.

L'objectif était de rédiger un programme prenant en charge les préoccupations de toutes les franges de la population, selon M. Ndiaye.

La date du Conseil des ministres décentralisé à Tambacounda n'a pas encore été arrêtée.

Les préoccupations de la région ont été synthétisées en un programme d’actions prioritaires comportant quatre axes majeurs. Il s’agit de l’accessibilité de la région, la promotion de la création de richesses, la promotion du développement humain durable et d’une bonne prise en charge de la demande sociale, et enfin, la promotion de la gouvernance locale.

Pour ce qui est du désenclavement tant interne qu’externe de la région, il est préconisé la création de voies de communication et la réhabilitation de celles qui sont dégradées. Il est suggéré le décloisonnement des zones de production par la réalisation de pistes de production aptes à contribuer au développement de l’agriculture et de l’élevage. Un besoin de 500 kilomètres de pistes est exprimé.

La transformation de l’aérodrome de Tambacounda en un aéroport aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) figure aussi parmi les préoccupations.

Le second axe, relatif à la création de richesses, implique le développement de l’agriculture irriguée, la promotion de la banane locale, la région représentant 70% de la production nationale de cette spéculation, le renforcement des équipements agricoles.

S'y ajoute la création de ports secs à Tambacounda et Kidira, ainsi que d’un marché sous-régional ou encore le renforcement des équipements de pêche pour renforcer la pisciculture dans cette région arrosée par les fleuves Gambie et Sénégal.

Concernant la promotion du développement humain et la prise en charge de la demande sociale, il est préconisé la poursuite de la construction de lycées et collèges dans tous les départements, la construction d’un centre universitaire régional.

La mise sur pied d’un service d’imagerie médicale, l’équipement et l’électrification de certaines structures sanitaires, ou encore la densification de l’accès à l’eau potable et l’électrification de tous les chefs-lieux de communauté rurale, sont parmi les actions identifiées.

Les quatre axes majeurs, assortis de mesures d’accompagnement constituées entre autres, d’un appui logistique, d’un renforcement des capacités du personnel et de la mise en place d’un comité régional de suivi et d’évaluation périodique, seront budgétisés, a dit Yoro Bâ, responsable du suivi-évaluation de l’Agence régionale de développement (ARD) et membre de comité de rédaction.

A cet effet, tous les contributeurs ont été invités à plus de précision dans la localisation et le coût des actions à mener, à l’image de ce qui a été fait dans le secteur de la santé où des projets localisés ont été identifiés.

''Il nous faut choisir. C’est ça la difficulté, comment faire une présentation globale en mettant l’essentiel, choisir c’est mettre de côté’’, a relevé le préfet de Tambacounda, Amadou Bamba Koné.

''Ne soyons pas piégés par ces histoires de chiffres [du genre] Tamba a besoin de 400 milliards’’, a-t-il ajouté, relevant, à propos de la la forte demande d’infrastructures, qu’il faudrait plutôt insister sur la disponibilité d’un personnel de qualité et d’ ‘’infrastructures fonctionnelles’’.

La région n’étant ‘’pas attractive’’ du fait de ‘’clichés’’ qui font que les personnes qui y sont affectées cherchent aussitôt après à repartir, il y a un déficit de personnel dans plusieurs domaines, a-t-il noté. M. Koné a souligné la nécessité de tenir une autre rencontre pour ‘’s’entendre sur l’essentiel’’.

Les différentes remarques faites, lors de cette rencontre, sur la forme et le fond de cette première mouture, afin d’en faire un document ‘’comestible’’ et réalisable, seront intégrées dans la production finale, selon Gora Djité, par ailleurs chef du service régional de développement rural.

‘’C’est une production brute qui est là, […] un premier draft. On va renvoyer le document aux (concernés) pour l’améliorer’’, a assuré Salou Bathily, chef du service régional de la Planification.
APS






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