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Tanor Tita MBAYE : « Au Sénégal l’artiste musicien n’est plus un mythe »

Artiste auteur compositeur

S’il y’a un jeune musicien qui compte véritablement bousculer la hiérarchie établie c’est bien Tanor Tita Mbaye. Pour cause cet ancien professeur d’éducation artistique qui fait partie des valeurs sûres de la musique sénégalaise avec seulement trois albums à son actif n’en compte pas moins jouer les grands rôles dans le show biz sénégalais. Dans cet entretien qu’il nous a accordé le chanteur et non moins artiste peintre à ses heures perdues a décliné ses ambitions. Aussi Tanor a-t-il profité de cette interview pour se prononcer sur la situation politico-économique de ce pays, sur les relations amoureuses entre élèves et professeurs, sur ses rapports avec les fans (gente féminine) etc… Bref, voici Taor Tita Mbaye tel que vous ne l’avez jamais entendu.


Rédigé par leral.net le Mercredi 30 Décembre 2009 à 15:36 | | 3 commentaire(s)|

Tanor Tita MBAYE : « Au Sénégal l’artiste musicien n’est plus un mythe »
S’il y’a un jeune musicien qui compte véritablement bousculer la hiérarchie établie, c’est bien Tanor Tita Mbaye. Pour cause, cet ancien professeur d’éducation artistique qui fait partie des valeurs sûres de la musique sénégalaise, avec seulement trois albums à son actif, n’en compte pas moins jouer les grands rôles dans le show biz sénégalais. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, le chanteur et non moins artiste peintre à ses heures perdues a décliné ses ambitions. Aussi, Tanor a-t-il profité de cette interview pour se prononcer sur la situation politico-économique de ce pays, sur les relations amoureuses entre élèves et professeurs, sur ses rapports avec les fans (gente féminine) etc… Bref, voici Taor Tita Mbaye tel que vous ne l’avez jamais entendu.
24 heures Chrono : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Tanor Tita MBAYE : je suis un enfant de la banlieue je suis né à fatick mais je suis un fils de la banlieue. J’évolue dans le milieu artistique depuis 1986. Car c’est lors de cette année que j’ai été nominé dans un concours appelé « voix d’or » où j’ai été deuxième derrière coumba gawlo Seck. Donc, depuis tout petit déjà j’avais l’art en moi. En 2002, j’ai sorti mon premier produit « Tiki Liki », ensuite le second « defeul ». Actuellement, nous sommes en train de préparer notre troisième album.
A vous entendre parler, la musique était une vocation pour vous ?
C’est venu le plus naturellement au monde. J’ai un père artiste c’est lui qui m’a transmis le virus. Ayant grandi dans une famille artistique, c’était normal que quelqu’un suive les traces du vieux. C’est tombé sur moi. Au début ma mère n’était pas d’accord, mais au fur et à mesure qu’elle constatait que je voulais en faire mon métier, elle s’est finalement résolue. Quand j ai eu mon bac je suis allé a l’université où j’ai fait un an. C’est là que j’ai décidé d’arrêter mes études et de faire autre chose. Par la suite, j’ai intégré l’école des beaux arts où j’ai passé quatre ans. Je suis sorti comme professeur d’éducation artistique. J’ai officié pendant huit ans. Mais, l’amour pour la musique était toujours là. J’ai commencé à m’y intéresser de plus en plus tout en continuant d’enseigner. Finalement je n’en pouvais plus d’allier les deux il fallait faire un choix car je ne
voulais pas aussi sacrifier mes élèves, d’autant que la musique avait fini par prendre complètement le dessus. C’est à partir de ce moment que j’ai tout arrêté pour me consacrer à mon dada la musique.
Quel bilan faites vous jusque là de votre carrière ?
Positif. Ce n’était pas évident au début. Car, lorsque je débutais en 2002, il y’avait beaucoup d’artistes et beaucoup de productions. je me suis dit qui ne risque rien n’a rien et je me suis lancé dans le bain. Mais à ma grande surprise, les gens ont très bien accueilli l’album le public a apprécié j’ai été même nominé révélation de l’année. C’est là que j’ai commencé à professionnaliser, je me suis entouré d’un staff digne de ce nom, et c’est à partir de là que tout a réellement commencé.
Vous êtes absent ces temps ci de la scène musicale. Pourquoi?
Le recul est très important pour un artiste. En un moment donné, il fallait que je fasse une introspection profonde. Il s’agissait pour moi de faire une évaluation à mi-parcours C’est pour cela que j’ai été un peu absent de la scène. J’ai voyagé un peu partout j’ai eu des collaborations avec des partenaires. Par la suite, je me suis attelé à travailler la sortie de mon prochain album. Ce qui m’a pris beaucoup de temps car pour cette fois ci, j’ai vraiment décidé de mettre le paquet. Car, il faut proposer au public des produits qui ne périssent pas très vite, que l’on peut consommer pendant plusieurs années, et qui transcendent le temps.
J’ai fait beaucoup de recherches pour me perfectionner. Nous sommes arrivés à un stade où au Sénégal, la musique est saturée. Dès lors, il faut savoir s’arrêter et regarder ce qui ne pas pour corriger. Je suis allé à la découverte d’autres sonorités d’autres genres musicaux. Dans mon prochain album qui va sortir vous constaterez qu’il y’aura tous les styles musicaux il y’a de l’acoustique de l’afro beat, du mbalakh soft etc… Je n’ai plus droit à l’erreur.
Est-ce à dire que vous avez changé de style de musique ?
Je ne vais jamais changer de style de musique. En aucun cas, je ne vais suivre les humeurs du public pour les rejoindre dans ce qu’ils veulent. Pourquoi devrais-je faire du mbalakh et rien que du mbalakh pur et dur sous prétexte que c’est cela qui marche au Sénégal. D’ailleurs, il y’a des artistes qui excellent dans d’autres genres musicaux et qui font de très belles choses. Jusque-là, les albums que j’ai sorti ont tous cartonné. Je considère que la musique, c’est exprimer ce que l’on ressent. Dés l’instant que je m’inscris en porte à faux avec cela, je ne fais plus de la musique par amour. Je préfère m’imposer et imposer ma musique aux mélomanes. Le jour où je me mettrai à faire une musique que je ne ressens pas ou à copier un tel ou un tel j’arrêterais ma carrière de chanteur. D’ailleurs les sénégalais savent déjà que je me suis imposé une originalité pour marquer ma différence avec les autres.
A travers ses chansons vous chantez l’amour Peut on vous catégorisez parmi les chanteurs « jolis cœurs » à l’instar de la plupart de vos autres alter ego.
Lors de mon premier album, l’opus « tiki liki » était une chanson d’amour que le public a beaucoup aimé. Mais, les sénégalais ont cette habitude de n’écouter seulement que les tubes phares dans une cassette. Ils ne prennent pas la peine d’écouter les autres morceaux dans l’album. En effet, dans ce même album, il y’avait d’autres thèmes qui n’ont rien à voir avec l’amour. C’est pourquoi lors de ma deuxième production l’opus n’a pas été une chanson d’amour car je ne voulais pas être catalogué comme un sentimental ou un joli cœur.
Tanor est il un musicien engagé par conséquent ?
Je suis un artiste engagé je chante tous les thèmes. Toutefois on ne peut pas ne pas chanter l’amour car c’est un thème universel
Nous avons aussi constaté que vous n'êtes pas trop fréquent dans les boites de nuit c'est un choix que vous vous êtes imposé?
Au tout début, je me produisais beaucoup dans les différentes boites de nuits de la place. Maintenant que j’ai commencé à capitaliser une petite expérience, j’ai changé de démarche. Désormais je ne crée que des évènements. Tout récemment, par exemple je me suis produit à Sorano et ça a cartonné. Cela dit, si je peux me produire dans une boite tous les 15 jours, ça suffit largement. Car je considère qu’un artiste ne doit pas tout le temps se produire dans les boites de nuit. Les artistes musiciens squattent trop les boites de nuits, c’est la raison pour laquelle l’artiste n’est plus un mythe au Sénégal. Un musicien ne doit pas tout le temps s’exposer au vu et au su de tous ses fans. Parfois, il est bon pour l’artiste de déserter un peu les boites de nuit, de façon à susciter la nostalgie de son public. La preuve actuellement tout le monde réclame Tanor.

Tanor est donc un musicien casanier qui ne sort pas ?
Je ne peux pas me permettre de sortir de gauche à droite. Je suis l’aîné de ma famille je suis avec mes frères et sœurs doc je m’autorise un certain comportement. Je m’impose des garde fous. Mon petit frère est d’ailleurs mon nouveau manager. Il y’a mon autre petit frère qui est chargé de production. Mon manager habite chez moi, mon conseiller habite chez moi, je discute avec mes partenaires via le net. Mes amis qui veulent me voir viennent me rendre visite. J ai un grand appartement avec tout ce qui va avec chez moi dans la maison de mon père. Alors pourquoi diantre devrais je sortir. Je m’impose une certaine hygiène de vie. Bien que je sois célibataire.
Pourquoi vous avez choisi ce mode de vie ?
C’est moi qui ai choisi cette ligne de conduite. Je suis un homme de principes si je voulais sortir je suis majeure et vacciné, personne n’allait m’en empêcher. D’ailleurs, je n’ai même pas le temps pour sortir, car mon travail me pèse trop. Si je ne sus pas à la maison en train de bosser, je suis en studio ou en salle de répétition. C’est comme cela que je mène ma vie. si vous remarquez bien je ne fais pas trop de sorties fréquentes dans les médias je suis très réservé ce n’est qu’à l’occasion de la sortie de mes produits que je pour la promotion ça se limite là. Cela dit je ne suis pas trop casanier
Est-ce qu’on peut dire que vous fuyez vos fans ?
Non, du tout ! Je ne fuis pas mes fans, car nous ne sommes rien sans eux. Ce sont eux qui achètent nos produits. Pour cet album que je vais sortir par exemple, je leur ai dédié spécialement un morceau. Mes fans, je sais où les rencontrer. Mes soirées sont les occasions de retrouvailles avec les fans et on s’en donne toujours a cœur joie. Je mets à profit le mois de Ramadan pour rendre visite à mes fans. Donc je ne les fuis pas. Surtout la gente féminine qui apprécie beaucoup ce que je fais.

24heures chrono/leral.net



1.Posté par Mody Niang Jr le 30/12/2009 17:32 | Alerter
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Le larbinisme comme modèle d’engagement politique chez Amadou Lamine Faye

Nous l’avons déjà facilement relevé, tout au long de cet article, Amadou Lamine Faye se livre à un véritable larbinisme. Après son livre pour lequel il a été vachement récompensé, on lui découvre un nouveau talent : l’imposture d’Amadou Lamine Faye n’est pas seulement intellectuelle, mais aussi politique. Il a posté partout sur son site alpha-2 des articles défendant Karim Meissa Wade. On soulignera dans le vif du sujet que c’est également de la sorte que naissent les larbins. Un larbinisme si lamentable, qu’après une bonne rigolade de la mise en scène, l’auteur inspire davantage de pitié que de colère.
Par ailleurs, nous savons de sources sûres que Monsieur Faye a passé le plus clair de son temps à vilipender le fils du président dans certains salons de la capitale. Il a toujours soutenu que Karim est incapable de faire une carrière politique ou de gagner quoi que ce soit. Que c'est bon de dire du mal en cachette. Pourquoi pas en face ? C'est moins risqué peut être !
Mais pourquoi ce revirement de situation ? Amadou Lamine Faye s’est rapproché de certains responsables libéraux (surtout les anciens) susceptibles, à ses yeux, de reprendre le flambeau du parti après le départ de l’actuel patron. Mis en quarantaine par ces derniers, et opportuniste à mort, il fait aujourd’hui un clin d’œil à Karim. D’où cette mise en scène puérile (Cf. les bandes sonores du site alpha) pour entrer dans les bonnes grâces de Karim Wade.
Les livres qu’il publie et son site internet ne sont qu’une stratégie, voire une posture qu’il affectionne particulièrement, et qui lui servira sans doute d’ARGUMENT-MARKETING pour continuer à vendre à bon prix son engagement politique au président et à son fils. Et comme certains leaders politiques ne sont heureux que quand on chante leurs louanges, on peut prédire alors à Amadou Lamine Faye un bel avenir politique.

Vous êtes donc un larbin dans l’âme. Un vendu, un vil pleutre sans honneur et sans une once de fierté. Mais cela ne vous suffit pas, vous voulez que votre talent « d’apprenti intellectuel » soit enfin reconnu. Tous vos efforts, y compris le fait de vouloir endosser la toge du Professeur restent vains. Vous portez finalement ce magnifique habit en clous rouillés de l’usurpateur qui vous sied si bien! Peut-être Karim l’aurait compris ; c’est pourquoi il refuse toujours de vous laisser cirer ses souliers !

Auteur : Mody Niang Jr

2.Posté par ABA le 30/12/2009 18:50 | Alerter
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C EST BIEN DIAFANOUL BOU DEGEUR DU COURAGE

3.Posté par bour le 02/01/2010 23:56 | Alerter
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slt c zico bonne et heureuse annee 2010 il faut y croire ca ira incha alha k le bon dieu guide tes pas vers le chemin du bonheur slt a ton frere lune et pere tita

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