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Thierno lô: Docteur Paul Faye, débattons sans nous battre.


Rédigé par leral.net le Lundi 5 Septembre 2016 à 19:25 | | 4 commentaire(s)|

Mon cher Docteur, c'est dommage, car vous ne me trouverez pas sur le terrain des invectives et de la caricature car j'ai toujours fustigé cette façon de communiquer. 

 
La seule chose que je regrette c'est votre lecture en diagonale ou peut-être pas de mes différentes contributions qui sont : le référentiel qu'est l'administration publique levier essentiel pour l'émergence, la jeunesse bombe à retardement, l'autosuffisance alimentaire question de souveraineté et de dignité nationale, le déballage honteux !!! Que faisons-nous de la confiance?, Communication sans effritement: deux Premiers Ministres sur le Plateau et dernièrement, ma réponse à monsieur Faouzou Dème expert en tourisme, prétexte de votre sortie incendiaire et je ne sais pourquoi ? 

Cette lecture vous aurait permis de savoir que ce n’est pas seulement le département du tourisme qui attire mon attention.
 
Ma contribution sur la communication sans effritement aurait pu vous aider à comprendre aussi que je sais débattre sans me battre, car c'est un art que je maîtrise.


 
C'est pourquoi mon cher Docteur, je vous prie de bien vouloir relire mon article pour vous rendre compte que je manifeste une insatisfaction à cause du peu d'intérêt que les différents gouvernements portent au secteur du tourisme, pourvoyeur de devises et d'emplois.
 
 Je n'ai fait que mettre l'accent sur la nécessité de procéder à la mise en sure des conclusions tirées de nos différentes rencontres à savoir : journées nationales, séminaires, conseils interministériels et Présidentiels.

Comment pouvez-vous, vous offusquer du fait que je reconnaisse au Président Macky Sall un intérêt particulier accordé au tourisme à la différence du Président Wade qui disait et je le répète : « J'ai toujours nommé des ministres du tourisme sans croire au Tourisme, mais Thierno lô m'a convaincu. »


 
Le Président Macky a présidé l'ouverture de la saison touristique, fait de la Casamance une zone spéciale avec beaucoup d'incitations et j'étais son invité lors de l'inauguration des bateaux Aguène et Diambone, sans oublier l'augmentation du budget de l'agence de promotion, la suppression du visa, l'augmentation du budget du Ministère, l'articulation entre transport aérien et tourisme, les efforts sur les taxes sur les billets, autant de mesures qui font que dans l'article je lui ai reconnu un intérêt particulier pour le tourisme, donc aucune critique de son gouvernement bien qu'il reste beaucoup de choses à faire.

Mais je demande qu'on ne lui fasse pas perdre de temps en organisant des rencontres alors que des journées regroupant tous les acteurs se sont tenues.
 
Mais, mon cher Docteur, ces conclusions des journées nationales sur le Tourisme sont mises dans les tiroirs et ma conviction est qu'elles ne sont pas portées à l'attention de Monsieur le Président de la République et son Premier ministre.

Dieu sait aussi, que ces journées ne se sont pas tenues sous mon magistère mais mon coefficient intellectuel me permet de reprendre une idée quand elle est pertinente et je trouve que ces conclusions sont des réponses aux problèmes du secteur touristique.

Je ne vois pas alors ce qui a pu vous offusquer au point de désirer m’attaquer sur des sujets qui n’ont aucun lien avec ma réponse. Mais, je vais essayer d’apporter quelques précisions.

D'abord sur La déclaration de Politique générale du Premier Ministre Souleymane Ndéné Ndiaye ; c'est le gouvernement libéral dans lequel j'étais et dont j'accomplissais la lettre de mission où se trouve le problème ?
 
Si c'est le fait de dire que j'ai organisé le Premier Salon international du tourisme au Sénégal qui vous offusque Monsieur le Docteur, permettez-moi de vous dire que le Président Wade ne m'avait pas demandé d'organiser un salon du tourisme, c'est moi qui ai compris que pour vendre la destination, il fallait que je fasse venir les professionnels du tourisme chez nous pour montrer nos différentes curiositees et que le Sénégal dépensait des milliards pour aller dans les salons organisés en France, à Berlin, en Espagne, au Mali, en Gambie et rien chez nous deputies’ 1945 quand on avait un délégué au tourisme avant l'indépendance.
 
Et, je précise qu’à l’époque, au milieu de l'année, quand j'ai annoncé l'intention d'organiser ce salon, les acteurs disaient tous que ce Ministre est fou, qu’on ne peut pas organiser un salon en 6 mois de temps et de plus pour la première fois au Sénégal. C'était sans compter sur l'intelligence des sénégalais et sur leurs capacités, s'ils ont un bon capitaine d'équipe.
 
Je l'ai fait cher Docteur et l’on a comparé ce salon au Top Resa de Paris, pour une première édition et n'en déplaise à Monsieur le Docteur cette prouesse m'a valu la médaille d'or de la fédération internationale du Tourisme que je porte allègrement sur cette photo. Je n'y peux rien, c'est l'histoire et il faut que les ministres laissent des traces au niveau des secteurs qui leurs sont confiés.
 
Autre point, par ailleurs lu avec stupéfaction ! mais que vient donc faire ici mon passage à Bokk Guiss Guiss qui est un parti politique… Quel est le lien avec un débat sur les maux du secteur touristique ? En votre qualité de Professeur d'Université vous pourrez peut-être, nous expliquer, mais moi franchement, je ne vois pas la relation…
 


Vous parlez du Ministers de L'informel, je vous demande de reprendre la bonne appellation car elle figure dans un des chapitres de votre contribution et je pense que c'est une paresse d'écriture.  Je suggère ce qui suit, je ne sais ce qu’il a voulu dire, mais c’était lourd d’insinuation !
 
Lorsque vous parlez de mon soit disant pilotage « d’un secteur informel », s’il vous plait, Cher Docteur, restons élégant, je ne suis pas sans savoir qu’en «Art», cela signifie ; réalisé spontanément, improvisé, n’ayant ni règles préétablies, ni caractère officiel…
 
En ce qui concerne la lettre de démission remise au Premier Ministre Souleymane Ndéné, bien que j’estime ne pas avoir à me justifier, je vais malgré tout me donner la peine de vous éclairer, comme vous n’avez pris celle de vérifier vos dires.
 
En plein Conseil des ministres, monsieur Zakaria Diaw, Secrétaire général de la Présidence a remis une chemise au Président Wade dans laquelle il était porté à sa connaissance que "Thierno lô avait fait une sortie le week-end pour fustiger l'arrestation de Malick Noël Seck
 et demandait la clémence du Président pour sa libération".
 

Le Président Wade m'interpella en ces termes " Thierno lô vous prenez le contre pieds du gouvernement en me demandant de libérer Malick Noël Seck, mains vous ne me parlez pas, vous parlez à l'opposition."
 

J'ai alors noté qu'il se posait un problème de confiance et que si le Président avant le prochain Conseil des ministres ne revenait pas sur sa déclaration, je devais en tirer les conséquences et quitter le government.  Ce que je fis au prochain conseil en présentant ma démission du gouvernement mais je restais dans le parti pour poursuivre le combat.
 

Et contrairement à ce que vous dites, le Président refusa ma démission en disant: « Qu'il avait été induit en erreur comme toujours par certains, mais que j'étais un garçon courageux et que je devais rester dans le gouvernement, car il avait encore besoin de moi". Là aussi, Cher Docteur, permettez-moi de me demander ce que cutter démission vient faire dans ce débat sur le tourisme ?

Concernant les contrats avec Adonis, j'assume une responsabilité de tutelle technique mais vous savez très bien qui gérait la SAPCO.
 
Vous y avez trouvé lors de votre passage comme directeur, le rapport de la cour des comptes que vous avez bien lu et vous saves’ pertinemment que je suis nickel à ce niveau, à moins que vous n'entriez dans la sphère de la diffamation.
Et, que contrairement à certains, vous n'avez vu mon nom dans aucune indélicatesse ou dans la gestion du foncier car vous qui me cherchez injustement des poux, en auriez parlé. 


 
C’est insultant de soulever ce point et malevolent de votre part de teeter insinuer dans l'esprit des gens que j'aurais spolié des populations ou dilapidé des ressources de L'état. 
Je pense que cette ligne ne devrait pas être franchie car je veux débattre encore sans me battre, mon Cher Paul.
 
Pour la signature du contrat de gestion de l’hôtel King Fahd Palace, il faut prendre vos responsabilités mon Cher Docteur et vous adresser au Président Macky qui a reconduit cette décision du Président Wade. Notre Président a toutes les prérogatives pour remettre en cause ce contrat pour vous satisfaire, si vous pensez que Monsieur Mamadou Racine Sy, comme le groupe Starwood Hotels & Resorts Worldwide qui gérait l'hôtel, n'a pas à jouir des mêmes droits.
 
Mon cher Docteur, un chercheur doit aller au fond des choses et ne pas se limiter à des coupures de presse seulement, car vous contestez ma signature du contrat alors qu'il est clairement stipulé dans ce dernier que le Ministre de l'économie et celui du Tourisme peuvent signer conjointement mais que l'une des signatures pourrait engager le gouvernement.
 
Et c'est ainsi que j'ai signé après verification du contrat par le magistrat conseiller juridique du Président et sur instructions de ce dernier vu que le Méridien était sous ma tutelle technique. Là aussi, rien à dire et à voir avec le sujet traité…
 
Pour le reste, je vous remercierai de reconnaître le parcours du combattant que les fonctionnaires font faire aux ministres et le fait que le secteur tarde toujours à décoller malgré le coup de pouce du Président Macky. Cela nous interpelle nous tous.
 
Pour répondre maintenant à votre insinuation que partagent certaines personnes d'ailleurs, qui est de vouloir priver de parole, ceux qui ont occupé des postes de ministres, je vous dis que c'est injuste et bloque la réflexion et les échanges à même de contribuer au débat économique.
 
C'est comme si on vous interdisait de parler de promotion ou des développeurs pour les zones touristiques tout simplement parce que vous étiez directeur de la SAPCO ou qu'on vous prête l’intention de chercher à revenir dans le département du tourisme en écrivant si je ne me trompe 25 contributions alors que vous êtes chercheur.
 
Ce pays est un patrimoine commun et a besoin de tous les apports afin que nous puissions prendre notre développement en main et nous sommes aussi dans une société ouverte donc avec des expressions plurielles. Ce n’est pas parce que Monsieur Thierno lô fut ministre de l’environnement, du tourisme, de l’artisanat, et du secteur informel qu'il ne devrait pas donner son point de vue sur ces secteurs, ils ne sont pas le patrimoine personnel d’un particulier, je pense ?
 
Il faut aussi avoir du respect pour le Président Macky Sall qui a de l'expérience, et qui fut notre Premier ministre du moins, quand moi, je gérais celui de l'environnement, et qui connaît les hommes, qui sait où il va et avec qui, pour oser penser qu'on peut l'influencer à partir de contributions à travers la presse. Si je voulais attirer son attention je l'aurais inondé de courriers déposés sur son bureau sous forme de contribution à Ce qu'il fait.
 
Mais, je préfère m'adresser aux lecteurs dont vous également, mon Cher Paul. Mais tout juste, je demande simplement qu'on reste dans le sujet et qu'on se respecte malgré nos divergences d’opinion, car le fait que vous sachiez ce que je pense est un postulat en démocratie.
Moi, j'ai besoin de vous lire sur le sujet de «Ce qui peut aider au développement du secteur». J’ai envie d’entendre des réflexions objectives, des critiques constructives sur les conclusions des journées du tourisme, objet de mon article, bref, toutes idées porteuses d’avenir pour notre Cher Sénégal et son Peuple, qui en a grand besoin !
 
Avec tous mes respects,
 
Ministre Thierno lô
Président de l’Alliance pour la Paix et le Développement







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