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Timbuktu, une imposture azizienne


Rédigé par leral.net le Lundi 13 Avril 2015 à 19:00 | | 3 commentaire(s)|

Timbuktu, une imposture azizienne
Timbuktu, ultime insulte faite à la mémoire des disparus de Oualata

Oualata, ville élevée au rang de patrimoine mondial par l’UNESCO a été pendant tout le Moyen-âge un important point de jonction des caravanes venant de l’Afrique du nord et de l’Afrique noire. Cité de rencontres, de cohabitation et d’ouverture sur le monde, symbole de brassage des peuples et des cultures, va être désormais associé par nombre de Mauritaniens à son Fort-mouroir. C’est dans ce Fort que furent emprisonnés dès décembre 1987 soixante-huit (68) détenus négro-africains dans des conditions si atroces et si inhumaines que BA Alassane Oumar (adjudant-chef de la gendarmerie) , Tène Youssouf Guèye ( homme de lettres et ancien ambassadeur de la Mauritanie auprès de l’Unesco), BA Abdoul Ghoudouss (Officier de Génie civil de l’armée mauritanienne) et Djigo Tapsirou ( ancien ministre) y mourront au bout seulement de neuf mois de détention. Il eut fallu les nombreuses campagnes initiées par les Organisations et Associations internationales comme Amnesty International pour arrêter l’hécatombe. Et depuis, Oualata est devenu un lieu de préservation de mémoire des crimes de race commis contre la communauté haalpulaaren de Mauritanie, d’autant plus que ces crimes n’ont jamais été assumés par les autorités mauritaniennes. Cette localité reste et restera dans la conscience collective de tous les Mauritaniens épris de justice et de tolérance comme une marque indélébile : « Waalata fut un mouroir et un centre d'expérimentation de tortures collectives contre la classe politique négro-africaine de Mauritanie », affirmera Ibrahima Abou SALL, membre fondateur des Forces de Libération africaines de Mauritanie et Rescapé de la prison-mouroir devant la Conférence de la section nationale d’Amnesty International France en 1993 .

Aussi, faut-il rappeler que cette ville a été consacrée par un livre témoignage sur les crimes racistes par BOYE Alassane Harouna : « J’étais à Oualata : Racisme d’Etat en Mauritanie », éd. L’Harmattan, coll. Mémoires africaines, 2000, par Pierre Yves VANDERWERDE dans un film tourmente et mémoriel : « Le Cercle des Noyés » 2007, par Chanel DIAGNE : « Même si tu pries, tu n'iras pas au paradis », Paris, 2011 où un des rescapés Mauritaniens raconte le racisme et la perpétuation de l'esclavage en Mauritanie, et par de nombreux témoignages de rescapés. Ces rappels font tâche et écornent de manière indélébile l’image que le putschiste Ould Abdel Aziz aurait aimée laisser de son passage. L’image d’une Mauritanie lavée de sa honte de s’en être pris à une partie de ses composantes nationales pour des raisons raciales. En témoignent le grand cirque de la prière de l’absent du 25 mars 2009 à Kaédi (Ville majoritairement négro-mauritanienne, ville rebelle, ville martyre), les festivals des villes anciennes qu’attend Oualata avant sa réhabilitation par Timbuktu. Une promesse de Sissako. Promesse à moitié réussie par l’obséquieux cinéaste dont la nationalité balance encore entre la franco-mauritanité et la Mauritano-malienne. A Bamako, Sissako le communiquant officiel de Mohamed Ould Abdel Aziz est mauritano-malien, à Cannes, il est franco-mauritanien et à Nouakchott, il est Mauritanien tout court. Le projet du film aurait été pendant la débâcle des « oreilles rouges » à quelques encablures de Mopti. Ne surtout pas laisser amplifier que ce qui se passait au Mali était racial. Un conflit dont un des importants maillons était Nouakchott. Eloigner au plus vite les projecteurs sur cette bourgeoise compradore targui, arabe et narco-terroriste (Aqmi, HCUA et Ançar ed dine) soutenue par Mohamed Ould Abdel Aziz.

Timbuktu ou Ould Abdel Aziz et son homme lige au secours du MNLA et d’Ançar ed dine

Il est un secret de Polichinelle que le putschiste Mohamed Ould Abdel est l’hôte le plus généreux du MNLA, et d’aucuns pensent qu’il serait même le parrain des narco-djihadistes du Sahel.
En effet, dès le lendemain de sa prise du pouvoir par la force, Mohamed Ould Abdel Aziz s’attellera à polir son image de putschiste aux yeux du monde démocratique. Il s’entoure de spécialistes de la communication dont le pluri-césarisé Abdarahmane Sissako pour convaincre les partenaires clés, que face au contexte sécuritaire éminemment dangereux de la Mauritanie, qu’il était l’homme qu’il fallait.

Parallèlement, aides militaires, argents et diplomatie continueront de pleuvoir au profit des égorgeurs d’Aguelhok, des organisateurs de rezzou et de trafics en tout genre dans le Sahara Malien par le locataire du Palais ocre de Nouakchott. Tout ceci est fait au nez et à la barbe de la communauté internationale.

L’auteur de Bamako, dont une partie de la parentèle est malienne et, qui a des amitiés fortes au sein du MNLA comme Mr Souleymane Ag Nadrouneoud de la cellule populaire du MNLA à Nouakchott et de Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Salem, Secrétaire général de la Coordination des Associations de Jeunes arabes du Mali, arme Ould Abdel Aziz de toute sa science de Communiquant. D'ailleurs, lui-même, justifie, « j'ai bien un bureau à la présidence de la République ", à Nouakchott. Il a la chance de travailler comme conseiller " officiel " du président Ould Abdel Aziz, ce qui n'est pas donné, tonne-t-il, à n'importe qui de la corporation. Tout comme il dispose d’un bureau au palais présidentiel à Nouakchott, on raconte que Sissako aurait des appartements particuliers dans l’immense demeure de Tata, richissime femme d’affaires touareg et propriétaire des Galeries du même nom. Entre Sissako, le MNLA, la CAJAM et Ould Abdel Aziz, il existe de grandes collisions dont Timbuktu la martyrisée, film primé, mais film-imposture et film limite du raciste anti noir.

Un cumul de clichés sur le Noir être inférieur aux « oreilles rouges »

C’est donc avec l’arrêt de la progression des protégés de Mohamed Ould Aziz par l’opération Serval en janvier 2013 qu’aurait été entreprise la campagne contre la démythification des arabes et assimilés pour la sale guerre menée au Mali. Une guerre avec son cortège de crimes sanglants et racistes. Les amputés, les lapidés, les violées, les spoliés étaient tous, sinon majoritairement, noirs. L’Azawad malien est un conglomérat de chantres du panarabisme pan-saharien qui a souvent pris les conseils avisés de Nouakchott. C’est naturellement donc que le projet de sauver ce qui était sauvable a été entrepris par Nouakchott. Faire absolument tout pour atténuer l’image des protégés du palais ocre.
Et Sissako demande des moyens pour une super production sur le djihadisme versus l’Homme bleu, courageux et digne, un imam version Hassen Chalghoumi, et des ADG de qatiba capables d’empathie, et surtout aucune trace du MNLA, de Mujao, d’Ançar ed Dine. Une exigence de ceux qui ont dissuadé Sissako de faire son film sur l’esclavage en Mauritanie. Pour ce faire, Ould Abdel Aziz mettra l’Etat mauritanien à la disposition du monstre sacré du cinéma africain. Logistique militaire, protection armée, utilisation des militaires hratines ( esclaves et esclaves affranchis) comme figurants.

Un scénario obturé par les contradictions ethniques mauritaniennes avec un fort condensé de non-dits, une complaisance vis-à-vis de la barbarie humanisée des Négrophobes narco-terroristes, islamistes. En somme, Timbuktu est une reconstitution nauséabonde du manichéisme de Mohamed Ould Abdel Aziz qui voit le monde en Arabe et assimilés, et les autres, les Noirs en particulier. Sissako ne devait montrer aucune trace de l’association MNLA, Ançar ed Dine, HCUA, CAJAM, mais devait focaliser son objectif sur ce mythe du bon Touareg (Kidane), qui ne va pas surtout pas s’en prendre à l’autre (Abdel Kérim) qui fait des yeux doux à Setima (l’épouse), mais va ôter la vie à Amadou, un pêcheur Bozo, pour une histoire de vache (GPS). Timbuktu, selon Sissako, c’est un Noir énervé, des Noirs pécheurs ( adultérins), violeurs, joueurs, et apprentis jihadistes,… si on nous ne donne pas à penser qu’ils pourraient être des esclaves ( le porteur d’eau en moto). A travers Sissako, c’est Ould Abdel Aziz l’œil de la caméra.

Ibrahima DIALLO, Porte-parole des Forces de Libération africaines de Mauritanie (Flam) Guyancourt France


Ibrahima DIALLO, Porte-parole des Forces de Libération africaines de Mauritanie (Flam), Guyancourt France






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