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"Tous les meurtriers seront punis", assure le président ivoirien à Duékoué

le 26 Avril 2012 à 16:39 | Lu 483 fois

DUEKOUE (Côte d`Ivoire), - Le président ivoirien Alassane Ouattara a réaffirmé lundi que "tous les meurtriers seront punis" et appelé à une "réconciliation vraie" au cours de sa première visite à Duékoué (ouest), théâtre de tueries durant la crise politico-militaire de 2010-2011.


"Tous les meurtriers seront punis", assure le président ivoirien à Duékoué
Se disant "particulièrement ému" d`être dans cette ville qui a connu "l`horreur", il a expliqué être venu "apporter la compassion de la nation entière" et a demandé une minute de silence en mémoire des disparus, lors d`un meeting auquel assistaient des milliers de personnes.
"La Côte d`Ivoire a été brisée et nos coeurs ont été meurtris", a déclaré M. Ouattara.
"Je voudrais vous réaffirmer ma volonté de faire en sorte que la Côte d`Ivoire soit un véritable Etat de droit avec une justice impartiale. Je voudrais souligner ma volonté de mettre fin à l`impunité", a-t-il lancé, alors que des enquêtes sont en cours.
"Tous les meurtriers seront punis, seront déférés devant la justice, nul ne sera épargné", a-t-il poursuivi sous les applaudissements.
Le chef de l`Etat a appelé à ce que les atrocités, dont il n`a pas identifié les responsables, "ne se reproduisent plus jamais".
"Cela demande la réconciliation, une réconciliation vraie, sans esprit de vengeance", a-t-il plaidé, se présentant en "président de tous les Ivoiriens" sans distinction de religions ou d`ethnies.
Il a enfin appelé les déplacés et les réfugiés à revenir chez eux, sans "avoir peur" de représailles.
Duékoué est un symbole de la crise née du refus de l`ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite au scrutin de novembre 2010, qui a fait quelque 3.000 morts jusqu`en avril 2011, dont un millier dans l`Ouest selon
l`ONU.
Des centaines de personnes ont été tuées à Duékoué, ville proche du Liberia, et dans ses environs fin mars 2011 à l`occasion de la prise de la cité par les forces pro-Ouattara au début de leur offensive sur Abidjan. Ces combattants ont été gravement mis en cause par les ONG internationales pour ces tueries.

Avec AFP