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Toute la "verité" sur l'affaire Modibo Diop

L’Agence sénégalaise d’électrification rurale (A.S.E.R), poursuites et diligences de son représentant légal en ses bureau sis à l’ex Lat Dior, à Dakar, lequel fait élection de domicile en l’étude de Me Samba Bitèye, avocat à la Cour, n°8 Immeuble SOLID (siège SAPCO), vient par les présentes porter plainte à l’encontre de Modibo Diop , ci-devant Directeur dénéral de l’ASER, pour les faits décrits ci-dessous.


Rédigé par leral.net le Dimanche 4 Août 2013 à 12:19 | | 11 commentaire(s)|

Toute la "verité" sur l'affaire Modibo Diop
Nommé en août 2007 au poste de Directeur général de l’ASER par Décret n°2007-913 en date du 02 août 2007, Modibo Diop a occupé ces fonctions jusqu’en juin 2010, date à laquelle il a été remplacé à la tête de cette Agence.

Après près de trois années d’exercice, l’autorité de tutelle ayant constaté la faiblesse des résultats ainsi que les réalisations insignifiantes en dépit des moyens financiers considérables mobilisés par l’Etat et les bailleurs de fonds, a interpellé Monsieur Modibo Diop pour des explications circonstanciées justifiant cette situation désastreuse.

Toutefois, en guise de réponses précises et détaillées, ce dernier s’est contenté de déclarations évasives et générales évitant soigneusement d’analyser et de renseigner les points précis sur lesquels il était interpellé.

Il convient, à ce propos, de souligner qu’il a été constaté que des crédits et financements octroyés pour l’électrification de zones rurales déterminées ont été utilisés à d’autres fins en violation des procédures internes et celles établies par les partenaires financiers.
Parallèlement au programme identifié par l’Etat et faisant l’objet de sa mission, Modibo Diop a mis en place, selon ses propres
critères jusqu’aujourd’hui méconnus, un dispositif appelé par ses soins « programme villages spéciaux ».

De 2008 à 2009, les sommes qui ont été allouées au bénéfice des programmes de l’Etat ont été affectées par Modibo Diopà la réalisation du programme de ses villages spéciaux.

Ainsi en 2008 une enveloppe de un milliard quatre cent quatre vingt cinq millions trois cent quatre vingt quatre mille deux FCFA a été affectée à l’électrification des villages spéciaux pendant que dans la même période le programme d’urgence de l’Etat du Sénégal n’a enregistré aucune réalisation.

Egalement, les conventions 15 et 17 concernant des programmes signés en 2007 accusaient des retards de paiement, à ce jour en souffrance.
De même en 2009, les villages spéciaux de Modibo Diop ont englouti la somme de un milliard un million cinq cent trois mille six trente trois FCFA, pendant que le programme d’urgence de l’Etat n’a enregistré aucune réalisation.

Cela veut dire que les villages spéciaux ont permis le détournement de destination de la somme cumulé deux milliards sept cent trente trois millions huit cent vingt deux mille cent vingt deux FCFA.

Modibo Diop ne s’est pas limité à détourner les financements de leur destination prévue par l’Etat et les bailleurs de fonds au profit de villages identifiés comme prioritaires par ces derniers, en électrifiant d’autres villages ne figurant pas sur la liste de l’Etat, il s’est permis de créer à côté du concept « villages spéciaux », celui des « travaux d’installations intérieures ».

Ainsi, une partie de l’enveloppe destinée au programme de l’Etat a été affectée par Modibo Diop à la réalisation et au paiement des travaux d’installations intérieures », ce pour un montant total quatre cent dix huit millions sept cent quatre vingt quinze mille six cent vingt six FCFA.

Or, il convient de signaler que la fourniture et pose de matériels pour installations intérieures avait déjà fait l’objet d’un financement accordé par l’IDA en 2007 pour un montant six cent vingt huit millions deux cent deux mille sept cent un FCFA.

La procédure d’appel d’offres avait été même été initiée dès 2007 et permettait de réaliser de tels travaux en épargnant les ressources publiques.

Il est certain que les contraintes liées à la rigueur des procédures de décaissement attachées à ces fonds ont dissuadé Monsieur Modibo DIOP à recourir à ce financement, pourtant mis à sa disposition.

Il n’est pas discutable que le souci premier de Modibo Diop , que ce soit pour ses villages spéciaux ou pour les travaux d’installations intérieures, a toujours été d’éviter les contraintes de décaissement en contournant les dispositions du code des marchés publics, notamment en ce qui concerne les appels d’offres.

Il n’est pas surabondant de préciser que les appels d’offres permettent d’optimiser l’utilisation des ressources publiques.
Pourtant, les sommes décaissées par l’ASER pour les programmes de villages spéciaux et les travaux d’installations intérieures s’élevant à un cumul de trois milliards cent cinquante deux millions six cent dix sept mille sept cent trente huit FCFA, n’ont fait l’objet d’aucun appel d’offres.

Le mode opératoire de Modibo Diop consistait à saucissonner des marchés de même nature, souvent dans la même localité géographique, en une multitude de petits marchés avec le seul souci de ne pas dépasser le montant de cinquante millions, seuil au-delà duquel un appel d’offre est obligatoire.

Il est ainsi aisé de consommer des financements considérables en passant par le mécanisme classique du DRP (Demande de renseignements et de prix).

Nous rappelons que les marchés fractionnés grâce aux DRP, pour des travaux de même nature et quelques fois sur la même aire géographique d’une communauté rurale, s’élèvent à plusieurs milliards et exigeaient obligatoirement l’utilisation de la procédure d’appels d’offres.

L’intérêt de ce saucissonnage réside dans le fait que sans appels d’offres, il est plus facile d’échapper aux contraintes et contrôles financiers et comptables, en installant une véritable nébuleuse.

Modibo Diop ne s’est pas contenté de manipuler l’agent public à des fins non identifiées par les programmes de l’Etat ;
Il ne s’est pas contenté de contourner le code des marchés publics en systématisant le recours aux DRP pour des marchés de plusieurs milliards ;

Il ne s’est pas contenté puiser dans les fonds de l’Etat pour les travaux d’installations intérieures, alors que le financement de l’IDA y pourvoyait suffisamment.

Modibo Diop a aussi utilisé les sommes mises par les bailleurs de fonds à la disposition de l’ASER, à des fins autres que celles pour lesquelles elles ont été allouées, mettant ainsi en péril l’existence et la viabilité du projet.

Pour des manipulations indues à hauteur de trois cent soixante dix neuf millions huit cent trente un mille FCFA sur les comptes de la Banque mondiale et de l’Union Européenne, Modibo Diop a mis en péril les financements de plus de soixante milliards de FCFA déjà accordés à l’ASER.

En effet, toute indélicatesse violant l’orthodoxie comptable et financière est de nature à entraîner le gel de la² mise à disposition des financements quelque soit le montant sur lequel elle porte.

Par ailleurs, la somme de tous ses agissements a conduit Modibo Diop à mettre en dépôt à terme (DAT) le montant de un milliard trois cent cinquante million FCFA alors que les programmes de l’Etat depuis 2007, sont en souffrance d’arriérés de paiement.

Pire, ce dépôt à terme a été adossé à un découvert de deux milliards cent trente sept millions deux cent trente quatre mille quatre cent cinquante deux FCFA.

Ce subterfuge aura servi à maquiller de graves déficits financiers sur le budget de l’ASER, causés par le programme de villages spéciaux et les travaux d’installations intérieures.

Dans le même temps, et pendant que Modibo Diop multipliait les dépenses hors programmes et hors appels d’offres, le budget de fonctionnement accusait également un déficit de quatre cent sept millions dix mille soixante FCFA.

Pourtant, le 12 mai 2010, une lettre circulaire du Ministère de l’Economie et des finances demandait à chaque agence nationale et à chaque établissement public de procéder la mise à jour et à la transmission au Trésor de son état d’endettement.

Jusqu’à son remplacement, aucune réponse émanant de Modibo Diop, n’a été transmise au Trésor, laissant croire que la gestion de son agence était saine et exemplaire.


Pour précision, Modibo Diop avait évalué à sa nomination, les financements devant servir à apurer intégralement les engagements de la Direction précédente de l’ASER, à la somme de 4 479 057 429 (quatre milliards quatre cent soixante dix neuf millions) de FCFA.
U
ne enveloppe de 4 000 000 000 (quatre milliards) de FCFA lui a été allouée en 2007 à laquelle il faut ajouter celles de 6 000 000 000 (six milliards) de FCFA en 2008 et 5 709 000 000 (cinq milliards sept cent neuf millions) de FCFA en 2009, soit des crédits d’un montant total de 15 709 000 000 (quinze milliards sept cent neuf millions) de FCFA.

Ces sommes importantes alloués à l’ASER en 2007, 2008 et 2009 ne correspondent à aucun des programmes officiels et prioritaires identifiés comme tels par l’Etat du Sénégal.

Il ressort des réponses de Modibo Diop que, non seulement, il n’a pas réalisé les programmes d’électrification objet de sa mission mais aussi et surtout que les crédits de financement ont été détournés de leur destination et que la situation financière est largement compromise par l’existence et l’ampleur des découverts bancaires.

Il n’est pas contesté que les sommes allouées à l’ASER couvraient à la fois les besoins d’apurement et la réalisation des différents Programmes et Conventions objet de sa mission.

Il est impossible de concilier le niveau famélique des réalisations et les dépassements tant au niveau des dépenses d’investissement qu’au niveau des dépenses de fonctionnement.

De même, aucune règle de procédure ne permet de justifier l’utilisation des crédits d’investissement pour combler les déficits récurrents des dépenses de fonctionnement.

Ces manipulations inacceptables ont même servi à affecter la somme de 3 000 000 000 (trois milliards) de F CFA dédiée à l’apport au financement des Programmes d’urgence de 2008, 2009 et 2010 à titre de garantie de domiciliation bancaire.

Cette situation financière désastreuse est de nature à détruire la confiance des bailleurs de fonds à l’égard du Gouvernement et à compromettre les objectifs fixés par celui-ci et annoncés aux couches rurales de notre pays pour l’électrification des villages.

La plaignante estime que les faits exposés ci-dessus sont assimilables aux délits de faux, usage de faux et détournement de deniers publics, faits prévus et réprimés par les articles 130 et suivants du Code Pénal ainsi que l’article 152 du même Code.

C’est pourquoi, elle sollicite qu’il vous plaise bien vouloir diligenter une enquête à l’effet de déterminer toutes les malversations financières commises, l’exactitude des montants dissipés et d’en identifier tous les auteurs, co-auteurs ou complices et éventuellement les receleurs.



1.Posté par ECLARAGE le 04/08/2013 13:32 | Alerter
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Pour le titre,il fallait tout simplement mettre:PLAINTE DÉPOSÉE EN 2010 CONTRE MODIBO DIOP
et pour l'auteur c'est Me SAMBA BITEYE,il devait au moins avoir le courage d'opposé sa signature,c'est lâche quand même de continuer à manipuler la presse alors qu’il a été incapable lors de sa plaidoirie devant le tribunal d'apporter les preuves de ses accusations.Dans cette affaire ,Me Samba Biteye défendait son ami Samuel Sarr qui en veut toujours à mort à Modibo Diop de lui avoir tenu tête lors d'un marché de gré à gré de 9 milliards refusé à Pape Aly Gueye sur ordre de Me WADE.
Pour plus d'équité,LERAL se doit de publier aussi le droit de réponse de la CAM (Convergence Autour de Modibo DIOP )
NON A LA MANIPULATION.

2.Posté par ECLARAGE le 04/08/2013 13:34 | Alerter
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LES PARTISANS DE MODIBO DIOP RÉPONDENT A Me SAMBA BITEYE

UN PEU D'ÉLÉGANCE Me Samba BIETEYE,y'a rien de nouveau EN PUBLIANT LA PLANTE que vous aviez déposé en 2010.
Votre incompétence et et votre ignorance de ce dossier ont été mis à nu lors du procès de Modibo Diop .Comme un aveugle,vous avez porté plainte sans preuves ni éléments solides et palpable.Vous l'aviez juste fait donner un coup de main à Samuel Sarr dans cette affaire.
Ayez la discrétion et l'élégance de vous taire en entendre le verdict de ce dossier.La justice ne peux être un terreau de la haine ,de l'incorrection,de la jalousie ,de la manipulation et de l’invective comme vous l'avez si bien manifesté lors de votre plaidoirie.
Vous défendez votre ami Samuel vous aurez bientôt du pain sur la planche avec tous les dossiers qui l'attendent au niveau de la justice.
Fraternellement et sans rancune.

LA C.A.M ( Convergence Autour de Modibo Diop )

3.Posté par quelle valeur le 04/08/2013 14:45 | Alerter
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ECLARAGE, IL NE FAUT PAS ETRE DE MAUVAISE FOI. IL FAUT SAVOIR LIRE PERSONE N'EST STUPIDE. C'EST LA BANQUE MONDIALE QUI A ALERTE ET PORTER PLAINTE. ET NON SAMUEL SARR OU ABDOULAYE WADE OU QUI D'AUTRE DU REGIME WADE. C'EST LES BAILLEURS, POINT.
ON DEMANDE PAS 10 ANS POUR RIEN. C'EST BIEN DE DEFENDRE SON RESPONSABLE MAIS ON NE PEUT ETRE L'AVOCAT DU DIABLE, EN MONTRANT DU DOIGT TEL OU TEL JUSTE POUR DETOURNER LE REGARD SUR LE FAUTIF.

4.Posté par ECLARAGE le 04/08/2013 15:27 | Alerter
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Quelle Valeur:
C'est faux de dire que c'est la banque mondiale qui a portée plainte,c'est même un gros mensonge.A aucun moment dans l'acte d'accusation et l'instruction menée par le doyens des juges il n'a été mentionné une supposée plainte de la banque mondiale,sinon cette institution aurait dépêché ses propres avocats.
Les avocats de la partie civile sont dans leurs droits,il pouvaient même demander la perpétuité,autant cela ne leurs donne pas raison sur ce dossier,d'une plainte de prés de 5 milliards,on se retrouve avec 477 millions de chèques retiré par des récidivistes bien identifiés lors du procès
L'ASER qui a ses propres avocats a porté plainte par le bias de Me Biteye inconnu de cette agence,troublant non?
Les villages en questions dont on dit qu'ils sont pas électrifiés ont vu tous leurs PV de réceptions de la Senelec déposés lors des plaidoiries par Me Ousmane Seye.
Devant la barre,Aliou NIang ex Dg de l4ASER renvoyé à deux reprises pour incompétence, fautes graves,malversations et épinglé par l'IGE,la cours des comptes et l'Armp (protégé aujourd'hui car ayant transhumé à l'APR ) a reconnu avoior porté plainte sur ordre de Samuel Sarr.Tout ce qui ont assisté au procés l'on entendu,c'est pas une invention contrairement aau supposée plainte de la Banque Mondiale qui n'est qu'un mensonge de l'ancien régime avec à la tête Samuel arrr.

5.Posté par ECLARAGE le 04/08/2013 15:39 | Alerter
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Ont parle de villages fictives non électrifiés alors qu'aucun entrepreneur n'a été arrêté comme ça se passe dans l'affaire du plan Jaxaay.

6.Posté par ECLARAGE le 04/08/2013 15:39 | Alerter
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DEMARCHE LAMENTABLE
24 janvier 2011, 21:42
La démarche de l’etat dans l’affaire de l’ancien directeur général de l’aser, Modibo Diop est lamentable. Elle tente de faire croire et de montrer des autorités décidées à jouer pleinement le jeu de la transparence dans la gestion des comptesde la nation. On peut même croire que l’iGe ou un autre corps de contrôle qui aura l’avantage de fouiner dans la gestion de l’ancien DG de l’aser, pourrait débusquer des éléments susceptibles, peut-être, de le faire traduire en justice. Il n’est certainement pas le seul parmi tous les responsables de services publics ou gérant des comptes de l’etat dans cette situation.
Dans le contexte actuel, et au vu de la gouvernance engagée depuis 2000 au Sénégal, on ne peut assumer les charges de directeur général d’une entité publique, sans s’engager au préalable, tacitement ou explicitement, auprès de celui qui détient le pouvoir de nomination, à verser la dîme et à cotiser. Il faut cotiser et consolider la caisse qui alimente et entretient le système de distribution de prébendes et de rentes mis en place depuis la présidence de la république.
Ainsi, pour liquider un camarade qui a eu la chance ou la malchance d’avoir géré des comptes publics, on sait alors où taper pour obtenir sa reddition. Ce serait étonnant que Modibo Diop échappe à la règle générale. Ainsi dit, on peut croire que le juge pourra lui trouver des poux dans la tête, comme il en a déjà trouvé dans celle de Goumalo Seck et dans celles de tant d’autres que le régime a décidé de sacrifier. Il les a sacrifiés sans états d’âme, pour les besoins de sa survie. pour Goumalo Seck et ses anciens collaborateurs de l’artp, ils sont poursuivis et pourchassés par la justice à propos de l’affaire Sudatel. Ils le sont, pour avoir procéder à un partage d’argent public, sur la base d’une erreur d’appréciation de la règle de droit applicable, alors que ceux qui ont pris des commissions de l’ordre de vingt (20) milliards, se la coulent douce et narguent même les populations de ce pays, en se montrant présents et agités dans des lieux et endroits qu’ils auraient dû normalement évités. Car l’indignité dont ils se sont rendus coupable devrait les amener à se cacher.
Bref, le Sénégal n’est-il pas devenu la terre des criminels à col blanc et le lieu de célébration par la république de leurs forfaits. Pour avoir refusé de signer un contrat de complaisance en faveur de l’ami du ministre Samuel Sarr, un certain alé Guèye qui n’a aucune expérience en matière d’électrification rurale, Modibo Diop a « trahi » celui qui avait proposé sa nomination. Il faut qu’il paie cash son audace, même si cette audace n’est que l’expression d’une conduite conforme aux exigences de la loi et des règles minimales de bonne gouvernance. on a ainsi fabriqué de fausses informations, distribuées dans la presse et communiquées de façon lâche au chef de l’etat, pour faire rendre gorge à une pauvre victime expiatoire. Tout ce qui est fait par cette instrumentalisation de la justice, orchestrée à grand renfort de propagande médiatique n’est qu’un processus de saupoudrage. Un processus tentant de cacher les relents de vengeance et de haine qui sont à la base des procédures engagées, mais surtout de maquiller une volonté de liquidation d’un camarade qui a trop vite fait d’afficher des ambitions et de parler pour les exposer et les défendre.
Modibo sera certainement inculpé et traîné devant une juridiction de jugement. Il peut même être jugé et condamné, si telle est la volonté du chef de l’etat. Il ne sera que le premier d’une série de jugements qui iront au-delà de l’existence de ce régime. Ce qui sera jugé dans l’affaire Modibo Diop, ce ne seront pas seulement les actes d’un homme. ce sera la conduite d’un etat, celle de ses premiers responsables, la politique d’un gouvernement concernant un secteur aussi vital comme l’énergie de façon générale et l’électricité de façon particulière. Or, de ce point de vue, le nombre de crimes commis dans ce secteur depuis au moins cinq ans, est incalculable. Le traitement de ces crimes par les juridictions nationales peut occuper les juges de ce pays pendant des mois et des années, sans que tous les cas identifiés et poursuivis ne fassent l’objet de jugement définitif. Ceux qui se rendent coupables de ces crimes sont convaincus qu’ils ne seront pas un jour inquiétés, comme l’ont été tous les complices des anciens dictateurs et tyrans du continent, jusqu’au jour où ils se sont réveillés avec des menottes aux mains. cette réalité historique, le Sénégal n’est pas très loin du temps où ses populations vont la vivre avec soulagement et fierté. tous les démocrates y croient. les ennemis de la démocratie, non. et tant mieux qu’il en soit ainsi. Ceux-là n’auront ainsi jamais le temps de se mettre à l’abri, ils se feront cueillir comme des fruits pour être punis, comme il se doit.
Quand on a entendu parler de l’affaire Modibo Diop, la propagande de l’etat aidant, on a envie de pousser un ouf de soulagement, en disant, enfin, le gouvernement se résout à punir les criminels qui détournent les biens de la nation. rien n’est moins faux qu’une telle approche des poursuites envisagées contre l’ancien DG de l’aser. Il s’agit d’abord d’une vengeance orchestrée contre un adversaire utile pour le liquider définitivement. C’est cela la vérité. ne nous laissons pas berner par tout ce qui sera dit et fait par la justice dans cette affaire.
Abdou Latif COULIBALY
La Gazette.sn
20 Aout 2010

7.Posté par ECLARAGE le 04/08/2013 15:41 | Alerter
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Modibo DIOP « gagé » samedi 22 janvier 2011 La Gazette.sn
23 janvier 2011, 01:38

C’est donc lui qui est tombé. L’ancien directeur général de l’Agence Sénégalaise d’Electrification rurale (ASER) a été déféré au parquet et mis en détention. L’arrestation d’un présumé coupable de détournement était attendue. Après l’ambassadeur des Etats-Unis dont le pays est allé jusqu’à brandir la menace d’une suspension du Millenium Challenge Account, le Délégué de la Commission européenne au Sénégal, Gilles Hervio, a confirmé la forte préoccupation des partenaires de coopération quant à l’ampleur de la corruption au Sénégal.
La suspension du MCA n’est pas coûteuse financièrement seulement bien que les caisses de l’Etat se vidant beaucoup plus rapidement qu’elles ne se remplissent, le régime n’a plus de marge de manœuvre pour investir dans des infrastructures oubliées hors de Dakar. 270 milliards de FCFA permettraient effectivement de doter les régions oubliées d’indispensables routes, entre autres.
Le pire, serait toutefois pour l’image. Le MCA sanctionne la bonne gouvernance d’abord. L’évaluation en est faite par des structures indépendantes du gouvernement américain que l’on ne peut guère influencer. En 2009, sur les cinq pays éligibles, la Jordanie, le Malawi, la Moldavie et les Philippines, seul le Sénégal a pu passer l’épreuve des 17 indicateurs. Mais l’élection n’est pas définitive. Le pays doit continuer à progresser. Les indicateurs verts doivent le demeurer et les autres, dans le cas du Sénégal, les dépenses publiques dans le secteur de la santé, le taux d’achèvement de l’enseignement primaire pour les filles, le droit foncier et l’accès aux terres doivent le devenir.
Manœuvres
Wade a multiplié les organismes de contrôle, pensant que ces manœuvres lui vaudraient quelques brevets de lutte contre la corruption. Las ! Ses nombreuses structures n’ont souvent aucun contenu, ne peuvent s’autosaisir et sont donc à la merci des désirs des princes, et les partenaires ont porté le fer ailleurs. Pas d’inutile débat sur les compétences et pouvoirs de ces nombreuses institutions. Simplement des faits : qu’est-il advenu des rapports des corps de contrôle, en particulier la Cour des comptes et l’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP) ? Qui a été poursuivi en justice ?
Les révélations de WikiLeaks affublant M. Karim Wade du sobriquet de « M. 10% » devenu « M. 15% » auxquelles Le Monde a consacré l’ouverture de sa page Une, ont à cet égard constitué un très rude coup. Une réaction était en conséquence attendue. Elle était devenue obligatoire même. Un gage de bonne gouvernance, de lutte effective contre la corruption devait être donné.

Ce ne sont pas les candidats qui manquaient. La moitié du gouvernement et des directeurs d’agence ont été épinglés par la Cour des comptes ou l’ARMP. Le choix est pourtant plus délicat qu’il n’y paraît. Le système wadien est bâti sur la corruption. Elle est systémique. Elle doit permettre à la fois d’alimenter la clientèle et de tenir tous les gestionnaires dans une logique pernicieuse. « Tous sont coupables, personne ne l’est en particulier ».
Sous ce rapport, il est bien évidemment très périlleux de remettre en question un des fondements du système. Cruel dilemme entre la nécessité de desserrer l’étau des bailleurs de fonds et de perpétuer un système qui a bien rempli sa fonction !
La parade apparemment trouvée est de consentir un sacrifice en conduisant à l’autel le moins emblématique du système ou encore le moins protégé par les parrains qui ne sont plus que deux, Wade et son fils et dans une moindre mesure, Mme Wade et de plus en plus Mlle Wade. Modibo Diop n’a apparemment pas le « bon oncle » ou la « bonne tante ». C’est la seule explication à sa disgrâce qui pourrait du reste, n’être que momentanée. Il n’a pas fait autrement, ni plus que tous les autres. Son sort dépend de la seule vigilance des bailleurs de fonds. Il est tellement important pour le système que l’impunité soit assurée à tous les gestionnaires, que Diop sera libéré dès que Wade aura estimé que le gage aura fait son effet.
Le fils Karim qui n’en rate jamais une a profité de l’occasion pour démontrer son incompétence et son peu de sens de la probité morale en politique. A l’occasion de la korité, il s’est autorisé une ballade chez Modibo Diop, alors même que l’enquête avait démarré. Le respect de la Justice devait le conduire à ne pas s’ingérer aussi bruyamment dans son cours en apportant sa caution par sa présence, à un membre de sa « génération de la dilapidation ».
Samboudian KANTÉ
La Gazette.sn

8.Posté par ECLARAGE le 04/08/2013 15:45 | Alerter
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DEBOIRES DE MODIBO DIOP
La convention de la disgrâce
mardi 24 août 2010

Au mois de mai dernier, nos confrères du quotidien l’Observateur révélaient la signature d’une convention de crédit de 9 milliards F CFA, depuis février 2010 entre la Senelec et Myna distribution technologies. C’est justement pour avoir refusé de donner sa caution à la signature de ce type de contrat irrégulier entre l’Aser et la même société que Modibo Diop a été limogé et court tout droit vers un mandat de dépôt.
Après son limogeage intervenu au lendemain du conseil des ministres du jeudi 10 juin 2010, l’ancien directeur de l’agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser), Modibo Diop est toujours sous les feux de la rampe. Des informations circulant à son encontre, révèlent que son passeport lui a été retiré et une interdiction de sortie du territoire national lui aurait été servie. Aussi avons-nous appris à la Gazette que le juge d’instruction du tribunal régional hors classe de Dakar qui l’a convoqué cette semaine, pourrait être amené à le placer sous mandat de dépôt.

La Gazette a par ailleurs appris, de sources sûres, que le sieur Modibo ne serait en vérité que la victime d’une opération de liquidation professionnelle et politique qui prend prétexte d’un découvert bancaire d’un montant d’un peu plus de deux milliards de francs cfa obtenu pour le compte de son agence alors qu’il la dirigeait encore. en réalité, la liquidation de Modibo Diop trouve son origine dans une situation plus complexe. Nous avons appris qu’en fin 2009, le ministère de l’energie a saisi le Dg de l’Aser pour lui intimer l’ordre de signer en faveur de la société Myna distribution technologies Sa (Mdt) un contrat de 9 milliards de fcfa par entente directe (gré à gré) afin que la société Myna puisse faire un emprunt de 9 milliards de fcfa sur le marché financier international afin que l’aser finance un projet d’électrification rurale dont Mdt serait le fournisseur. Niet catégorique de Modibo Diop qui pose sur la table sa volonté de respecter les procédures de passations des marchés par un appel d’offres public conformément au code des marchés publics. ne pouvant souffrir ce refus, le ministre de l’energie, Samuel Sarr révélant que l’ordre viendrait du président de la république l’assure de sa tombée en disgrâce prochaine. Voila l’unique et la véritable raison de la cabale dont l’ex directeur général de l’aser est l’objet et qui lui a valu sa descente aux enfers.

LE CONTRAT DE LA DISGRACE

Pour rappel, le Dg de la Senelec Seydina Kane et M. pape ali Guéye Dg de la société Myna distribution technologies ont paraphé, le 18 février 2010, une convention pour permettre à Myna distribution d’apporter à la Senelec un financement afin de mettre à sa disposition les équipements nécessaires à la réalisation de « son programme d’électrification rurale et d’extensions de réseaux pour les exercices 2010 et 2011 ».

Mais le plus surprenant dans cette affaire et qui a retenu l’attention dans ce contrat c’est l’inexistence d’un appel à concurrence pour la fourniture du matériel, ce qui constitue une violation flagrante du code des marchés publics. Dans ses détails, le contrat signé entre les deux sociétés indique également que, le financement du marché est assuré par la société HbSc france pour un montant de 9 milliards de fcfa. Autrement dit, Myna est allé négocier auprès de HbSc un crédit de 9 milliards qu’il met à la disposition de l’emprunteur la Senelec sous la forme de crédit acheteur. L’objet de la présente convention est de définir les dispositions par lesquelles Myna devra apporter le financement à l’emprunteur (la Senelec) pour mettre à la disposition de celui-ci les équipements nécessaires à la réalisation d’un programme d’électrification rurale et d’extensions de réseaux pour les exercices 2010 et 2011 initié par le ministère de l’energie et mis en oeuvre par la Senelec. on peut en outre constater dans le plan de financement, que le prêteur HbSc france assure le financement mais toutefois par une mobilisation de garanties apportées par la corporate et investement au luxembourg partenaire de Myna, sis au 66, rue carnot. Le crédit, d’un montant de 9 milliards Htva revolving sur 2 ans à compter de 2010 devrait servir à la fourniture de matériels destinés à Myna attributaire du marché.

UN CREDIT AU TAUX INVRAISEMBLABLE DE 0%

Parmi les autres bizarreries relevées dans ledit contrat, on note que les prix des matériels à fournir par Myna sont fixés sur la base d’une reconduction des prix des précédents marchés de 2007 issus d’appels d’offres, ceci sur toute la durée des deux exercices 2010 et 2011. Donc, il crève les yeux que le contrat scellé entre Myna distribution technologies Sa et Senelec est une entente directe (gré à gré). De la convention scindée en deux volets, il apparaît la fourniture de matériels pour un montant de 8 milliards Htva, au taux invraisemblable de zéro pour cent et la mise à la disposition de la Senelec de la somme d’un milliard par l’entreprise, montant qui devrait, dit-on, servir à couvrir les travaux de montage avec un taux d’intérêt de 6% l’an pris en charge par l’etat du Sénégal.

En plus, dans ce contrat, on peut également retenir que les frais bancaires au Sénégal et en dehors du Sénégal sont à la charge de l’entreprise, la Senelec sans oublier les frais d’enregistrement, droits, timbres, taxes, commissions et autres débours auxquels la présente convention donnerait lieu. Le remboursement du crédit devant commencer à partir du démarrage de la livraison du matériel au parc de Hann. Ce montage douteux du financement d’un programme d’électrification rurale soulève plusieurs questions : comment la société Myna distribution qui est le fournisseur du matériel peut elle négocier un crédit auprès de Hbsc france ? Et pourquoi l’aser qui est une société garantie par l’etat ne peut pas le faire ? Pourquoi préférer un intermédiaire et certainement le paiement de commissions et autres frais à un emprunt direct par la Senelec ? La Senelec n’est elle pas une société solvable ? pourquoi la Senelec s’immisce-t-elle dans les programmes l’électrification rurale alors que la tâche est dévolue à l’Aser ? Et enfin, comment la Senelec peut elle engager un marché alors qu’elle ne peut fournir une attestation de disponibilité de crédits un préalable obligatoire avant tout lancement d’appel d’offres ?

Mamby DIOuF

9.Posté par LOL le 04/08/2013 17:51 | Alerter
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PERSONNE N'EST DUPE... VOUS AVEZ QU'A CROIRE CE QUE VOUS VOULEZ NOUS ON SAIT LIRE.
PAS BESOIN DE COPIER COLLER DE VOS DOCUMENTS.
LE DEBAT EST CLOS

10.Posté par ECLARAGE le 04/08/2013 22:56 | Alerter
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LOL
Contre les invectives et les affirmations gratuites,ceci vous a cloué le bec,alors attendons le verdict de la cour le 17 Septembre.

11.Posté par ECLARAGE le 05/08/2013 01:16 | Alerter
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LES PARTISANS DE MODIBO DIOP RÉPONDENT A Me SAMBA BITEYE

UN PEU D'ÉLÉGANCE Me Samba BIETEYE,y'a rien de nouveau EN PUBLIANT LA PLANTE que vous aviez déposé en 2010.
Votre incompétence et votre ignorance de ce dossier ont été mis à nu lors du procès de Modibo Diop .Comme un aveugle,vous avez porté plainte sans preuves ni éléments solides et palpable.Vous l'aviez juste fait donner un coup de main à Samuel Sarr dans cette affaire.
Ayez la discrétion et l'élégance de vous taire en entendre le verdict de ce dossier.La justice ne peux être un terreau de la haine ,de l'incorrection,de la jalousie ,de la manipulation et de l’invective comme vous l'avez si bien manifesté lors de votre plaidoirie.
Vous défendez votre ami Samuel vous aurez bientôt du pain sur la planche avec tous les dossiers qui l'attendent au niveau de la justice.
Fraternellement et sans rancune.

LA C.A.M ( Convergence Autour de Modibo Diop )

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