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Trafic d’armes : un Iranien dans la galère

Rédigé par (Plus d'informations demain sur leral .net) le 15 Février 2011 à 13:30 | Lu 818 fois

Un Iranien, membre des Gardiens de la révolution, est accusé d’importation illégale d’armes par la justice nigériane dans l’affaire de la cargaison à destination de la Gambie.


Trafic d’armes : un Iranien dans la galère
Le 31 janvier, un tribunal d’Abuja a accédé à la requête du procureur Moses Idakwo en annulant les accusations d’importation illégale d’armes qui pesaient sur Azim Aghajani. Mais la remise en liberté de l’homme d’affaires iranien aura été très provisoire  : dans la foulée, Idakwo a annoncé avoir déposé contre lui une plainte identique devant une juridiction de Lagos, à quelque 500 km d’Abuja. Plus pratique, selon le magistrat.

Explications. Les autorités nigérianes suspectent Aghajani d’avoir organisé le transport, depuis le port de Bandar Abbas (Iran), de treize conteneurs remplis d’armes, notamment des lance-roquettes et des grenades. Saisis à la fin d’octobre dernier dans le port d’Apapa, à Lagos, ils étaient destinés à la Gambie, selon l’affréteur du navire, le français CMA CGM, qui a précisé que la cargaison était enregistrée sous la mention « paquets de laine de verre et palettes de pierre ». Quatre personnes ont été arrêtées  : Aghajani (qui est membre des Gardiens de la révolution, bras idéologique du régime iranien), ainsi que trois Nigérians. Les accusations contre deux de ces derniers ont été retirées le 31 janvier, date prévue pour l’ouverture du procès. Aghajani et son coaccusé nigérian, eux, seront jugés à Lagos. Pour le procureur, cette délocalisation permettra à la cour de se rendre facilement sur les lieux où sont stockées les armes.

Lorsqu’elle a éclaté, l’affaire a provoqué bien des remous. Banjul avait rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran. Et, se sentant menacé par un arrivage d’armes chez son voisin gambien, le Sénégal avait dépêché son ministre des Affaires étrangères à Lagos. Le 18 janvier, des experts des Nations unies sont arrivés au Nigeria pour inspecter la cargaison. Les sanctions qui pèsent contre l’Iran lui interdisent notamment d’exporter des armes.

Source : Jeuneafrique.com


1.Posté par astou le 16/02/2011 13:48 | Alerter
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L’Iran admet : les armes étaient destinées à la Gambie - Deux cargaisons avaient déjà été livrées à Kanilaï

La République d’Iran a formellement admis en début de semaine, devant les instances de l’Onu et les autorités nigérianes, suite à une plainte du Nigeria, que les containers d’armements saisis à Lagos étaient bien destinés à la Gambie.

Ces cargaisons d’armes, dispersés dans 13 containers, comprenaient des mortiers 107 mm, des roquettes pour attaquer des cibles statiques et soutenir l’infanterie au sol, des obus et des missiles antiaériens, cachés dans des conteneurs et déclarés sous de prétendus matériels de construction destinés aux fermes de Kanilaï, une société contrôlée par le président Jammeh. « Les autorités du Nigeria nous ont interpellé sur la question des armements et nous leur avons dit que ces armes n’étaient pas destinées au Nigeria, mais à la Gambie », a déclaré Hussein Abdoullahi, ambassadeur de l’Iran au Nigeria.

L’Etat Nigérian avait identifié ces cargaisons suite à un signalement des américains et porté plainte contre deux membres de la Garde révolutionnaire iranienne et un homme d’affaires nigérian, Ali Usman Abbas Jega.

L’iran, selon les termes d’une résolution de l’Onu datée de 2007, n’a pas le droit de vendre des armes à un pays tiers. La détermination des Nigérians à porter cette affaire au clair contraste avec le silence des sénégalais, après que Dakar a rappelé son ambassadeur à Téhéran pour consultation. Ce que viennent de confirmer les autorités iraniennes, c’est que deux cargaisons semblables à ceux qui ont été saisis ont déjà transité vers la Gambie.

Les autorités sénégalaises craignaient que ces armes tombent dans les mains des rebelles du Mfdc, dont la puissance de feu inquiète maintenant l’état-major de l’armée sénégalaise. Depuis que Téhéran est venue avec un fonds d’un milliard, Dakar a oublié ses exigences et a tout de suite redéployé son ambassadeur à Téhéran.
Auteur: Souleymane Jules Diop

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