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Trafic de bois sur fond de corruption : Le chef de poste de Keur Ayib tombe

Chef du poste de contrôle de Keur Ayib, l’agent forestier Coly est mis sous mandat de dépôt par le juge d’instruction de Fatick, pour "corruption passive". Selon les sources de nos confrères du quotidien Wal Fadjri, cet emprisonnement d’un militaire, par une juridiction civile, est perçu comme une "détention arbitraire", au regard du Code de justice militaire.


Rédigé par leral.net le Jeudi 3 Décembre 2015 à 14:30 | | 0 commentaire(s)|

Les faits se sont déroulés, il y a de cela une semaine lorsqu’il était de garde. Selon les informations de Wal fadjri, un camion qui transportait du bois est passé dans son secteur et il a procédé aux vérifications d’usage. Histoire de voir s’il ne s’agissait pas d’un cas de trafic de bois, et si le conducteur disposait, en même temps, d’une autorisation. Mais l’agent Coly a laissé passer le camion en estimant qu’il avait une autorisation légale. C’est-à-dire un "permis d’exploiter en bonne et due forme".
Seulement voilà : lorsque le camion roula jusqu’à hauteur de Gossas, il fut arrêté par la Gendarmerie territoriale qui a estimé que "le conducteur n’était pas en règle". Ainsi, le chauffeur fut arrêté et mis à la disposition de la Justice. C’est dans ces circonstances que le juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Fatick, qui a hérité du dossier, saisi par le procureur de cette région d’un « réquisitoire introductif », va placer l’agent forestier sous mandat de dépôt, pour le délit de « corruption passive ». L’agent Coly séjourne, depuis le jeudi, à la Maison d’arrêt et de correction de Fatick.
Mais cet emprisonnement est source de grincement de dents car, dit-on, n’ayant pas respecté les dispositions de la loi. En effet, en ses articles 27 et suivants, le Code de justice militaire dispose que « les infractions d’ordre militaire commises dans le cadre du service dans les casernes et dans les établissements militaires sont justiciables devant les juridictions ordinaires formation spéciale (Tribunal militaire, Ndlr) et les corps paramilitaires, si leur statut le prévoit ». Les sources de Wal Fadjri parlent de « détention arbitraire » en ce sens que la loi lui (le juge d’instruction de Fatick) interdit de connaitre de cette affaire, puisque le statut des agents des Eaux et forêts et ceux des parcs nationaux renvoie devant le Tribunal militaire pour les infractions d’ordre militaire, commises dans le cadre du service. Les investigations judiciaires se poursuivent.






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