leral.net | S'informer en temps réel

Tragique mésaventure pour Baye Diop : Pour une banale histoire de cigarette, il a été brûlé à l’acide sulfurique…

Pour une banale histoire de cigarette, Mohamed Baba Diop a été brûlé à l’acide sulfurique par un inconnu avec qui il s’était bagarré. Il a été complètement défiguré. (Voir photo).


Rédigé par leral.net le Mercredi 17 Juin 2015 à 12:17 | | 2 commentaire(s)|

Tragique mésaventure pour Baye Diop : Pour une banale histoire de cigarette, il a été brûlé à l’acide sulfurique…
"Je suis comme ça parce que quelqu’un m’a versé de l’acide. C’est une personne avec qui je me bagarrais qui m’a mis dans cet état. Je ne connais pas son nom. Je suis apprenti chauffeur et le jour des faits, le 26 mai 2015, j’étais à l’arrêt Diamalaye. La personne en question est venue me trouver pour me dire qu’elle a besoin de cigarette et je lui ai indiqué le commerce d’à côté. Mais l’homme a insisté et a fini par m’énerver. Je lui ai alors demandé d’un ton ferme, de me foutre la paix. Un échange de propos aigres-doux s’est ensuivi, puis une bagarre au cours de laquelle j’ai pris le dessus sur lui. Je l'ai copieusement tabassé. On nous a séparés et il est parti. J’ai cru que les choses allaient en rester là. J’avais même oublié m’être bagarré. Seulement lui ruminait une vengeance (…).

J’ai par la suite quitté mon lieu de travail, en compagnie d’un ami, pour rentrer chez moi à Yarakh. Il faisait nuit. Arrivé à hauteur de la station-service de l’Ecole Dior (Parcelles Assainies), il me rejoint pour me défier à nouveau. Je l’ai suivi et, dans le noir, il m’a versé de l’acide sulfurique sur le corps. J’ai vu de la fumée blanche se dégager de mon corps. J’avais le corps en feu. J’ai senti une douleur atroce. J’ai voulu riposter, mais j’en étais incapable. L’acide m’avait atteint aux yeux que je peinais à ouvrir. J’ai crié de toutes mes forces. J’avais très mal. Trop mal. C’est une bonne volonté, qui était dans les parages, qui m’a acheminé à la caserne des sapeurs-pompiers des Parcelles Assainies. Et ce sont les soldats du feu qui m’ont transporté à l’Hôpital général de Grand-Yoff. Je suis resté une semaine là-bas avant que le médecin traitant ne décide de ma sortie. Je ne peux que m’asseoir et cette position me fait mal aux côtés. Je ne peux pas m’allonger. C’est très dur. Je n’arrive même plus à me soulager", raconte-t-il dans les colonnes de L’Observateur.






Hebergeur d'image





Hebergeur d'image