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Traite et trafic de migrants La famille judiciaire veut endiguer le phénomène


Rédigé par leral.net le Jeudi 11 Mai 2017 à 12:23 | | 0 commentaire(s)|

La traite des personnes constitue l’une des activités économiques les plus lucratives, à côté du trafic illicite de drogue et d’armes. Elle fait des émules et préoccupe la famille judiciaire du Sénégal.

‘’La poursuite des auteurs de traite et des trafiquants de migrants et la protection des victimes’’, tel  est le terme de l’atelier qui réunit, pendant quatre jours, des procureurs, des présidents de tribunaux de grandes instances et des juges d’instruction. Ceci, dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de lutte contre la traite des personnes.

En effet, la traite des personnes constitue l’une des activités économiques les plus lucratives et plus importantes, à côté du trafic illicite de drogue et d’armes. Elle constitue également une violation grave des droits inhérents à la dignité de la personne. En termes de migration, durant l’année 2016, 387 739 personnes ont perdu la vie. De ce fait, cette traite reste réel un défi, un obstacle au développement et à l’état de droit pour l’ensemble des Etats, en particulier ceux d’Afrique de l’Ouest.

Au Sénégal, la loi n° 2005-06 a été votée le 10 mai 2005 afin de lutter contre la traite des personnes.
Selon Moustapha Ka, magistrat de formation et consultant en traite des personnes et trafic illicite de migrants, « le Sénégal fait partie des premiers pays de l’Afrique de l’Ouest à disposer d’une loi sur la traite des personnes et le trafic illicite de migrants.

Cette loi prévoit et réprime tous ceux qui commettent des infractions de traite des personnes. La traite des personnes, c’est le fait d’exploiter une personne et de tirer profit de son travail, soit dans la prostitution ou la mendicité. Et les personnes les plu vulnérables sont les enfants talibés et les femmes
».

En effet, les enfants victimes de traite sont âgés de 7 à 17 ans et sont originaires pour la plupart du milieu rural et des pays limitrophes, tel que le Mali, la Guinée et la Guinée-Bissau.

Le diagnostic a révélé que le dispositif relatif à la traite est peu appliqué. Pis, les techniques de contrôle d’investigations des cas sont faiblement utilisées, en raison du déficit de formation initial. Ainsi pour endiguer ce phénomène, il est nécessaire de réunir les auxiliaires de justice afin d’harmoniser l’action judiciaire dans la détection et la répression des cas de traite et trafic de personnes.

« Nous constatons que le phénomène est là, dans les maisons, dans les rues. L’exploitation et la maltraitance des enfants et des femmes continuent, malgré l’existence de la loi. Quelles sont les difficultés qui expliquent que la loi n’est pas suffisamment appliquée ? Donc, nous avons réuni les acteurs judiciaires pour poser le débat dans un cadre de concertation sur les moyens à déployer pour que la lutte devienne plus efficace », a expliqué Moustapha Ka.

Enquête


 








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